Coupe d'Europe de rugby à XV

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Coupe d'Europe de rugby à XV

Description de l'image  ERCC1.jpg.
Généralités
Sport rugby à XV
Création 1995
Organisateur(s) European Rugby Cup (2000-2014)
European Professional Club Rugby (depuis 2014)
Périodicité annuelle
Nations Europe
Participants 24 équipes (de 1999 à 2014)
20 équipes (depuis 2014)
Statut des participants professionnel
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France RC Toulon (2)
Plus titré(s) Drapeau : France Stade toulousain (4)
Meilleur marqueur Drapeau : France Vincent Clerc (35 essais)[1]
Meilleur réalisateur Drapeau : Irlande Ronan O'Gara (1 365 pts)[1]
Plus d'apparitions Drapeau : Irlande Ronan O'Gara (110 matchs)[1]
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition à venir voir :
ERCC1 2014-2015

La Coupe d'Europe de rugby à XV (Coupe Heineken ou H Cup jusqu'en 2014) est la plus importante compétition de rugby à XV interclubs disputée en Europe chaque année par des équipes d'Angleterre, d'Écosse, de France, d'Irlande, d'Italie et du pays de Galles. La Roumanie pour sa part n'a disputé que la première édition. La compétition est organisée par l'European Rugby Cup de 1995 à 2014, puis par l'European Professional Club Rugby depuis 2014, qui gère également le Challenge européen de rugby à XV, compétition secondaire qui regroupe les équipes qui n'ont pu se qualifier pour la H Cup. Le club qui remporte la Coupe d'Europe est sacré champion d'Europe.

De 1995 à 2014, la compétition est sponsorisée par le groupe multinational néerlandais Heineken, spécialisé dans la bière. Elle porte donc son nom partout en Europe (où elle est couramment appelée H Cup), sauf en France en raison des restrictions sur le parrainage des compétitions sportives par les fabricants d'alcool à la suite de la loi Évin datant de 1991[2].

La compétition a été lancée à l'été 1995 à l'initiative du Comité des cinq nations du Tournoi pour proposer une nouvelle compétition professionnelle internationale annuelle au niveau des clubs ou des provinces[3]. Le premier match a eu lieu le 31 octobre 1995 entre le club roumain du RCJ Farul Constanta et le Stade toulousain[3].

Initialement, 24 équipes participent au tournoi réparties en 6 groupes de 4 équipes. Actuellement, 20 équipes participent réparties en 5 groupes de 4 équipes. Chaque pays européen utilise un système de qualification pour cette compétition. Le nombre de clubs qualifiés par pays varie en fonction des performances des clubs engagés. Le tournoi se déroule d'octobre à mai.

Le Stade toulousain a gagné quatre fois cette compétition, la province irlandaise du Leinster trois fois, le Munster, Leicester, les Wasps et le RC Toulon deux fois chacun.

Le titre de champion d'Europe de rugby à XV est actuellement détenu par le RC Toulon grâce à sa victoire 23-6 sur les Saracens au Millenium Stadium de Cardiff le 24 mai 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

Une première tentative, la Coupe d'Europe des clubs champions FIRA, avait été initiée par la FIRA-AER entre 1961 et 1967, mais n'ayant connu que trois éditions qui on vu le sacre du club français de l'AS Béziers, puis des clubs roumains de Grivita Rosie Bucarest et du Dinamo Bucarest.

La Coupe d'Europe de rugby à XV a été créée en 1995 par le Comité des cinq nations « afin de proposer un nouveau niveau de compétition professionnelle transfrontalière »[3].

1995-1999 : les débuts[modifier | modifier le code]

La première Coupe d'Europe de rugby à XV officielle a lieu lors de la saison 1995-1996[Note 1]. Douze équipes disputent cette première édition : la France, l'Irlande et le Pays de Galles présentent trois équipes (respectivement Bègles-Bordeaux, Castres olympique et le Stade toulousain ; Ulster, Leinster et Munster ; Cardiff RFC, Pontypridd RFC et Swansea RFC), l'Italie deux (Benetton Trévise et Amatori Rugby Milan) et la Roumanie une (RCJ Farul Constanta). Ces équipes s'affrontent en quatre poules de trois équipes (2 matchs disputés par équipe, un à domicile et l'autre à l'extérieur), dont le premier est qualifié pour les demi-finales[4]. Les équipes anglaises et écossaises n'y participent pas[5]. Après un début de mauvais augure en Roumanie, où le Stade toulousain bat le RCJ Farul Constanta 54-10 devant seulement 3 000 personnes[6], et où le toulousain Jean-Luc Cester marque le premier essai de l'histoire de la compétition[7], celle-ci gagne en intérêt et le public se montre. À l'issue des 15 matchs de cette première édition, Toulouse devient le premier champion d'Europe en battant Cardiff 21-18 après prolongations devant les 21 800 spectateurs de l'Arms Park de Cardiff[4].

L'Angleterre et l'Écosse rejoignent la compétition pour l'édition 1996-1997[8]. Le rugby européen voit également la création du Challenge européen, réunissant les équipes n'ayant pu se qualifier pour la coupe d'Europe. Celle-ci voit s'affronter vingt équipes réparties en quatre poules, les deux premières équipes de chaque poule se qualifiant pour les quarts de finale. Après 46 matchs, Brive et Leicester s'affrontent en finale, après avoir battu tous leurs adversaires, dont les finalistes de la première édition (respectivement Cardiff et Toulouse) en demi-finales. Les Corréziens l'emportent 28-9 devant 41 664 personnes réunies à l'Arms Park et plus de 35 millions de téléspectateurs dans 86 pays[8].

La saison suivante voit l'introduction des matchs aller et retour, ce qui permet à chaque équipe de disputer six matchs. Au total, la compétition est composée de 70 matchs. Les premiers de poule sont automatiquement qualifiés pour les quarts de finale, tandis que les deuxièmes et le meilleur troisième disputent un match de barrage pour y accéder. Ce sera la seule année d'existence de ces barrages. À noter que le tenant du titre Brive et Pontypridd, présents dans la même poule, s'affrontent dans ces barrages. Brive gagne ce match sur le score de 25-20 qui fait suite aux deux rencontres de poule tout aussi serrées (Brive-Pontypridd 32-31 et Pontypridd-Brive 29-29). Trois clubs français parviennent en demi-finale (Toulouse, Brive et la Section paloise) contre un seul anglais (Bath). En demi-finales, Bath bat 20-14 Pau tandis que Brive dispose après prolongation Toulouse (22-22, deux essais à un). Brive rencontre ainsi Bath, qui était également dans sa poule[Note 2]. Chaque équipe ayant gagné à domicile en phase de poules, la finale sert donc de belle : elle est gagnée par les Anglais sur le score de 19-18 au Parc Lescure de Bordeaux, grâce à une pénalité réussie à la 82e minute par l'arrière anglais Jon Callard auteur de tous les points de son équipe[9],[10].

Les clubs anglais décident de ne pas participer à la compétition lors de la saison 1998-1999 pour protester contre son organisation[pas clair][5]. Bath ne peut donc défendre son titre. Il n'y a que seize équipes engagées, réparties en quatre poules, l'Ulster étant invité pour parvenir à ce nombre. Les clubs français dominent l'épreuve. Trois des cinq clubs engagés gagnent en effet leur poule, et Toulouse finit deuxième de la poule restante. Les premiers de poule gagnent tous leurs quarts de finales et se retrouvent en demi-finale avec la province irlandaise de l'Ulster. Un club français arrive donc pour la quatrième année consécutive en finale, en l'occurrence l'US Colomiers, ville de la banlieue de Toulouse. Toutefois, ce sont les Irlandais de l'Ulster qui remportent le tournoi après avoir battu Toulouse deux fois (une fois en poule, une fois en quarts de finale), le Stade français en demi-finale et Colomiers 21-6 à Lansdowne Road, à Dublin, devant 49 000 personnes[11], dans la première finale de la compétition dépourvue d'essai. Cette saison est également marquée par le match de poule entre Toulouse et l'équipe galloise de l'Ebbw Vale RFC le 19 septembre 1998, qui se termine sur le score record de 108-16 pour Toulouse[12]. Ce match détient également 3 autres records : plus grand nombre de points marqués par une équipe, plus grand nombre d'essais marqués dans un match par une équipe (16) et plus grand nombre de transformations réalisées par une équipe (14)[1].

