Cour-Cheverny

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Cour-Cheverny est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.

Le territoire de la commune s'étend sur l'aire naturelle du Val de Loire ainsi que sur celle de la Sologne.

Cour-Cheverny
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Contres
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois
Maire
Mandat
Yves Antier
2008-2014
Code postal 41700
Code commune 41067
Démographie
Gentilé Courchois
Population
municipale
2 703 hab. (2009)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 37″ N 1° 27′ 25″ E / 47.5102777778, 1.4569444444447° 30′ 37″ Nord
       1° 27′ 25″ Est
/ 47.5102777778, 1.45694444444
  
Altitude Min. 73 m — Max. 118 m
Superficie 29,8 km2
Localisation

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Cour-Cheverny

Les habitants s'appellent les Courchois

Sommaire

Histoire [modifier]

L'origine du nom de Cour-Cheverny (ou Cour Cheverny) se trouve dans le latin vulgaire (populaire) curtis, signifiant ferme. Le village aurait ainsi été une importante propriété terrienne rattachée à Cheverny. Le village a aussi été appelé Cour-en-Sologne jusqu'au XIXe siècle.

L'église est mentionnée en 1145 sous la dépendance de l'abbaye de Bourgmoyen. Elle relevait jadis du diocèse de Chartres. C'est une curtis, ferme, voisine du petit centre urbain de Cheverny, important dès le VIe siècle.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Cour-Cheverny[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Lieux et monuments [modifier]

  • Château de Sérigny, la Sistière, Beaumont, Chantreuil, les Murblins, la Taurie.
  • La Borde est une clinique psychiatrique réputée pratiquant la psychothérapie institutionnelle
  • Église Saint-Aignan XIIe siècle, remaniée XVIe et XVIIe siècles : nef de trois travées, deux bas-côtés, abside semi-circulaire, arcades en tiers-point, voûtes d'ogives avec clef 1609, portail occidental XIIe siècle, haute flèche de charpente sur le clocher central.
  • Chapelle de Sérigny.
  • Oratoire de la Boide.
  • Vallée du Conon.
  • Le Beuvron. est un affluent de la Loire, long d'environ 115 km qui se jette dans la Loire à Candé-sur-Beuvron.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2008 Bernard Billot    
mars 2008   Yves Antier    

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D’après le recensement Insee de 2007, Cour-Cheverny compte 2 654 habitants (soit une augmentation de 4 % par rapport à 1999). La commune occupe le 3 794e rang au niveau national, alors qu'elle était au 3 658e en 1999, et le 20e au niveau départemental sur 291 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Cour-Cheverny depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 2 654 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 424 1 780 1 780 1 739 1 734 1 734 1 897 2 194 2 250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 260 2 328 2 432 2 321 2 282 2 369 2 379 2 338 2 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 222 2 233 2 241 2 026 1 860 1 645 1 768 1 803 1 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
1 713 1 724 1 863 2 130 2 347 2 555 2 591 2 654 -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[5], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[6],[7]

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 24,6 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 12,6 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 34,6 %).
Pyramide des âges à Cour-Cheverny en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
4,3 
8,4 
75 à 89 ans
12,3 
15,2 
60 à 74 ans
18,0 
22,9 
45 à 59 ans
22,4 
22,1 
30 à 44 ans
19,0 
13,1 
15 à 29 ans
11,4 
17,3 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie [modifier]

Agriculture [modifier]

Vin

L'AOC Cour Cheverny a été reconnue en 1997[10]. Géographiquement, elle couvre la commune de Cour-Cheverny ainsi que 10 autres communes environnantes. Le cépage unique est le Romorantin à partir duquel est produit un vin blanc sec.

L'AOC Cheverny, reconnue elle aussi en 1997[11] couvre une zone plus large, englobant notamment la commune de Cour-Cheverny. Sous cette appellation sont produits des vins blancs secs (cépage principal Sauvignon) ainsi que des vins rouges et rosés (cépage principal Gamay).

Principaux vignerons
  • Domaine des Huards (Jocelyne et Michel Gendrier): 34 hectares de vignes conduites en culture biodynamique
  • Le Domaine de la Plante d'Or (Philippe Loquineau) : 15 hectares de vignes, cuvée La Salamandre [1]
  • Domaine de la Champinière (Alain Chery): 14 hectares de vignes
  • Domaine Dronne (Catherine et Renaud Dronne): 13,5 Hectares de vignes
  • Domaine de la Désoucherie (Christian et Fabien Tessier): 25 hectares de vignes
  • Clos de l'Aumonière (Gérard Givierge)
  • La charmoise (Jacky et Laurent Pasquier)
  • La Closerie de Bournigal (Étienne Morin) : 3 hectares de vignes [2]
Caves
  • Clos de l'atelier
  • L'épicourchois: Luc Percher.

Services [modifier]

La ferme de la Gaudinière est un gîte qui comporte des chambres d'hôtes. Elle est située au lieu dit La Gaudinière, qui tient son nom de la Gaude, la plante jadis utilisée pour son pouvoir colorant "jaune".

Il y a également trois hôtels

La maison de retraite La Favorite est la structure employant le plus de personnes sur la commune.

Vie locale [modifier]

  • Marché hebdomadaire : mardi.
  • Fêtes :
    • patronale : lundi de Pentecôte ;
    • communale : Pâques, dimanche après le 15 août.

Manifestations [modifier]

Outre les fêtes nationales, Cour-Cheverny tient annuellement des fêtes locales, parmi lesquelles :

  • la Saint Vincent, fête des vignerons, le 22 janvier
  • la fête du pain, la première fin de semaine de juillet
  • la foire à la brocante, la première fin de semaine d'août
  • la Sainte Cécile, fête des musiciens, le 22 novembre.
  • le festival francophone du Théâtre amateur : Coté cour Coté Loire (5e édition en 2012)[12]

Clubs de loisirs [modifier]

  • Aéromodélisme
  • Musique (la lyre de Cour-Cheverny, Cheverny)
  • Tir au pistolet et carabine
  • Randonnées pédestres
  • Pétanque

Sports [modifier]

Le cyclisme et le VTT se pratiquent dans l’association « Entre bruyères et roseaux ».

  • Gymnastique volontaire
  • Football
  • Tennis
  • Tennis de table
  • Basket
  • Badminton

L’Étoile sportive de Cour-Cheverny et Cheverny (ESCCC) est une association omnisports qui regroupe 10 sections (la gymnastique pour bébés, le badminton, le basket, l’école de danse, le football, le judo, la pétanque, le tennis de table, le tir, le vélo (VBR).

Le gymnase construit dans la décennie passée sert aux activités intérieures.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes [modifier]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 9 octobre 2010
  6. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 9 octobre 2010
  7. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 9 octobre 2010
  8. Évolution et structure de la population à Cour-Cheverny en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 9 octobre 2010
  9. Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 9 octobre 2010
  10. INAO : Textes Consolides
  11. INAO : Textes Consolides
  12. Site du festival francophone du Théâtre amateur
  13. Gérald Schurr, 1820-1920, les petits maîtres de la peinture: valeur de demain, Volume 7, Éditions de l'Amateur, 1989, p.144. sur books.google.fr
  14. « Pierre Gabelle », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]