Coup de tête de Zidane

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Le fameux Coup de tête de Zidane contre le joueur italien Marco Materazzi, immortalisé par une sculpture de Adel Abdessemed exposée à Doha (Qatar).

Le coup de tête de Zidane est un incident qui s'est déroulé le 9 juillet 2006, lors de la finale de la coupe du monde de football à Berlin, opposant la France à l'Italie. Zinédine Zidane, capitaine de l'équipe de France et disputant son dernier match en tant que professionnel, assène lors des prolongations (alors que les deux équipes sont à égalité 1-1) un coup de tête au thorax d'un joueur de l'équipe adverse, Marco Materazzi, après que ce dernier lui a tenu des propos injurieux. D'abord passée inaperçue aux yeux de l'arbitre, la faute de Zidane lui vaut une expulsion sur carton rouge à la 110e minute de la rencontre, lorsqu'elle est signalée. La France continue à dix et perd cette finale aux tirs au but.

La teneur des propos du joueur italien a alimenté de nombreuses spéculations par différents journaux tels que la BBC, The Guardian, The Sun selon lesquels Materazzi aurait traité Zidane de « fils de putain terroriste », ce que Materazzi a nié en bloc[1].

Ce n'est qu'un an après les faits que Marco Materazzi lui-même a livré sa propre version des propos échangés. Zidane lui ayant dit : « Si tu veux vraiment mon maillot, je te le donne après le match » (Materazzi tirait sur son maillot), Materazzi lui répondit : « Je préfère ta putain de sœur ».

Médiatisé, ce coup de tête a donné lieu a de nombreuses interrogations en France sur les motifs de l'acte. Une enquête a été entamée par la Fédération internationale de football association (FIFA) sur ce sujet. La médiatisation a aussi donné lieu à de nombreuses parodies, et le geste de Zidane a été l'objet d'une sculpture de bronze d'Adel Abdessemed exposée à Beaubourg en 2012.

Faits[modifier | modifier le code]

Les deux équipes sont à égalité quand l'incident se produit, la France a marqué un penalty transformé par Zidane à la suite d'une faute de Materazzi puis l'Italie a égalisé grâce à une tête de Materazzi, il ne reste que dix minutes dans la deuxième prolongation avant la séance de tirs aux buts.

  • 107e minute et 40 secondes : Après un corner, les joueurs vont pour se replacer. Marco Materazzi, proche de Zinédine Zidane à cet instant, tire le maillot de celui-ci. Après un bref échange de paroles[2], le joueur français s'éloigne quelques mètres devant Marco Materazzi, puis fait volte face et avance vers ce dernier.
  • 107e minute et 52 secondes : Zinedine Zidane lui porte alors un coup de tête à la poitrine. Au même moment, une faute est sifflée pour les Français, et Sylvain Wiltord, qui est alors en possession du ballon le sort en touche. L'incident, non remarqué par l'arbitre principal M. Horacio Elizondo, a été signalé par un des arbitres assistants, M. Luis Medina Cantalejo, quatrième arbitre du match.
  • 110e minute : Une fois prévenu, l'arbitre argentin sort le carton rouge, expulsant Zinedine Zidane, mettant ainsi un terme à la carrière du joueur.

Seules deux photos ont été prises, l'une avant l'incident, l'autre après.

Contexte[modifier | modifier le code]

Alors que l'événement peut sembler n'être qu'une anecdote, le contexte dans lequel il s'est produit a contribué à augmenter l'importance qu'on lui a accordée. La situation est en effet exceptionnelle :

  • L'acte se déroule en finale de Coupe du monde de football, c'est-à-dire lors d'un spectacle extrêmement médiatisé dans le monde entier. Qui plus est dans un match dont le résultat n'est nullement joué au moment du coup de tête.
  • L'acte n'est pas visible en direct par les téléspectateurs, les caméras principales étant braquées sur la phase de jeu à l'autre extrémité du terrain (filmé par une caméra secondaire, il sera diffusé quelques instants après, juste avant la sortie du carton rouge.)
  • Il est le fait de Zinedine Zidane, footballeur mondialement célèbre devenu une véritable icône même en dehors du milieu du sport.
  • Enfin, et surtout, il intervient alors que Zidane joue le dernier match de sa carrière.

Le joueur avait annoncé qu'il cesserait sa carrière en fin de la compétition, et la moindre élimination aurait donc précipité celle-ci. Pourtant, contre tous les pronostics, la sélection française parvient en finale. La possibilité d'une sortie sur une victoire, amenant ainsi la seconde étoile au maillot français, n'est plus exclue. Ce coup de tête provoque la retraite de son auteur d'une façon totalement inattendue. Zidane quitte le football sur un carton rouge, le 14e de sa carrière.