1999 - 2014 : Format à 24 clubs[modifier | modifier le code]

Geordan Murphy, double vainqueur de la coupe d'Europe avec Leicester
La finale 2005-2006 au Millennium Stadium

Les clubs anglais réintègrent la compétition en 1999-2000. Les phases de poules sont désormais échelonnées sur trois mois pour permettre au tournoi de se dérouler en même temps que les championnats respectifs. Ainsi, la compétition qui se terminait jusqu'alors en janvier finira désormais en mai (le 27 mai pour cette édition 1999-2000). Autre changement, le nombre d'équipes participantes passe de 16 à 24 qui sont réparties en 6 poules de 4. Ainsi, la structure de la phase finale de la compétition change, puisque désormais seuls les deux meilleurs deuxièmes (plus les vainqueurs de poule) participent aux quarts de finale (lors de l'édition précédente tous les deuxièmes de poules participaient aux quarts). Les quatre demi-finalistes de cette année proviennent de quatre pays différents ce qui est une première (Stade toulousain pour la France, Munster pour l'Irlande, Northampton Saints pour l'Angleterre et Llanelli RFC pour le pays de Galles). En finale, les Saints disposent du Munster sur un score étriqué (9-8) au Stade de Twickenham de Londres devant 68 441 personnes, soit 20 000 spectateurs de plus que la finale précédente[13], David Wallace pour le Munster devenant à cette occasion le premier avant à marquer un essai dans une finale[9].

Les deux saisons suivantes vont voir l'avènement des Leicester Tigers qui gagnent coup sur coup les éditions 2000-2001 et 2001-2002. En 2001, les Anglais disposent du Stade français 34-30, lors de la finale la plus prolifique à ce jour (64 points inscrits) en marquant un essai à la 79e minute du match par l'intermédiaire de Leon Lloyd, alors que les parisiens venaient de prendre l'avantage par l'intermédiaire du demi d'ouverture italien Diego Dominguez grâce à un drop[14]. Ce dernier qui avait marqué auparavant 9 pénalités dans ce match détient le record du nombre de pénalités marqué dans un match[1],[Note 3] et de points dans une finale[15]. Lors de la saison suivante, ce sont les Irlandais du Munster qui tombent en finale sur le score de 15-9 au Millennium Stadium de Cardiff[16]. À noter, que les Anglais n'ont pas encaissé d'essai lors de leurs deux finales victorieuses et que ce sont les premiers à avoir conservé leur titre d'une année sur l'autre[Note 4].

L'année 2002, voit un changement dans le règlement puisque l'équipe qui gagne le Challenge européen de rugby à XV se qualifie la saison prochaine pour la coupe d'Europe. Ainsi, les London Wasps vainqueurs du Challenge européen 2002-2003 seront les premiers à en bénéficier. Pendant ce temps, lors la coupe d'Europe 2002-2003, le dernier carré est dominé par les Irlandais et les Français qui y placent deux représentants chacun. Ces rencontres seront dominées par les clubs français puisque le Stade toulousain d'une part (vainqueur 13-12 du Munster) et Perpignan d'autre part (vainqueur à Lansdowne Road du Leinster 21-14) se qualifient pour la finale qui se déroule au Lansdowne Road de Dublin. C'est la première finale qui oppose deux clubs d'un même pays[17]. Elle est remportée par Toulouse sur le score de 22 à 17 dans une finale où les catalans courent en vain après le score (Toulouse menant 19 à 0 à la mi-temps)[18].

Pour l'édition 2003-2004, la distribution des points pendant la phase de poules est réadaptée. Une victoire rapporte 4 points et un match nul 2 points. De plus, un point de bonus est accordé aux équipes marquant au moins quatre essais (bonus offensif) et/ou perdant par 7 pts au plus (bonus défensif). Cette redistribution des points (inspirée du Super 12 qui l'utilise depuis 1996) est la dernière modification en date du déroulement de la compétition puisque c'est encore cette forme qui prévaut aujourd'hui. Cette édition marque également la création de franchises pour les équipes galloises. Au nombre de cinq et basées sur des critères régionaux, elles disputent toutes cette édition de la Coupe d'Europe, une seule les Llanelli Scarlets passera la phase de poule pour se faire éliminer à domicile en quart de finale par le Biarritz olympique. Le tenant du titre toulousain dispose à ce même stade de la compétition de l'équipe d'Edimbourg qui est la première équipe écossaise à atteindre ce stade en coupe d'Europe. En finale, Toulouse affronte les London Wasps qui jouent à domicile puisque la finale a lieu au Stade de Twickenham de Londres. Ce match reste longtemps indécis. Les Toulousains menés 20-14 avant les dix dernières minutes reviennent au score à la suite de deux pénalités du demi d'ouverture remplaçant Jean-Baptiste Elissalde aux 71 et 74e minutes. On se rapproche à grand pas de la prolongation, lors qu'un coup de pied anglais file vers l'en-but toulousain, l'arrière Clément Poitrenaud laisse alors filer le ballon dans son but pour l'aplatir et bénéficier d'un renvoi aux 22 mètres. Sauf qu'il ne voit pas Rob Howley dans son dos arriver à toute vitesse. Celui-ci en profite pour aplatir le ballon à la place du Français. L'essai est confirmé par la vidéo et transformé. Ainsi, les Wasps gagnent ce match 27-20[19],[20]. Cette victoire marque la fin de la domination anglaise sur cette épreuve. Les clubs anglais ayant gagné 4 des 5 coupes d'Europe organisées entre 1999 et 2004.

Le logo de la compétition de 2002 à 2013

Les Northampton Saints ratent complètement l'édition 2004-2005 de la Coupe d'Europe puisqu'ils se font sortir dès la phase de poule à cause notamment d'une défaite à domicile 31-37 contre les Leicester Tigers[20]. Les clubs français dominent le compétition puisque comme en 2003, deux d'entre eux arrivent en finale. Ce sont le Stade toulousain qui dispute sa troisième finale d'affilée[Note 5] et le Stade français qui revient en finale 3 ans après sa défaite en 2000 grâce à sa victoire 20-17 sur le Biarritz olympique en demi-finale arrachée à la 89e minute de jeu à la suite d'un essai de Christophe Dominici[21]. Après avoir mené 12-6 au Murrayfield Stadium d'Édimbourg à la mi-temps grâce à 4 pénalités de David Skrela, le Stade français se fait rejoindre au score deux minutes avant la fin du match à la suite d'une pénalité de Frédéric Michalak. Michalak donnera la victoire en prolongation aux Toulousains grâce à une pénalité et un drop en prolongation pour un score final de 18-12[22]. C'est le troisième titre des Toulousains. Cette finale est la deuxième à s'être terminée sans essai[Note 6]. Cette édition est également marquée par le quart de finale entre Biarritz et le Munster qui se déroule en Espagne au Stade d'Anoeta de Saint-Sébastien. L'Espagne devenant à cette occasion le huitième pays à accueillir un match de coupe d'Europe[23].

La saison 2005-2006 introduit une nouveauté : le barrage italo-celtique. Il est disputé entre la meilleure équipe italienne non qualifiée et la meilleure équipe de la Celtic League (galloise ou irlandaise) non-qualifiée pour attribuer la dernière place qualificative. Pour cette première, les Cardiff Blues disposent en Italie de Viadana sur le score de 38-9[24]. L'équipe galloise des Newport Gwent Dragons disputera les 3 autres barrages italo-celtiques pour une défaite à domicile en 2006 contre Parme (15-24)[25] et deux victoires contre Calvisano à domicile en 2007 (22-15)[26] et à l'extérieur en 2009 (42-17) pour la dernière édition de ce barrage[27]. En 2008, ce barrage n'est pas disputé car le championnat italien n'est pas terminé à la date prévue pour ce barrage. Ce sont les Dragons qui en profitent[28]. Ils se seront qualifiés ainsi pour la coupe d'Europe quatre années d'affilée par ce biais. Cette édition est également marquée par le quart de finale entre Toulouse et le Leinster qui s'achève sur une victoire spectaculaire du Leinster à l'extérieur sur le score de 41-35[20]. En finale, le Munster bat Biarritz 23-19 au Millennium Stadium de Cardiff après deux échecs en finale[29].

