Courtilière

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Aide à la lecture d'une taxobox Courtilière
 Gryllotalpa gryllotalpa - Muséum de Toulouse
Gryllotalpa gryllotalpa - Muséum de Toulouse
Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Super-classe Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Ordre Orthoptera
Sous-ordre Ensifera
Infra-ordre Gryllidea
Super-famille Grylloidea
Famille Gryllotalpidae
Sous-famille Gryllotalpinae
Nom binominal
Gryllotalpa gryllotalpa
(Linnaeus, 1758)

Près d'un siècle avant la rédaction de l'Histoire des Plantes de Théophraste, le poète comique grec Strattis[1] parle déjà des courtilières, de prasocourides, à propos des laitues et des dégâts commis dans les jardins potagers. Connue des Grecs depuis l'Antiquité, même si personne n'a jusqu'à ce jour pu définir ce que Théophraste puis Aristote appellent Prasocourides Πραξσκουρίδης[2]. Le botaniste Jacques Daléchamps les a sans aucun doute reconnues dans ce mot[3]. La courtilière, taupe-grillon ou encore serpillière[4], est un gros insecte fouisseur, de l'ordre des orthoptères, qui cause des dégâts sur les jeunes plantes dont il sectionne la racine. L'insecte ne contourne pas les obstacles végétaux, il préfère les découper. En français de courtilière dérive de courtil, petit jardin en ancien français.

Sommaire

[modifier] Distribution

Elle se rencontre en Europe, Afrique du Nord et en Asie occidentale.

[modifier] Description

Détail de la patte fouisseuse gauche

L'insecte adulte mesure environ 5 cm de long. Le corps massif, robuste, est duveteux, brun dessus, plus clair, roussâtre, dessous. La tête porte des pièces buccales broyeuses puissantes, deux antennes longues et deux yeux noirs.
Le prothorax, globuleux est épais et résistant. Les pattes antérieures, fortes, sont adaptées au fouissage. Les ailes développées, transparentes, dépassent l'abdomen au repos. Elles permettent à l'insecte de voler, malgré sa conformation particulière. L'abdomen, formé de 10 segments, porte deux appendices, ou cerques, effilés. Les élytres assez courts n'ont qu'un rôle protecteur.

[modifier] Biologie

La courtillière vit dans les sols meubles, légers et frais : jardins, pépinières, prairies. Elle a un régime alimentaire omnivore, s'attaquant aux racines et tubercules, mais dévorant aussi vers de terre et larves diverses du sol.

Son mode de vie nocturne la rend très discrète.

Le cycle de reproduction dure deux ans. La femelle pond 200 à 300 œufs dans une galerie profonde (20 à 40 cm). Les jeunes, qui ont le même aspect que les adultes, mais n'ont pas d'ailes, subissent deux mues avant l'hibernation. Vers le mois d'avril, l'année suivantes, les larves reprennent leur activité et deviennent adultes après trois mues encore. Les adultes se reproduisent au printemps suivant.

[modifier] Régime alimentaire

Les courtilières sont omnivores, se nourrissant de larves, de vers, de racines et d'herbes.

[modifier] Etat des populations

La courtilière semble s'être raréfiée dans les jardins de nombreuses régions[réf. nécessaire].

[modifier] Prédateurs naturels

Les prédateurs communs des courtilières se comptent parmi les oiseaux, rats, renards. Aux États-Unis, on peut ajouter à cette liste les putois, tatous et ratons-laveurs. En Asie, elles sont parfois utilisées frites comme nourriture (voir entomophagie), et sont plutôt considérées comme délicieuses.

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes

  1. Cité par Athénée, II, 69 a
  2. On soupçonne l'insecte d'être une courtilière
  3. Car on trouve dans ses Annotat Ionàs la version d'Athénée (Lyon, 1612)
  4. TLFI, Serpe, remarque 2.

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