Réduite à dix joueurs et sans son leader, l'équipe de France choquée, bien que parvenant à tenir la fin des prolongations, ne se crée plus d'occasion et perd la rencontre aux tirs aux buts, méthode pour départager qui repose en grande partie sur la chance et qui se décide finalement sur un tir raté de David Trezeguet.

Réactions[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En France, l'événement est très médiatisé, voire surmédiatisé[3]. La faute commise sur Materazzi ne vient pas seulement du capitaine de l'équipe de France, elle est aussi celle d'un joueur devenu un véritable symbole dans son pays.

Au départ peu enthousiastes devant les résultats de leur équipe, les Français se sont progressivement remis à croire en une réussite possible. Les victoires successives contre l'Espagne, le Brésil, et le Portugal ont créé tant la surprise que l'espoir d'une victoire finale. L'exclusion de Zidane, à qui la France devait déjà 3 buts dans cette compétition, fait l'effet d'un électrochoc. Généralement calme, dans ses interventions publiques, le footballeur français n'est pas connu du grand public pour son tempérament impulsif dans les stades, qui s'est pourtant déjà manifesté par ailleurs.

Le geste pose surtout une question qui fait vite l'actualité : Pourquoi ? Que s'est-il dit entre l'Italien et le Français qui ait amené Zinedine Zidane à frapper Materazzi ? La réponse ne viendra pas explicitement, même lorsque, trois jours plus tard, l'ancien joueur répondra à une interview de Michel Denisot retraçant sa carrière sur la chaîne Canal+[4].

L'incident prend dans le pays une ampleur importante : des sondages sont effectués pour savoir l'opinion des Français sur l'attitude de « Zizou  ». Selon une étude du CSA le mardi 11 juillet, 61 % des personnes interrogées disent « pardonner » au meneur français, et 78 % approuvent son élection comme meilleur joueur du mondial 2006 par la FIFA (élection cependant antérieure au déroulement de la finale)[5].

Plusieurs personnalités du monde du football se sont exprimées sur l'acte de Zidane :

  • Guy Roux (après le coup de sifflet final) : « Depuis les tribunes, je n'ai pas vu le geste de Zidane. Je l’ai revu à la télévision. C’est un geste inexcusable. Je ne sais pas ce que Materazzi a pu lui dire. Je demande qu’on ouvre une enquête »[6]
  • Raymond Domenech (à la fin du match) : « Materazzi, c'est l'homme du match, ce n'est pas Pirlo. Le faire finir (Zidane) de cette manière, c'est triste. Il a fait une grande carrière, une grande Coupe du monde. Quand on prend comme lui pendant 1h20 et que l'arbitre laisse gentiment faire, on comprend. On n'excuse pas, mais on comprend. » [7]
  • Thierry Henry : « Sur l'incident Zidane-Materazzi, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais je suis quasiment sûr que l'arbitre assistant n'a pas vu ce qu'il s'est passé. »[7]
  • Aimé Jacquet (sélectionneur de l'équipe de France, champion du monde en 1998) : « L'éviction de Zizou a été terrible ! Comment expliquer ce coup de sang...Très simplement. Il y a eu une provocation et peut-être des mots qui ont été jetés comme cela. Et Zizou est très réactionnel et malheureusement il n'a pas su se contrôler. C'est terrible de le voir partir comme cela car je pensais très sincèrement qu'il allait soulever cette Coupe du monde. »[7]
  • Gérard Houllier (ancien sélectionneur de l'équipe de France) : « Pour moi, la perte de Patrick Vieira était le tournant du match, puis celle de Zinédine Zidane. On ne donne pas un coup de tête comme cela. Il y a dû avoir une provocation. Je ne veux pas l'excuser, et en même temps, je veux comprendre ce qui s'est passé, et surtout, je veux lui dire merci, car on vient de disputer avec lui trois Coupes du monde, et on a un titre de champion du monde, un titre de vice-champion du monde et un titre de champion d'Europe en 2000. C'est beaucoup pour la génération Zidane, et pour Zidane en particulier. C'est toujours la réaction et pas la provocation qui est sanctionnée. Le haut niveau, c'est aussi la maîtrise de ses nerfs. »[7]
  • Zinédine Zidane lui-même: « ...il m’a tenu des mots très durs, plus durs qu’un geste, qu’il répète plusieurs fois. Ensuite, ça se passe très vite. Il a dit des choses très graves, très personnelles qui me touchent au plus profond de moi, sur ma maman, ma sœur. J’écoute une fois, j’essaye de partir, puis une deuxième fois, une troisième fois. Je suis un homme avant tout. J’aurais préféré prendre une droite dans la gueule plutôt que d’entendre ça. Bien sûr, c’est un geste à ne pas faire et je veux le dire haut et fort, je m’excuse auprès des millions d’enfants qui ont pu voir ce geste, auprès des éducateurs qui disent les choses à faire et à ne pas faire. Mais, je ne peux pas regretter ce geste. Cela voudrait dire qu’il avait raison et il ne peut pas avoir raison, surtout pas. Ce que je déplore, c’est qu’on sanctionne toujours la réaction. Mais s’il n’y a pas de provocation, il n’y a pas de réaction. Vous croyez qu’à dix minutes de la fin de ma carrière, j’aurais fait ce geste par plaisir ? Bien sûr, mon geste n’est pas pardonnable mais il faut aussi sanctionner le vrai coupable. Et le vrai coupable, c’est celui qui provoque »[4],[8].