Lors de l'édition 2006-2007, la Suisse devient le 9e pays à accueillir un match de coupe d'Europe en accueillant le match entre Bourgoin-Jallieu et les tenants du titre irlandais du Munster au stade de Genève à Genève[30] qui s'achève par la victoire des Irlandais sur le score de 30 à 27[31]. La phase de poules voit Biarritz et Llanelli gagner leurs six matchs de poule. C'est la première fois que deux équipes font le sans-faute en matchs de poule la même année. Les Biarrots en terminant avec 29 points (sur 30 possibles) détiennent le record de points obtenu en première phase. Pourtant, aucun des deux clubs n'atteint la finale. Les London Wasps disposent en finale sur le score de 25-9 des Leicester Tigers dans la troisième finale opposant deux clubs d'un même pays (après deux finales franco-françaises). Le match qui se dispute au Twickenham Stadium de Londres détient toujours la plus grosse affluence pour une finale avec 81 076 spectateurs[23].

Le 5 avril 2007, la Ligue nationale de rugby (LNR) annonce que les clubs français ne participeraient pas à l'édition 2007-08 de la coupe d'Europe. En effet, elle souhaite que les clubs soient actionnaires de l'ERC qui organise la compétition afin d'éviter que la Coupe d'Europe ne devienne une épreuve entre franchises[32]. Les clubs anglais devaient également boycotter la compétition mais un accord a été trouvé le 20 mai 2007, entre Français, Anglais et les responsables des fédérations internationales et européennes de rugby[33] : les clubs français et anglais jouent la coupe d'Europe en 2007-08.

Lors de cette édition, les clubs anglais dominent la phase de poules puisque les trois meilleures équipes (Saracens, London Irish et Gloucester) sont anglaises. Mais elles ne profiteront pas de cet avantage puisque Gloucester en quart, Saracens et London Irish en demi-finales se font tous éliminer à domicile. La finale oppose alors le Stade toulousain au Munster au Millenium Stadium de Cardiff. Les Irlandais s'imposent 16-13[34].

Pour la saison 2008-2009, l'ERC décide d'introduire des têtes de série pour le tirage au sort des poules. Cette nouveauté est destinée à équilibrer les poules. En effet, lors de l'édition précédente, les deux derniers vainqueurs (le Munster (2006) et les London Wasps (2007)) ainsi qu'un demi-finaliste de 2006 (les Llanelli Scarlets) s'étaient retrouvés dans la même poule[35]. Pour cela, le Classement européen de l'ERC est créé afin de créer les différents niveaux dans le tirage au sort. Cette édition va être marquée par plusieurs matchs. Tout d'abord, le match entre les Harlequins et le Stade français qui s'achève par un drop victorieux du néo-zélandais Nick Evans à la 84e minute après 29 temps de jeu (19-17 pour les Quins)[36],[37]. Ces mêmes Harlequins seront en quart de finale les protagonistes principaux de ce qui sera appelé le Bloodgate (en). En effet, alors que le Leinster mène 6-5, une pénalité est donné aux Harlequins, mais leur buteur Nick Evans est sorti. Pour le faire revenir, Tom Williams mord dans une capsule de faux sang ce qui permet le changement. Evans rate la pénalité et le score en reste là. Tom Williams, le kiné et l'entraîneur seront sanctionnés ainsi que le club qui est condamné à payer une amende de 300,000 €[38]. En demi-finale, les Leicester Tigers mènent 26-12 sur le terrain des Cardiff Blues à moins de dix minutes du terme. Ce match semble plié, quand les Blues marquent deux essais coup sur coup, pour égaliser à 26-26. La prolongation ne changeant rien, il faut donc passer par une séance de tirs au but, ce qui est une première dans l'histoire de la compétition[39]. Martyn Williams, habituel troisième-ligne aile rate son tir au but ce qui permet à Jordan Crane troisième ligne centre de marquer le tir au but de la qualification, ce qu'il fait, permettant à son équipe de gagner le match 7-6 aux tirs au but[40],[37]. Dans l'autre demi-finale, le match entre le Munster et le Leinster remportée 25-6 par ces derniers est vue par 82.208 spectateurs ce qui est un record du monde pour un match entre deux clubs[15], l'ancien record étant détenu par la finale du championnat anglais en 2009 entre les Wasps et Leicester[41]. La finale disputée au Murrayfield Stadium d'Édimbourg voit la victoire 19-16 du Leinster sur les Leicester Tigers grâce à une pénalité à la 70e minute de Jonathan Sexton[42].

L'édition 2009-2010 voit un changement concernant les deuxième de poule. En effet, à l'instar de la Ligue des champions de l'UEFA de football où depuis l'édition 1999-2000 de cette compétition, des équipes éliminées de la compétition principale sont reversées dans la deuxième compétition (Ligue Europa), les 3 meilleurs deuxièmes non qualifiés pour les quarts de finale, sont reversés en challenge européen[43]. La compétition est dominée par les clubs français qui pour la troisième fois de l'histoire de la compétition sont représentés par deux clubs en finale qui sont le Biarritz olympique et le Stade toulousain qui ont tous deux battu à domicile une province irlandaise en demi-finale (respectivement le Munster et le Leinster). Les Toulousains présent et vainqueur dans les deux autres finales franco-françaises battent 21-19 au Stade de France le Biarritz olympique et gagnent ainsi leur quatrième coupe d'Europe[44]. Durant cette édition 2009-2010, la Belgique aurait pu devenir le dixième pays à accueillir un match de coupe d'Europe, mais le match entre le Stade français et l'Ulster n'a pu se jouer au Stade Roi-Baudouin de Bruxelles à cause du mauvais temps[45], ce match se disputera le lendemain dans l'antre habituelle du Stade français (le Stade Jean-Bouin)[46].

Jonathan Sexton, auteur de 28 points lors de la finale 2011

En 2010-2011, la finale oppose le Leinster vainqueur deux ans auparavant et les Northampton Saints. Les Irlandais qui ont éliminés deux anciens vainqueurs de la compétition lors de la phase finale (Leicester puis Toulouse) bat en finale 33-22 les Saints après avoir été menés 6-22 à la mi-temps[47] grâce notamment à Jonathan Sexton auteur de 28 points en finale. Les Saints manquent l'occasion de devenir la première équipe invaincue durant toute la saison depuis que la formule de poule en matchs aller-retour a été adoptée lors de la saison 1997-1998[15],[Note 7].


Logo en 2013-2014

Lors de l'édition 2011-2012, les clubs irlandais placent trois équipes en quart de finale, dont les deux équipes qui ont le meilleur bilan (le Munster et le Leinster). Les Saracens (qui seront éliminés en quart de finale) essayent d'organiser un match de poule dans la ville du Cap en Afrique du Sud. En effet, treize joueurs, le directeur technique et le propriétaire du club sont sud-africains. L'ERC donne son accord[48], mais le projet capote[49]. Parmi les matchs marquants de cette édition l'opposition entre Edinburgh et le Racing Métro 92 s'achève sur le score fleuve de 48 à 47 pour les Ecossais[50], ainsi que le match opposant le Montpellier Hérault Rugby au Leinster qui se termine sur un score de parité (16-16)[51]. En effet, ce match est le seul que le Leinster ne gagnera pas, puisque les Irlandais enchaîneront par cinq victoires en matchs de poule puis trois lors de la phase finale, pour conserver son titre de champion d'Europe en disposant en finale 42-14 de l'Ulster[52] qui avait été gagné sur la pelouse du Munster en quart de finale. Lors de cette finale, plusieurs records sont battus : meilleure affluence (81 774 spectateurs), plus grand nombre de points (42) et d'essais marqués par un même équipe (5), ainsi que le plus grand écart entre les deux finalistes (28 points)[53].

