Courbillac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Courbillac
La mairie de Courbillac
La mairie de Courbillac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Rouillac
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Gilles Ripoche
2014-2020
Code postal 16200
Code commune 16109
Démographie
Gentilé Courbillacais
Population
municipale
685 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 07″ N 0° 10′ 46″ O / 45.7686, -0.179445° 46′ 07″ Nord 0° 10′ 46″ Ouest / 45.7686, -0.1794  
Altitude Min. 25 m – Max. 70 m
Superficie 11,83 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de Charente
City locator 14.svg
Courbillac

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de Charente
City locator 14.svg
Courbillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Courbillac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Courbillac
Liens
Site web www.courbillac.com

Courbillac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes) formée des deux anciennes paroisses de Courbillac et d'Herpes.

Ses habitants sont les Courbillacais et les Courbillacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Courbillac est une commune située à l'ouest du département de la Charente, limitrophe de la Charente-Maritime. C'est la plus occidentale des communes du canton de Rouillac.

Elle est à 9 km à l'ouest de Rouillac, 10 km au nord de Jarnac, 14 km au nord-est de Cognac et 29 km d'Angoulême[2].

À l'écart des grandes routes, la commune de Courbillac est traversée du sud au nord par la D.1, de Sigogne à Neuvicq-le-Château[3].

Le bourg de Courbillac est situé dans une large plaine traversée par le Tourtrat.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le village d'Herpes est situé sur une hauteur, à deux kilomètres au nord du bourg. Il s'est créé à proximité du croisement de deux voies antiques, celle allant de Brioux-sur-Boutonne à Jarnac qui croisait au sud la voie romaine d'Agrippa de Saintes à Lyon.

Le hameau du Bourg des Dames est situé sur la route de Sigogne à Neuvicq; son nom vient de ce qu'il était une ancienne dépendance d'un couvent de femmes.

On peut encore citer : Petit Beauvais, sur le Tourtrat, et le Souterrain[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courbillac
Macqueville
(Charente-Maritime)
Neuvicq-le-Château
(Charente-Maritime)
Houlette Courbillac Mareuil
Sigogne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe une plaine calcaire datant du Portlandien (Jurassique supérieur). Dans une grande moitié à l'ouest du Tourtrat, débute la plaine du Pays Bas, ancienne zone lagunaire du Purbeckien (fin du Jurassique), plus riche en gypse et en argile. La vallée du Tourtrat est occupée par des alluvions du Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'une plaine légèrement inclinée vers le sud-ouest, avec de légères hauteurs au nord-ouest et à l'est. La vallée du Tourtrat qui traverse la commune du nord au sud est faiblement marquée.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 70 m, situé sur la limite orientale. Le point le plus bas est à 25 m, situé sur la limite occidentale. Le bourg est à environ 40 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Un ruisseau relativement long mais à sec en été, le Tourtrat, qui rejoint la Soloire, affluent de la Charente, à Nercillac, traverse la commune. Ce ruisseau est formé par la réunion de trois sources principales : celle qui sort du Gouffre de Neuvicq, en Charente-Maritime, rejoint, avant d'entrer en Charente, la Garonne de Sonneville, qui vient du hameau du Petit Bordeaux, et se grossit un peu plus bas de la Fontaine de Mareuil.

Quelques sources sont situées dans la commune : la fontaine à Brisson, la fontaine des Pierrières, la fontaine Rouillouse, la fontaine Carrée[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une forme ancienne est Corbilhaco au XIVe siècle[7],[Note 1].

L'origine du nom de Courbillac remonterait à un personnage gallo-romain Corbellius, Corbelius ou Corbius, issu de Corbus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Corbilliacum, ou « domaine de Corbellius »[8],[Note 2].

Le nom Herpes est vraisemblablement d'origine germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 416, Patrice Constance promet des terres aux Wisigoths qui s'établissent en Aquitaine, en partie dans le territoire des Santons.

D'où la création du village d'Herpes sur une voie antique allant de Brioux-sur-Boutonne à Jarnac qui croisait la voie romaine Agrippa de Saintes à Lyon, dite Chemin chaussé ou chemin des Romains, située à 3 km au sud. Ils sont chrétiens mais ariens. On leur doit le baptistère octogonal. Le cimetière mérovingien atteste de la présence de guerriers francs, arrivés au VIe siècle et remplaçant les Wisigoths dans toute l'Aquitaine.

La commune de Courbillac formait autrefois deux paroisses : Courbillac et Herpes. Sur la paroisse de Courbillac se trouvaient le fief de la Vallade, et une partie importante du fief de la Courade. Ces deux fiefs appartenaient à la famille Horric de la Courade.