En Italie[modifier | modifier le code]

Victorieuse, l'Italie n'accorde pas tant d'importance à l'« affaire Zidane » qu'à sa propre réussite[réf. nécessaire]. La question des responsabilités, de savoir ce qui s'est précisément dit apparaît donc comme une préoccupation avant tout française. L'Italie, au moment de la victoire en Coupe du Monde, est plus préoccupée par l'affaire des matches truqués du Calcio.

En revanche, après la décision de la FIFA sur cette affaire (en plus de la suspension de Marco Materazzi pour deux matchs internationaux, le président de la FIFA Joseph Blatter n'a pas remis le trophée aux Italiens, et c'était le président de l'UEFA, Lennart Johansson, qui l'a fait), la presse italienne se met en « colère »[9] en considérant un peu cette décision comme une injustice et une discrimination. Le ministre des sports italien déclare même : « Je comprends ceux qui ont considéré la cérémonie de remise du trophée, et la décision d'hier, comme les signes d'une attitude discriminatoire envers l'Italie »[10].

Causes de l'incident[modifier | modifier le code]

Les suppositions sur les paroles échangées entre le Français et l'Italien ont été nombreuses : il s'agirait d'insultes visant la mère de Zidane, traitant la mère de Zinedine Zidane de terroriste ou disant des mots blessants sur sa sœur. Cette hypothèse a été émise par le journal anglais The Guardian, puis reprise ailleurs dans la presse [1]. La possibilité que des propos racistes aient été proférés est évoquée dans la presse (en particulier la presse britannique), mais les deux joueurs impliqués nieront par la suite que cela ait été le cas.

Lors d'une émission du 12 juillet 2006, symboliquement huit ans jour pour jour après la victoire en Coupe du Monde, où il s'est exprimé, Zidane a préféré ne pas répéter les mots de Materazzi, se contentant de dire que cela avait à voir avec sa mère et sa sœur[11]. Cette affirmation est pourtant contestée par l’Italien, orphelin de mère à un jeune âge, qui dit n'avoir insulté que la sœur du Français[12]. Ce qui fut confirmé par des sources tels le magazine Paris Match ayant consulté des spécialistes en lecture labiale.[réf. nécessaire]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Au-delà de l'expulsion du capitaine des Bleus et de l'explosion médiatique concernant le sujet, le coup de tête de Zidane a donné lieu à une enquête de la FIFA.

Zidane et Materazzi ont dû s'expliquer sur les motifs de l'altercation, sans pour autant parvenir à un accord complet sur les propos tenus[13]. Sans lever le mystère sur ce qui s'est réellement passé, la procédure a permis de clarifier certains points.

L'enquête s'est intéressée à la question de la façon dont l'incident a été signalée. Le sélectionneur français Raymond Domenech a en effet soutenu que la faute de Zinedine Zidane n'avait pas été vue par l'arbitre assistant mais constatée après grâce à la vidéo. Si tel avait été le cas, il y aurait eu introduction non réglementaire de l'arbitrage vidéo, système toujours refusé par la FIFA.

Cependant, après enquête, la FIFA a confirmé que le coup de tête de Zidane avait été vu par le quatrième arbitre sans que celui-ci ait recours à la vidéo. Néanmoins, une contre-expertise[14] s'oppose à cette affirmation avec plusieurs arguments : le quatrième arbitre était penché sur le moniteur montrant les ralentis vidéo, une reconstitution 3D montre qu'il lui était très difficile de voir l'action directement depuis sa situation et le délai pour appliquer la sanction par l'arbitre a été très long (2 minutes).

Une mise au point concernant les paroles échangées a aussi été faite, et Zidane comme Materazzi ont infirmé la thèse d'un propos raciste.

Les deux joueurs ont finalement été sanctionnés. Le Français est suspendu 3 matchs d'équipe de France et aura 4 750 euros d'amende, l’Italien est lui suspendu pour deux matchs officiels et devra payer une somme de 3 200 euros[15]. La sanction à l'encontre de Zidane est toutefois symbolique, l'interdiction de terrain n'étant pas très significative pour un joueur à la retraite.