La Coupe d'Europe 2012-2013 voit pour la quatrième fois depuis 2003, deux clubs français s'affronter en finale : le RC Toulon l'emporte 16-15 face à l'ASM Clermont Auvergne le 18 mai 2013 à l'Aviva Stadium de Dublin. Le demi d'ouverture britannique Jonny Wilkinson est le grand artisan de la victoire de son équipe dans cette édition de la compétition européenne, puisqu'il marque tous ses points (21) en quarts de finale contre Leicester, et en demi-finale devant les Saracens (24), avant de réussir trois pénalités et de transformer l'essai victorieux de Delon Armitage pour totaliser onze des seize points qui permettent au club varois de remporter pour la première fois le trophée. Durant cette édition, la Belgique devient le dixième pays à accueillir un match de coupe d'Europe, match opposant le Racing Métro 92 aux Saracens, qui se solda par une victoire de 30 à 13 du club anglais[54].

Lors de la Coupe d'Europe 2013-2014, les clubs irlandais et français placent trois équipes en quart-de-finale. Lors des demis-finales, les Saracens gagnent facilement contre l'ASM Clermont Auvergne à Twickenham (46-6). La finale voit le champion en titre, le RC Toulon, affrontait les Saracens au Millenium Stadium de Cardiff. Le RC Toulon gagne son deuxième titre consécutif, emmené par son capitaine et buteur Jonny Wilkinson, qui joue son dernier match au niveau européen avant de prendre sa retraite en fin de saison et qui marque 2 transformations, 2 pénalités et 1 drop. Un semaine plus tard, le RC Toulon remporte le Championnat de France.

2014 : Nouveau format à 20 équipes[modifier | modifier le code]

Nouveau logo de la compétition

En 2014, le rugby européen des clubs est réformé suite à un désaccord entre les clubs anglais et français avec les fédérations anglaises, françaises, irlandaises, galloises, écossaises et italiennes. Les clubs anglais et français, par le biais de leurs ligues (la Premier Rugby Limited et la Ligue nationale de rugby), menacent de créer une nouvelle Coupe d'Europe indépendante. Un accord est finalement trouvé. L'association organisatrice, l'ERC, est alors remplacé par l'European Professional Club Rugby.

Sportivement, les principaux changements sont :

  • le passage d'un format de 24 équipes à 20 équipes réparties en 5 poules de 4 équipes, les 5 premiers de chaque poule sont qualifiés en quart-de-finale, ainsi que les 3 meilleurs seconds (Les autre seconds de poule ne sont plus reversés en quart-de-finale de Challenge Européen)
  • la qualification au mérite de toutes les équipes, même pour les provinces irlandaises, galloises, écossaises et italiennes, les vainqueurs en titre de la Coupe d'Europe et du Challenge Européen ne sont plus directement qualifiés.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le trophée[modifier | modifier le code]

Le trophée remis au vainqueur depuis 1997 est un calice en argent massif à deux anses reposant sur un socle en marbre[55]. L'avant du trophée figure une carte de l'Europe gravée à l'or inscrite dans un ovale en relief figurant un ballon de rugby. L'Europe est également représentée par douze étoiles sur la bague ornant le couvercle du trophée. Le trophée mesure 70 cm du socle au couvercle. Il a été remis pour la première fois au CA Brive le 25 janvier 1997.

Le trophée initial de la compétition représente des poteaux de rugby auxquels sont adossés un demi-ballon de rugby et un "H" majuscule et en haut desquels figure une étoile dorée[56]. L'ensemble repose sur un socle en bois en forme d'étoile à cinq branches. En argent massif, ce trophée mesurait 70 cm de haut et pesait 7 kg. Il a été présenté une seule fois le 7 janvier 1996 à Émile Ntamack, capitaine du Stade toulousain, équipe victorieuse de la première finale de la compétition.

Historique des finales depuis 1996[modifier | modifier le code]

(À noter qu'une première tentative, la Coupe d'Europe des clubs champions FIRA, avait été initiée par la FIRA-AER entre 1961 et 1967, mais n'ayant connu que trois éditions qui on vu le sacre du club français de l'AS Béziers, puis des clubs roumains de Grivita Rosie Bucarest et du Dinamo Bucarest)

Date Champion Score Finaliste Lieu Spectateurs
7 janvier 1996 Drapeau : France Stade toulousain 21 – 18 a.p. Cardiff RFC Drapeau : Pays de Galles Arms Park, Cardiff 21 800
25 janvier 1997 Drapeau : France CA Brive 28 – 9 Leicester Tigers Drapeau : Angleterre Arms Park, Cardiff 41 664
31 janvier 1998 Drapeau : Angleterre Bath Rugby 19 – 18 CA Brive Drapeau : France Parc Lescure, Bordeaux 36 500
30 janvier 1999 Drapeau : Irlande Ulster 21 – 6 US Colomiers Drapeau : France Lansdowne Road, Dublin 49 000
27 mai 2000 Drapeau : Angleterre Northampton Saints 9 – 8 Munster Drapeau : Irlande Twickenham, Londres 68 441
19 mai 2001 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 34 – 30 Stade français Paris Drapeau : France Parc des Princes, Paris 44 000
25 mai 2002 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 15 – 9 Munster Drapeau : Irlande Millennium Stadium, Cardiff 74 600
24 mai 2003 Drapeau : France Stade toulousain 22 – 17 USA Perpignan Drapeau : France Lansdowne Road, Dublin 28 600
23 mai 2004 Drapeau : Angleterre London Wasps 27 – 20 Stade toulousain Drapeau : France Twickenham, Londres 73 057
22 mai 2005 Drapeau : France Stade toulousain 18 – 12 a.p. Stade français Paris Drapeau : France Murrayfield Stadium, Édimbourg 51 326
20 mai 2006 Drapeau : Irlande Munster 23 – 19 Biarritz olympique Drapeau : France Millennium Stadium, Cardiff 74 534
21 mai 2007 Drapeau : Angleterre London Wasps 25 – 9 Leicester Tigers Drapeau : Angleterre Twickenham, Londres 81 076
24 mai 2008 Drapeau : Irlande Munster 16 – 13 Stade toulousain Drapeau : France Millennium Stadium, Cardiff 75 650
23 mai 2009 Drapeau : Irlande Leinster 19 – 16 Leicester Tigers Drapeau : Angleterre Murrayfield Stadium, Édimbourg 66 523
22 mai 2010 Drapeau : France Stade toulousain 21 – 19 Biarritz olympique Drapeau : France Stade de France, Saint-Denis 78 962
21 mai 2011 Drapeau : Irlande Leinster 33 – 22 Northampton Saints Drapeau : Angleterre Millennium Stadium, Cardiff 72 456
19 mai 2012 Drapeau : Irlande Leinster 42 – 14 Ulster Drapeau : Irlande Twickenham, Londres 81 774
18 mai 2013 Drapeau : France RC Toulon 16 – 15 ASM Clermont Auvergne Drapeau : France Aviva Stadium, Dublin 50 148
24 mai 2014 Drapeau : France RC Toulon 23 – 6 Saracens Drapeau : Angleterre Millennium Stadium, Cardiff 67 578
2 mai 2015 Twickenham, Londres
On accède à l'article qui traite d'une édition particulière en cliquant sur le score de la finale.

Format[modifier | modifier le code]

Qualification[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014[modifier | modifier le code]

Schéma expliquant le système de qualification pour les Coupes d'Europe de Rugby.

Vingt-quatre équipes sont sélectionnées parmi les meilleures équipes de chaque pays participant au Tournoi des Six Nations comme suit :

  • Drapeau de l'Angleterre Angleterre : six équipes sélectionnées en fonction des performances en Championnat d'Angleterre (actuellement appelé Aviva Premiership) et en Coupe anglo-galloise (actuellement dénommée LV= Cup)[57]
  • Drapeau de la France France: six équipes (sélectionnées en fonction des performances démontrées en Top 14)[57]
  • Drapeau : Irlande Irlande : trois équipes (sélectionnées en fonction des performances démontrées en Pro12)[57]
  • Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles : trois équipes (sélectionnées en fonction des performances démontrées en Pro12 et en Coupe anglo-galloise)[57]
  • Écosse Écosse : deux équipes (les deux jouant en Pro12)[57]
  • Drapeau de l'Italie Italie : deux équipes (les deux jouant en Pro12)[57]
  • Les deux dernières places qualificatives pour la H Cup sont attribuées aux nations des vainqueurs de la H-Cup et de l'Amlin Challenge Cup de la saison précédente. À noter que l'Angleterre et la France ne peuvent pas avoir plus de sept représentants chacun. Dans le respect de cette règle, si un de ces deux pays gagne les deux coupes d'Europe, la seconde place supplémentaire pour la H Cup est reversée au club d'une autre association qui a le meilleur classement européen mais qui n'est pas déjà qualifié par les biais existants[57].

