Coussin berlinois

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Coussin berlinois en béton

Un coussin berlinois est un dispositif destiné à ralentir la vitesse des automobiles sans gêner les autres usagers de la chaussée. Pour cela, il est suffisamment étroit, pour permettre aux cyclistes de passer à droite et aux autobus de passer par-dessus sans le toucher avec leurs roues, mais suffisamment large pour que les voitures doivent au moins faire passer une roue dessus.

Les coussins berlinois sont notamment utilisés pour faire respecter les zones 30.

On les appelle « berlinois » car ils ont été expérimentés pour la première fois à Berlin, ville qui a classé près de 70 % de ses voies en zone 30.

Efficacité du coussin berlinois[modifier | modifier le code]

La vitesse est reconnue comme un des facteurs principaux d’accidents en agglomération. Le coussin berlinois est donc un dispositif s’attaquant directement à ce facteur.

Une étude du département d’étude des transports menée au début des années 2000 montre que la réduction de la vitesse en agglomération via la mise en place de zones 30 permet de diminuer de près de 50 % le nombre d’accidents en ville.

De nombreuses collectivités ont donc mis en place différents dispositifs de ralentissement comme les dos d’âne ou les coussins berlinois à la suite de cette étude.

Homologation en France et mise en œuvre[modifier | modifier le code]

Le décret no 94-447 du 27 mai 1994 (NOR EQUS9400480D) décrit de façon précise les normes à respecter pour certains dispositifs de type ralentisseur. La norme NF P98-300 du 16 mai 1994 s'y rapporte également.

Il existe un livre précis sur l'implantation des coussins, édité par le CERTU, le guide des coussins et plateaux[1].

Difficultés[modifier | modifier le code]

Il existe des avantages certains à mettre en œuvres ce type de dispositif. Le premier de ceux-ci est son coût peu élevé en comparaison à d’autres dispositifs de gestion du trafic. Notamment, les frais de maintenance du coussin berlinois sont quasi inexistants, ce qui fait de ce dernier un dispositif des plus économiques.

Coussin berlinois en caoutchouc vulcanisé.

Toutefois, leur installation ne doit pas oublier le respect des réglementations. Par exemple, les dispositifs de type « coussin berlinois » en caoutchouc vulcanisé ne figurent pas dans le décret sus-mentionné. Le faible coefficient d'adhérence des coussins berlinois en matière plastique et les défauts de cohérence avec la chaussée du système de fixation par vis les rendent même non conformes à cette norme. Le Ministre chargé des transports a répondu à une question posée à l'Assemblée nationale[2], établissant que les coussins berlinois et autres types de ralentisseurs en caoutchouc vulcanisé ne sont pas homologués.

Certains fabricants[Qui ?] utilisent également l'argument environnemental. Ainsi, leur fabrication peut intégrer du caoutchouc recyclé, provenant de pneumatiques usagés. Ainsi, cet argument ne doit pas venir occulter l'interdiction en France des produits en caoutchouc vulcanisé non conformes à la norme précitée[2].

Autre point, le dispositif est dénoncé par les motards comme dangereux, surtout lorsqu'il s'agit de dispositifs non homologués ou mal mis en œuvre[3]. Le Gouvernement a ainsi répété qu'il en allait de la responsabilité pénale personnelle du gestionnaire de voirie responsable de la mise en place et de l'entretien de ces dispositifs ralentisseurs en cas de problème ou de non-conformité[4].

Les dispositifs en béton désactivé sont également décriés[3], ayant apparemment un coefficient de frottement trop important, cette fois-ci[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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