Influence[modifier | modifier le code]

Le coup de tête ayant été très médiatisé, il a aussi été très récupéré, notamment pour le parodier. Des images modifiées sont vite apparues sur Internet, montrant par exemple le joueur détruisant l'Étoile Noire de son coup de tête, ou encore faisant exploser sa tête au moment du choc[16]. D'autres parodies sont également disponibles. Un jeu a aussi été mis en ligne, où il faut frapper de nombreux Materazzi jusqu'à l'expulsion[17].

L'acte est également à l'origine d'une chanson[18] « Coup de boule » qui reprend la parodie du single de Sébastien Cauet « Zidane y va marquer » et ironisant sur les paroles « Zidane il l'a frappé, Zidane il l'a tapé, l'arbitre l'a vu à la télé ». Le single parvient en tête des ventes en été 2006, juste devant la parodie de Cauet.

L'expression "zidanette" a également été inventée pour désigner un coup de tête dans la poitrine.[réf. nécessaire]

Le thème a été repris dans des médias en lignes tels que des Webcomic.

Au-delà du phénomène internet, des t-shirts parodiant l'événement sont apparus. Plusieurs émissions télévisées aux États-Unis ont également parodié l'évènement, tels le show de Jay Leno ainsi que la série animée Les Griffin (Dans un épisode, Zidane livre un gâteau à une vieille dame, lui donne un coup de boule puis lui dit "Bon anniversaire" en français) et également dans Les Simpson dans l'épisode Marge piégée par le net (Homer donne un coup de boule similaire à celui de Zidane à un arbitre assistant).

De son côté, Materazzi a sorti un livre intitulé Ce que j'ai vraiment dit à Zidane, livre qui recense 249 phrases humoristiques qu'il aurait pu prononcer à l'égard de Zidane. Le bénéfice des ventes est destiné à l'Unicef[19].

De plus, dans les shows télévisés de la WWE en France, les commentateurs français ont appelé le coup de tête porté par le catcheur Vladimir Kozlov la « Zidanovsky ». La scène a également été reprise dans le film américain The Comebacks sorti en 2007, où on voit le coach Fields (David Koechner) demander à un de ses joueurs, Marco, lors de la finale de la coupe du monde 2006 d'aller dire à Zidane que Materazzi l'a insulté et là Zidane lui donne un coup de tête.

Le geste du footballeur français a donné lieu a une sculpture de bronze d'Adel Abdessemed intitulée Coup de tête. Cette statue de plus de cinq mètres de hauteur a été exposée en 2012 place Georges-Pompidou, devant le centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, à Paris[20],[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ,"BBC" mardi 11 juillet 2006
  2. « J'ai tenu son maillot pendant à peine quelques secondes, il s'est tourné vers moi, il m'a parlé en raillant, il m'a regardé avec super arrogance, de haut en bas : “si vraiment, tu veux mon maillot, je te le donnerai après”. Je lui ai répondu avec une insulte, c'est vrai ». (source)
  3. Au 22 juillet 2006, Google News France donnait 100 pages de résultats pour « Coup de tête de Zinedine Zidane ». Ces 100 pages (nombre maximum proposé sur ce Google) couvraient les résultats dans l'actualité entre le 11 et le 22 du mois, les informations antérieures n'étant plus répertoriées. Pour comparaison "Victoire de l'Italie au mondial 2006" donnait à cette date 65 résultats, échelonnés du 20 juin au 22 juillet.
  4. a et b Zidane, l'interview, émission du mercredi 12 juillet 2006, Canal+. Voir en ligne
  5. Le Monde.fr, mardi 11 juillet 2006
  6. Le blog de Guy Roux - chronique publiée le 10 juillet 2006
  7. a, b, c et d L'équipe.fr - Les réactions du 09/07/2006 + L'équipe du 10 juillet 2006
  8. Propos repris dans l'article Zidane : « Mon geste n’est pas pardonnable » publié le 12 juillet 2006 dans le Figaro
  9. source
  10. source
  11. Voir plus haut la note 1
  12. source
  13. source
  14. Documentaire de télévision Secrets d'Actualité du 08 octobre 2006 "Zidane, Révélations sur un Coup de Tête"
  15. source
  16. Voir le gif animé
  17. Une des pages où le jeu est disponible
  18. Voir l'article du journal l'Express
  19. « Materazzi... en 249 versions », sur La Dépêche du Midi,‎ 9 octobre 2010 (consulté le 18 juin 2014)
  20. « Le "coup de tête" de Zidane exposé à Beaubourg », Le Monde avec AFP, 26 septembre 2012.
  21. Photos de la statue "Coup de tête" d'Adel Abdessemed sur le parvis de Beaubourg, octobre 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]