À partir de 2014[modifier | modifier le code]

Vingt équipes sont sélectionnées parmi les meilleures équipes de chaque pays participant au Tournoi des Six Nations comme suit :

La 20e équipe sera le vainqueur d’un play off entre le 7e du Top 14, le 7e de Premiership et les 8e et 9e du Pro12 (ou les deux clubs les mieux classés du Pro12 qui ne sont pas déjà qualifiés). À partir de 2015, si le vainqueur de l’European Rugby Challenge Cup n’est pas déjà qualifié par ses résultats dans son championnat domestique, il participera au play‐off en prenant une place réservée à sa ligue. Le play off se déroulera sur 2 tours :

  • 1er tour : 7e du Top 14 contre 8e ou 9e du Pro12 et 7e du Premiership contre 8e ou 9e du Pro12. Les matches auront lieu sur les terrains des clubs de Top 14 et de Premiership.
  • 2nd tour: le 2e tour opposera les 2 vainqueurs du 1er tour. Le lieu du match sera fixé par tirage au sort[58].

(Pour la première saison: La 20e équipe sera le vainqueur d’un play off entre le 7e du Top 14 et le 7e de Premiership. Ce play off se déroule en mai 2014 par un match aller/retour opposant les London Wasps et le Stade français Paris)

Phase de poules[modifier | modifier le code]

Lawrence Dallaglio champion avec les Wasps

Jusqu'en 2014[modifier | modifier le code]

Les 24 équipes qualifiées sont réparties en 4 chapeaux de 6 équipes. Ces chapeaux sont constitués selon le Classement Européen de l’ERC qui donne des points aux équipes selon les 4 dernières années écoulées. L'équipe tenante du titre ainsi que les 5 meilleurs équipes sur la période de 4 ans écoulée constitue le premier chapeau. Ainsi, ces équipes ne peuvent s'affronter en phase de poules. Les autres équipes sont réparties dans les différents niveaux par ordre décroissant de points. On tire ainsi, une équipe dans chaque niveau pour constituer les six poules de quatre équipes. Il n'y a pas deux équipes d'un même pays dans une même poule sauf dans le cas de la France et/ou de l'Angleterre qui peuvent avoir sept qualifiés. Dans ce cas, une poule contiendra deux clubs d'un même pays[59]. Chacune joue 2 fois contre ses adversaires de poule (à domicile et à l'extérieur) ce qui fait un total de 12 matchs par poule. On effectue un classement sur la base suivante : 4 points pour une victoire, 2 points pour un match nul et aucun point en cas de défaite. En outre, deux types de points de bonus peuvent être obtenus :

  • Bonus offensif: 1 point si l'équipe marque 4 essais ou plus
  • Bonus défensif: 1 point si l'équipe perd avec un écart maximal de 7 points

Une équipe qui perd par moins de 8 points en marquant au moins 4 essais remporte donc deux points de bonus.

Les six équipes classées premières ainsi que les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale. Les équipes à égalité de points d'une même poule sont départagées par les résultats de leur affrontement direct sur deux matchs (d'abord au nombre de points gagnés, puis au nombre d'essais marqués et enfin à la meilleure différence de points)[60]. Si les équipes appartiennent à des poules différentes, on considère l'ensemble de leurs matchs de poule (d'abord au nombre d'essais marqués, puis à la différence de points, au nombre de joueurs suspendus et en dernier recours par tirage au sort)[60]. Les six premiers de poule sont ainsi classés de 1 à 6 et les deux meilleurs seconds sont classés 7 et 8. De 2009 à 2014, les troisième, quatrième et cinquième meilleurs deuxième de poules sont reversés en quarts de finale du Challenge européen.

Cette façon très carrée de définir les quarts amène à une singularité : depuis l'instauration du nouveau décompte de points (donc sur 8 compétitions), un quart de finale a opposé 5 années le premier et le second de la même poule pour une belle.

Le recours aux meilleurs deuxièmes est également doublement critiqué. En effet, d'une part, les poules sont parfois déséquilibrées et les équipes ne peuvent être départagées entre elles qu'au nombre d'essais marqués. L'introduction de têtes de série et des points de bonus constituent des réponses partielles à ce problème. D'autre part, les matchs de la dernière journée ne sont pas tous programmés le même jour. Du coup, les équipes jouant le dimanche savent parfois à l'avance le score qu'elles doivent réaliser pour se qualifier, ce qui leur donne un avantage sur les autres équipes.

À partir de 2014[modifier | modifier le code]

Les 20 équipes qualifiées sont réparties en 4 chapeaux de 5 équipes. Ces chapeaux sont constitués selon le classement dans leur championnat domestique. Les 3 champions des championnats sont dans le chapeau 1 et un tirage au sort est effectué en amont du tirage au sort des poules pour choisir deux des trois clubs s'étant classés second pour compléter ce chapeau 1. Ainsi, ces équipes ne peuvent s'affronter en phase de poules. Les autres équipes sont réparties dans les 3 autres chapeaux. On tire ainsi, une équipe dans chaque niveau pour constituer les cinq poules de quatre équipes. Chacune des cinq poules contiendra au moins un club de chacun des trois championnats. Chacune des cinq poules contiendra un club de chacun des quatre chapeaux. Aucune poule ne regroupera deux clubs de Pro12 d'un même pays. Les clubs d'un même championnat seront tenus à l'écart les uns des autres jusqu'au tirage au sort des clubs au chapeau 4 "[61]. Chacune joue 2 fois contre ses adversaires de poule (à domicile et à l'extérieur) ce qui fait un total de 12 matchs par poule. On effectue un classement sur la base suivante : 4 points pour une victoire, 2 points pour un match nul et aucun point en cas de défaite. En outre, deux types de points de bonus peuvent être obtenus :

  • Bonus offensif: 1 point si l'équipe marque 4 essais ou plus
  • Bonus défensif: 1 point si l'équipe perd avec un écart maximal de 7 points

Une équipe qui perd par moins de 8 points en marquant au moins 4 essais remporte donc deux points de bonus.

Les cinq équipes classées premières ainsi que les deux meilleurs seconds sont qualifiés pour les quarts de finale. Les équipes à égalité de points d'une même poule sont départagées par les résultats de leur affrontement direct sur deux matchs (d'abord au nombre de points gagnés, puis au nombre d'essais marqués et enfin à la meilleure différence de points). Si les équipes appartiennent à des poules différentes, on considère l'ensemble de leurs matchs de poule (d'abord au nombre d'essais marqués, puis à la différence de points, au nombre de joueurs suspendus et en dernier recours par tirage au sort). Les cinq premiers de poule sont ainsi classés de 1 à 5 et les trois meilleurs seconds sont classés de 6 à 8.

Phase finale[modifier | modifier le code]

Les équipes classées de 1 à 4 ont l’avantage de jouer à domicile pour les quarts de finale qui se présentent comme suit :

  • Équipe 1 vs. équipe 8
  • Équipe 2 vs. équipe 7
  • Équipe 3 vs. équipe 6
  • Équipe 4 vs. équipe 5

Les quarts de finales sont organisés chez les équipes classés de 1 à 4 sur leur terrain habituel ou parfois dans un plus grand stade situé dans une ville proche. Les demi-finales sont tirées au sort sans restriction particulière dans des stades ayant une capacité minimale de 20 000 places[62]. Ainsi, (par exemple) les équipes classées 1 et 2 lors de la première phase peuvent s'affronter sur le terrain de l'équipe numéro 2. La finale a lieu dans un stade déterminé à l'avance. Les trois tours de phase finale se disputent sur un seul match. En cas de match nul, à l'issue du temps réglementaire, une prolongation de deux fois dix minutes est alors jouée. Si les deux équipes restent à égalité, le nombre d'essais marqués durant le match sert de critère de départage. En cas d'égalité sur ce dernier critère, une séance de tirs au but a alors lieu[60].