Une autre seigneurie, située dans la paroisse de Courbillac, était celle de Pont d'Herpes, qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, appartenait à une famille Laisné, de la robe de Cognac, anoblie par lettres patentes de novembre 1491. Cet anoblissement concernait Jean Laisné, juge-prévôt d'Angoulême, et son frère Jacques Laisné, juge-prévôt royal de Cognac et Merpins, tous deux fils de Guillaume Laisné, juge-prévôt de Cognac et Merpins, et de Sibille Boutaud. Cette famille est aujourd'hui éteinte.

En 1692, la paroisse d'Herpes constituait une seigneurie, membre de celle de Neuvicq, avec droits de haute, moyenne et basse justice, comprenant une métairie et des prés, avec des cens, rentes et agriers. Elle relevait de la baronnie de Thors, en Saintonge, qui, à cette époque, était possédée par le marquis de Pons[9].

L'état des paroisses de 1686 nous informe que le marquis de Montespan est « à présent » le seigneur de la paroisse d'Herpes de 37 feux dont la terre ne produit que peu de grains et de vin[10].

Après la Révolution, Herpes a été commune à part entière avant d'être rattaché à Courbillac en 1837.

En 1886, Philippe Delamain, négociant à Jarnac, fouilla à Herpes, pour son compte personnel, un cimetière de l'époque franque du VIe siècle. Il y trouva une exceptionnelle collection d'armes, fibules, bijoux, vases datant de cette époque où les Francs s'étaient installés à Herpes. Cette collection a malheureusement été dispersée. Une partie se trouve au British Museum à Londres[11].

Administration[modifier | modifier le code]

La commune de Courbillac a été créée en 1793 dans le canton de Rouillac et l'arrondissement d'Angoulême puis est passée dans l'arrondissement de Rouillac en 1801, et a absorbé Herpes en 1845.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Francis Vincent    
2008 2014 Bernard Cote SE Viticulteur retraité
2014 en cours Gilles Ripoche[12]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le 1er janvier 2008, Courbillac passe de l'arrondissement d'Angoulême à l'arrondissement de Cognac[13].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 23,04 % sur le bâti, 52,84 % sur le non bâti, et 11,41 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 685 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
535 613 598 612 680 920 950 965 990
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 034 961 946 884 814 761 706 689 691
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
653 640 528 553 518 516 457 423 411
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
400 426 456 473 502 551 685 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Courbillac en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,7 
5,7 
75 à 89 ans
5,9 
15,3 
60 à 74 ans
16,0 
21,6 
45 à 59 ans
17,7 
24,2 
30 à 44 ans
23,3 
13,5 
15 à 29 ans
14,8 
19,3 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Courbillac absorbe Herpes en 1845[14].

  • Herpes
Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831
267 248 282 285 264


Courbillac et Herpes puis les deux communes réunies ont fait preuve d'une grande stabilité démographique jusqu'au dernier quart du XIXe siècle. La perte de population a duré jusqu'aux années 1960 avec un minimum à moins de 400 habitants soit 39 % de sa population maximale en 1861. Mais depuis la commune a inversé cette tendance et voit sa population augmenter à nouveau constamment.

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La poste

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Courbillac et Mareuil. Courbillac accueille l'école élémentaire et Mareuil l'école primaire[18].

Culte Catholique[modifier | modifier le code]

Courbillac est rattaché à la paroisse de Sigogne[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église d'Herpes dont le baptistère est du VIe siècle.
  • Le cimetière des Francs d'Herpes.
  • L'église paroissiale de Courbillac.
Église de Courbillac
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

De l'ancien logis des Courades il ne reste qu'une tour coiffée d'un toit conique, la seule restant des cinq mentionnées comme existant à l'origine Le logis est plus récent que la tour[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On reconnaît la graphie occitane. Avant les repeuplements du XVe siècle suite aux ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc.
  2. Comme Courbiac, en Lot-et-Garonne.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 14 juillet 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Matha », sur Infoterre,‎ 1986 (consulté le 20 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 131
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 219
  9. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 146-147
  10. Histoire passion
  11. Trésor du cimetière des Francs d'Herpes
  12. http://rouillac.blogs.charentelibre.fr/archive/2014/03/02/courbillac-la-liste-de-gilles-ripoche-est-connue-180717.html
  13. Code Officiel Géographique-Modifications des communes de la Charente
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  16. « Evolution et structure de la population à Courbillac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  18. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  19. Paroisse de Sigogne
  20. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8), p. 195

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]