Bilan[modifier | modifier le code]

Mis à jour le 12/05/2014

Par club[modifier | modifier le code]

Le Stade toulousain (comme le Munster) a participé à quinze phases finales sur dix-neuf possibles, a disputé six finales et remporté quatre titres. Les Anglais de Leicester Tigers ont disputé trois finales perdues et remporté deux titres. Les Irlandais du Munster ont été cinq fois consécutivement en demi finale de 2000 à 2004 dont deux finales (perdues) en 2000 et 2002, Ils ont également le record de 11 demi finales disputées et le record de douze quarts de finales consécutifs de 1999 à 2010.

Rang Club Vainqueur Finaliste Demi-finaliste Quart de finaliste Titres Finales
1 Drapeau : France Stade toulousain 4 2 4 5 1995-1996, 2002-2003, 2004-2005, 2009-2010 2003-2004, 2007-2008
2 Drapeau : Irlande Leinster 3 0 4 4 2008-2009, 2010-2011, 2011-2012
3 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 2 3 1 6 2000-2001, 2001-2002 1996-1997, 2006-2007, 2008-2009
4 Drapeau : Irlande Munster 2 2 7 4 2005-2006, 2007-2008 1999-2000, 2001-2002
5 Drapeau : Angleterre London Wasps 2 0 0 2 2003-2004, 2006-2007
6 Drapeau : France RC Toulon 2 0 0 1 2012-2013, 2013-2014
7 Drapeau : Angleterre Northampton Saints 1 1 1 3 1999-2000 2010-2011
8 Drapeau : Irlande Ulster 1 1 0 3 1998-1999 2011-2012
9 Drapeau : France CA Brive 1 1 0 0 1996-1997 1997-1998
10 Drapeau : Angleterre Bath Rugby 1 0 1 3 1997-1998
11 Drapeau : France Biarritz olympique 0 2 2 4 2005-2006, 2009-2010
12 Drapeau : France Stade français Paris 0 2 1 5 2000-2001, 2004-2005
13 Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues[Note 8] 0 1 2 6 1995-1996
14 Drapeau : France ASM Clermont Auvergne 0 1 2 3 2012-2013
15 Drapeau : France USA Perpignan 0 1 2 2 2002-2003
16 Drapeau : Angleterre Saracens 0 1 2 1 2013-2014
17 Drapeau : France US Colomiers 0 1 0 0 1998-1999
18 Drapeau : Pays de Galles Llanelli Scarlets[Note 9] 0 0 3 4
19 Drapeau : Pays de Galles Ospreys[Note 10] 0 0 1 4
20 Drapeau : Angleterre Gloucester RFC 0 0 1 2
21 Drapeau : Écosse Edinburgh 0 0 1 1
22 Drapeau : France Section paloise 0 0 1 1
23 Drapeau : France Castres olympique 0 0 1 0
24 Drapeau : Angleterre London Irish 0 0 1 0
25 Drapeau : Angleterre Harlequins 0 0 0 4
26 Drapeau : France US Dax 0 0 0 1
27 Drapeau : France Montpellier HR 0 0 0 1
28 Drapeau : Angleterre Newcastle Falcons 0 0 0 1
29 Drapeau : Angleterre Sale Sharks 0 0 0 1

Par nation[modifier | modifier le code]

Rang Nation Participations Victoires Finales perdues Éliminations en demi-finale Éliminations en quart de finale
1 Drapeau de la France France 112 7 10 13 23
2 Drapeau de l'Angleterre Angleterre 102 6 5 7 23
3 Drapeau : Irlande Irlande 60 6 3 11 11
4 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 76 0 1 6 14
5 Écosse Écosse 38 0 0 1 1
6 Drapeau de l'Italie Italie 39 0 0 0 0
- Roumanie Roumanie 1 0 0 0 0

La Roumanie a participé à la première édition de la compétition avec le club du RCJ Farul Constanța, mais avec le système de qualification actuel aucune équipe roumaine ne peut plus y participer (sauf improbable victoire en Challenge européen). Il serait sûrement difficile pour le rugby roumain de s'élever au niveau des six grandes nations européennes, mais la décision de ne pas ouvrir la compétition aux meilleures équipes roumaines, géorgiennes, portugaises, espagnoles ou russes est souvent critiquée dans ces nations par les fans qui veulent avoir la chance de voir leurs meilleures équipes jouer avec les « grands » du rugby européen.

Prémices à cette véritable Coupe d'Europe, la FIRA avait déjà organisé dans les années 1960 une mini-coupe d'Europe — mais sans la participation des nations britanniques — durant quatre années consécutives et avec la participation des clubs français suivants : 1962 AS Béziers, 1963 FC Grenoble, 1964 Stade montois et 1965 SU Agen. Les nations roumaine (où la compétition se déroulait) et allemande y étaient conviées. Il ne faut pas la confondre ni avec la H-Cup, ni avec la nouvelle coupe d'Europe des clubs de la FIRA, compétition créée lors de la saison 2005-2006 et réservée aux clubs des « petits pays » rugbystiques.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques arrêtées le 24 mai 2014 à l'issue de la finale de la compétition 2013-2014

  • Plus grand nombre de titres pour un club : 4 Stade toulousain Drapeau : France
  • Plus grand nombre de titres pour un pays : 7 France Drapeau : France
  • Plus grand nombre de titres pour un joueur : 5 Frédéric Michalak Drapeau : France (Stade toulousain 2003, 2005, 2010 ; RC Toulon 2013, 2014)
  • Plus grand nombre de titres consécutifs pour un club : 2 Leicester Tigers Drapeau : Angleterre, Leinster Drapeau : Irlande, RC Toulon Drapeau : France
  • Plus grand nombre de titres consécutifs pour un pays : 3 Angleterre Drapeau : Angleterre
  • Plus grand nombre de participations à une finale pour un club : 6 Stade toulousain Drapeau : France
  • Plus grand nombre de participations à une finale pour un pays : 13 France Drapeau : France
  • Plus grand nombre de participations consécutives à une finale pour un club : 3 Stade toulousain Drapeau : France
  • Plus grand nombre de participations consécutives à une finale pour un pays : 4 France Drapeau : France
  • Plus grand nombre de participations à la compétition : 19 (Stade toulousain Drapeau : France, Munster Drapeau : Irlande, Leinster Drapeau : Irlande, Ulster Drapeau : Irlande, Ospreys Drapeau : Pays de Galles[Note 10]) (soit la totalité des compétitions depuis la création de la coupe d'Europe)
  • Victoire la plus large en finale : 28 points d'écart (Leinster Drapeau : Irlande 42-14 Ulster Drapeau : Irlande en 2012)
  • Plus grand nombre de points marqués en finale : 64 (Leicester Tigers Drapeau : Angleterre 34-30 Stade français Drapeau : France en 2001)
  • Victoire la moins large en finale : 1 point d'écart (Northampton Saints Drapeau : Angleterre 9-8 Munster Drapeau : Irlande en 2000, Bath Rugby 19-18 CA Brive Drapeau : France en 1998 et RC Toulon Drapeau : France 16-15 ASM Clermont Auvergne Drapeau : France en 2013),
  • Plus petit nombre de points marqués en finale : 17 (Northampton Saints Drapeau : Angleterre 9-8 Munster Drapeau : Irlande, en 2000)
  • Plus grand nombre d'essais pour un joueur : 35 Vincent Clerc Drapeau : France
  • Plus jeune joueur champion : Danny Cipriani Drapeau : Angleterre, 19 ans 6 mois 18 jours lors de la finale remportée par les London Wasps le 20 mai 2007
  • Plus vieux joueur champion : Sébastien Bruno Drapeau : France, 38 ans 8 mois 23 jours lors de la finale remportée par le Rugby club toulonnais le 18 mai 2013.

Trophées de l'ERC[modifier | modifier le code]

Ronan O'Gara, meilleur joueur et membre de l'équipe-type des 15 ans de l'ERC
Brian O'Driscoll, membre de l'équipe-type des 15 ans de l'ERC
Guy Novès, meilleur entraîneur des 15 ans de l'ERC
Martyn Williams prix du fair-play des 15 ans de l'ERC

Prix Élite ERC[modifier | modifier le code]

En 2005, pour ses dix ans, l'ERC introduit des récompenses afin de récompenser les équipes et les joueurs. Ainsi, une équipe est distinguée lorsqu'elle atteint la barre des 50 matchs joués[63]. Trois prix sont créés pour les joueurs qui disputent 50 matchs[64],ceux qui inscrivent 500 points[65] et ceux qui inscrivent 25 essais[66]. Un prix est créé plusieurs années après pour les joueurs ayant disputé 100 matchs[67]. À l'issue de l'édition 2013-2014, vingt-deux équipes ont disputé 50 matchs, cent trente et un joueurs ont disputé 50 matchs dont deux qui en ont disputé cent. Sept joueurs ont marqué 500 points et six joueurs ont inscrit 25 essais.

15 ans de l'ERC[modifier | modifier le code]

Pour fêter ses quinze ans, l'ERC décide de décerner des trophées récompensant le meilleur joueur et le meilleur entraîneur des 15 premières années de l'histoire de la compétition (1995-2010). Un prix du fair-play est également attribué. Ces trois prix sont attribués par un panel d'experts de l'ERC. Enfin, une équipe type est constituée par un jury de neuf personnes désignées par le panel d'experts qui sont : Ian McGeechan, Lawrence Dallaglio, Ieuan Evans, Fabien Galthié, Donal Lenihan, Michael Lynagh, Stuart Barnes, Stephen Jones et Jacques Verdier[68]. Ronan O'Gara est élu meilleur joueur des 15 ans, Guy Novès meilleur entraîneur des 15 ans, Martyn Williams recevant pour sa part le prix du fair-play[68].

L'équipe-type des 15 ans de l'ERC est la suivante[68] :

équipe type

G. Murphy
15
J. Lewsey
14
B. O'Driscoll
13
Y. Jauzion
12
V. Clerc
11
R. O'Gara
10
R. Howley
9
D. Wallace
7
A. Foley
8
R. Elsom
6
F. Pelous
5
M. Johnson
4
S. Marconnet
3
W. Servat
2
C. Califano
1

Prix ERC du meilleur joueur européen de l'année[modifier | modifier le code]

Après avoir choisi le meilleur joueur des 15 premières années de l'ERC, l'organisation décide d'attribuer à partir de la saison 2010-2011 un prix désignant le meilleur joueur de la saison. Sean O'Brien du Leinster est le premier laureat[69]. Ronan O'Gara, vainqueur du prix du meilleur joueur des 15 dernières années, est, quant à lui, intégré au palmarès[70]. Le tableau ci-dessous donne la liste des lauréats depuis la création de ce prix en 2010.

Édition Nom Position Équipe
1995-2010 Ronan O'Gara demi d'ouverture Munster
2010-2011 Sean O'Brien[69] troisième ligne aile Leinster
2011-2012 Rob Kearney[71] ailier, arrière Leinster
2012-2013 Jonny Wilkinson[72] demi d'ouverture RC Toulon
2013-2014 Steffon Armitage[73] Troisième ligne centre RC Toulon

Couverture télévisuelle[modifier | modifier le code]

Nations participantes[modifier | modifier le code]

Pour les Îles Britanniques, la chaîne Sky Sports retransmet en langue anglaise six matchs de poule par journée de la compétition ainsi que la phase finale de la compétition[74]. La chaîne galloise S4C diffuse pour sa part des résumés de matchs de la compétition en langue galloise[74]. Du côté de l'Italie, le bouquet de télévision par satellite Sky Italia retransmet les matchs à travers la chaîne Sky Sport (en)[74]. Enfin, en France, la chaîne de télévision de service public France 2 et le Groupe Canal+ (avec ses chaînes Canal+, Canal+ Sport et Sport+) co-diffusent la compétition[74].

Autres pays[modifier | modifier le code]

La compétition est diffusée sur tous les continents, notamment dans sept autres pays européens, dont l'Espagne (TVE) et la Pologne (Polsat)[75]. En Amérique du Sud, c'est la chaîne ESPN Latin America qui retransmet les matchs[75], en Asie c'est la chaîne Eurosport Asie[75], au Moyen-Orient et au Maghreb c'est la chaîne Canal + Afrique[75]. La compétition est également retransmise d'autres pays d'Afrique comme l'Afrique du Sud et en Océanie[75].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Coupe des clubs champions européens de football a été créée en 1955, la Coupe des clubs champions européens de basket-ball et la Coupe des clubs champions européens de handball en 1957, la Coupe des clubs champions européens de volley-ball en 1959, la Coupe des clubs champions européens de hockey sur glace en 1965.
  2. C'est la seule fois qu'une équipe a affronté deux autres équipes en phase finale. C'est la seule année où cela était possible puisque les formules utilisées auparavant ou par la suite excluent cette possibilité.
  3. Ce record sera battu par Owen Farrell en 2013 avec 10 pénalités lors du match de poule Racing-Saracens (28-37).
  4. La franchise irlandaise du Leinster les imite en 2011 et 2012.
  5. Ce sont les seuls à avoir accompli cet exploit.
  6. Seule finale en prolongation sans essai
  7. Toulouse en 1996 (4 matchs) et Brive en 1997 (6 matchs) ont gagné la compétition en étant invaincu.
  8. Ont été pris en compte les résultats de Cardiff RFC et Pontypridd RFC avant l'édition 2003-2004. Ces deux clubs fournissent maintenant des joueurs à la franchise galloise.
  9. Ont été pris en compte les résultats de Llanelli RFC avant l'édition 2003-2004. Ce club fournit maintenant des joueurs à la franchise galloise.
  10. a et b Ont été pris en compte les résultats de Neath RFC et Swansea RFC avant l'édition 2003-2004. Ces deux clubs fournissent maintenant des joueurs à la franchise galloise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « ERC 15 - Stats Joueurs », sur http://www.ercrugby.com/, ERC (consulté le 27 juin 2011)
  2. « Loi nº 91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 27 juin 2011)
  3. a, b et c Angelina Lacroix, « Historique de la H Cup- 1re partie », sur http://www.ercrugby.com, ERC,‎ 1er mars 2010 (consulté le 27 juin 2011)
  4. a et b « A Toulouse le Tournoi inaugural », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  5. a et b (en) Paul Rees, « Big boys plan for more lucrative Heineken Cup », sur www.guardian.co.uk, The Guardian,‎ mars 2006 (consulté le 3 mai 2010)
  6. « Farul Constanta 10 - 54 Toulouse », sur http://www.ercrugby.com, ERC (consulté le 27 juin 2011)
  7. (en) « Heineken Cup - Toulouse v Cardiff », sur http://www.rfu.com/,‎ 4 avril 2008
  8. a et b « Brive Champion d'Europe », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  9. a et b Angelina Lacroix, « Historique de la H Cup- 2e partie », sur http://www.ercrugby.com, ERC,‎ 1er mars 2010 (consulté le 27 juin 2011)
  10. Angelina Lacroix, « Les 15 meilleurs matchs du rugby européen par clubs : 1re partie », sur http://www.ercrugby.com, ERC,‎ 9 mars 2010 (consulté le 27 juin 2011)
  11. « Des yeux irlandais qui brillent », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  12. « Toulouse 108 - 16 Ebbw Vale », sur http://www.ercrugby.com, ERC (consulté le 27 juin 2011)
  13. « La foi des Saints mieux que la bravoure du Munster », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  14. Angelina Lacroix, « Les 15 meilleurs matchs du rugby européen par clubs : 2e partie », sur www.ercrugby.com, ERC,‎ 9 mars 2010 (consulté le 27 juin 2011)
  15. a, b et c « Finales de la H Cup... Le saviez-vous ? », sur www.ercrugby.com, ERC,‎ 17 mai 2011 (consulté le 29 juin 2011)
  16. « Les Tigers survivent au final du Munster », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 27 juin 2011)
  17. « Toulouse s'adjuge sa deuxième couronne », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 27 juin 2011)
  18. (en) « Heineken Cup final as it happened », sur news.bbc.co.uk,‎ 23 mai 2003
  19. « Les Wasps d'un souffle au final », sur www.ercrugby.com/, ERC (consulté le 28 juin 2011)
  20. a, b et c Angelina Lacroix, « Les 15 meilleurs matchs du rugby européen par clubs : 3e partie », sur www.ercrugby.com, ERC,‎ 9 mars 2010 (consulté le 28 juin 2011)
  21. « Rugby - CE - Stade Français - Biarritz : 20-17 », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 23 avril 2005 (consulté le 28 juin 2011)
  22. (en) « Stade Français 12-18 Toulouse », sur news.bbc.co.uk,‎ 22 mai 2005 (consulté le 28 juin 2011)
  23. a et b Angelina Lacroix, « Historique de la H Cup- 3e partie », sur www.ercrugby.com, ERC,‎ 1er mars 2010 (consulté le 28 juin 2011)
  24. (en) Martyn Winters, « Arix Viadana 9-38 Cardiff Blues », sur http://www.sporttaco.com,‎ 29 mai 2005 (consulté le 28 juin 2011)
  25. « Les Dragons sortis de la H Cup », sur ercrugby.com, ERC,‎ 2 juin 2006 (consulté le 28 juin 2011)
  26. (en) « Dragons 22-15 Calvisano », sur news.bbc.co.uk,‎ 18 mai 2007 (consulté le 28 juin 2011)
  27. (en) « Calvisano 17-42 NG Dragons », sur news.bbc.co.uk,‎ 29 mai 2009 (consulté le 28 juin 2011)
  28. « Les Newport Gwent Dragons joueront en H Cup la saison prochaine », sur ercrugby.com, ERC,‎ 7 mai 2008 (consulté le 28 juin 2011)
  29. « Un grand roi, un beau dauphin », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 20 mai 2006 (consulté le 28 juin 2011)
  30. (en) « Munster to take on Bourgoin in Geneva », sur www.rte.ie, RTE,‎ 20 novembre 2006 (consulté le 28 juin 2011)
  31. (en) « Bourgoin 27-30 Munster », sur news.bbc.co.uk,‎ 14 janvier 2007 (consulté le 28 juin 2011)
  32. « Blanco confirme le boycott », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 5 avril 2007 (consulté le 3 mai 2010)
  33. AFP, « La Coupe d'Europe aura bien lieu », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 20 mai 2007 (consulté le 3 mai 2010)
  34. (en) James Standley, « 2008 Heineken Cup final », sur news.bbc.co.uk,‎ 24 mai 2008 (consulté le 28 juin 2011)
  35. « Des têtes de série en 2008-2009 », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ mars 2008 (consulté le 3 mai 2010)
  36. « Le Stade Français a perdu gros », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 13 décembre 2008 (consulté le 28 juin 2011)
  37. a et b Angelina Lacroix, « Les 15 meilleurs matchs du rugby européen par clubs : 4e partie », sur http://www.ercrugby.com, ERC,‎ 9 mars 2010 (consulté le 28 juin 2011)
  38. « Les Quins veulent oublier », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 18 mai 2005 (consulté le 28 juin 2011)
  39. (en) « Cardiff 26-26 Leicester (6-7 pens) », sur www.rte.ie, RTE,‎ 3 mai 2009 (consulté le 28 juin 2011)
  40. (en) « Cardiff Blues 26-26 Leicester (aet) », sur news.bbc.co.uk,‎ 3 mai 2009 (consulté le 28 juin 2011)
  41. Sylvain Labbe, « L'Irlande sur son nuage », sur http://www.sports.fr/,‎ 14 avril 2009 (consulté le 29 juin 2011)
  42. (en) « Leinster 19-16 Leicester », sur http://www.rte.ie/, Raidió Teilifís Éireann,‎ 23 mai 2009 (consulté le 28 juin 2011)
  43. « Changements de format et de mode de qualification », sur www.ercrugby.com,‎ 15 juin 2009 (consulté le 28 juin 2011)
  44. « Toulousains et rois d'Europe », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 22 mai 2010 (consulté le 28 juin 2011)
  45. « Stade français-Ulster reporté », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 19 décembre 2009 (consulté le 29 juin 2011)
  46. « Paris évite le ridicule », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 20 décembre 2009 (consulté le 29 juin 2011)
  47. « Leinster, simplement magnifique », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 21 mai 2011 (consulté le 29 juin 2011)
  48. « Saracens-Biarritz au Cap », sur rugbyrama.fr,‎ 5 octobre 2011
  49. « Saracens-Biarritz ne se jouera pas au Cap », sur sport.fr,‎ 17 novembre 2011
  50. « L'incroyable raté du Racing », sur rugbyrama.fr,‎ 18 novembre 2011
  51. Bertrand Lagacherie, « Montpellier Héros Rugby », sur lequipe.fr,‎ 12 novembre 2011
  52. Bertrand Lagacherie, « La troisième vague du Leinster », sur lequipe.fr,‎ 19 mai 2012
  53. (en) « Leinster enter record books », sur ercrugby.com,‎ 19 mai 2012
  54. Baptiste Desprez, « Le Racing n'a pas existé », sur www.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 20 octobre 2012 (consulté le 3 décembre 2013)
  55. Présentation du trophée sur le site officiel de l'ERC, consultée le 29 juillet 2013
  56. Présentation du trophée sur le site officiel de l'ERC, consultée le 29 juillet 2013
  57. a, b, c, d, e, f et g « Qualification », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 29 juin 2011)
  58. a, b, c et d « Réforme des Coupes d'Europe - Dès l'an prochain, il y aura trois compétitions européennes », sur www.rugbyram.fr, Rugbyrama (consulté le 12 aout 2014)
  59. « Niveaux des clubs - Tirage au sort des poules de H Cup 2011/2012 », sur www.ercrugby.com, ERC,‎ 3 juin 2011 (consulté le 29 juin 2011)
  60. a, b et c « Règles et règlements », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  61. « Tirage au sort des poules de l'European Rugby Champions Cup: Toulon assuré d'être tête de série », sur www.ercrugby.com, Rugbyrama,‎ 8 juin 2013 (consulté le 12 août 2014)
  62. « H Cup: le stade Mayol trop petit pour une demi-finale », sur varmatin.com, Var-Matin,‎ 18 janvier 2011 (consulté le 30 juin 2011)
  63. « Prix équipes : 50 matchs en H Cup », sur ercrugby.fr, ERC (consulté le 26 mai 2014)
  64. « 50 matches joués en H Cup », sur ercrugby.fr, ERC (consulté le 26 mai 2014)
  65. « 500 points en H Cup », sur ercrugby.fr, ERC (consulté le 26 mai 2014)
  66. « 25 essais en H Cup », sur ercrugby.fr, ERC (consulté le 26 mai 2014)
  67. « 100 matches joués en H Cup », sur ercrugby.fr, ERC (consulté le 26 mai 2014)
  68. a, b et c « Prix ERC15 », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 29 juin 2011)
  69. a et b « Sean O'Brien élu Joueur européen de l'année 2011 », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 29 juin 2011)
  70. « Prix ERC du meilleur joueur européen de l'année », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 29 juin 2011)
  71. « Coupe d'Europe de rugby: Rob Kearney élu joueur de l'année 2012 », sur www.lepoint.fr, Le Point,‎ 21 mai 2012 (consulté le 29 avril 2013)
  72. Richard Escot, « Wilkinson :« Je vais m'accrocher » », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 19 mai 2013 (consulté le 21 mai 2013)
  73. Clément Mazella, « Steffon Armitage élu meilleur joueur ERC de l'année 2014 », sur www.rugbyrama.fr, Midi olympique,‎ 26 mai 2014 (consulté le 26 mai 2014)
  74. a, b, c et d « Couverture Télévisuelle de l'ERC », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 3 mai 2010)
  75. a, b, c, d et e « Retransmissions Internationales », sur www.ercrugby.com, ERC (consulté le 29 juin 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]