Count Ossie

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Count Ossie (Oswald Williams, 1926-1976) fut l'un des premiers musiciens rastas.

Ce percussionniste du groupe « Mystic Revelation of Rastafari » représente un des symboles jamaïcains à travers le monde.

Avec Prince Buster, il fait partie des artistes qui ont mené à l'émergence du ska, ce qui est illustré dans le livre Bass Culture.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bito (situé proche de Bull Bay, paroisse de Saint-Thomas) en mars 1926, il s'intéresse très vite à la musique et fait partie de la fanfare des scouts, dans laquelle il joue du tambour et du fifre. Au début des années 40, sa mère décide de s'installer à Rockfort (quartier est de Kingston), où il passera son adolescence et entrera dans une autre fanfare de scouts," the Saint saviour Call Troop". Sa passion pour les tambours et les discussions rastas l'entraîne souvent à Salt Lane, à l'ouest de Kingston.

Vers la fin des années 1940, dans le camp de Salt Lane [réf. nécessaire], où se retrouve en plus de la communauté rasta, la communauté Burru[1], Count Ossie, initié par le maître tambour Brother Job, réfléchit à une musique qui peut être caractéristique du mouvement rastafarien et il devait s'inspirer de la musique des anciens Burrus qui frappaient sur des tambours au rythme de leur cœur [réf. nécessaire] et devient ainsi le fondateur de la véritable musique rasta : le Nyahbinghi.

Il crée en 1947 le groupe Mystic Revelation of Rastafari afin de faire perdurer la tradition. En 1951, il ouvre un camp rasta à l'est de Kingston, la communauté de Rennock Lodge où viennent jouer des centaines de musiciens de la Jamaïque parmi lesquels Tommy McCook, Don Drummond, Johnny "Dizzy" Moore, Roland Alphonso, Rico Rodriguez.

À partir de 1961, il participe, avec son groupe de cinq percussionnistes The Warrickas, à de nombreuses sessions d'enregistrement de ska. Il est notamment crédité sur le célèbre (Oh) Carolina des Folkes Brothers (sous le nom de « Count Ossie Afro-Combo »). Il est récompensé au festival des arts de la Jamaïque en 1965 et 1966.

En 1966, il joue avec son groupe sur la piste d'atterrissage pour accueillir Hailé Sélassié à son arrivée en Jamaïque.

C'est en 1970 qu'il se rapproche des Mystics, le groupe de Cedric Brooks, pour quelques sessions. L'union des cuivres et de la basse jazz des Mystics alliés aux percussions aboutit à un résultat inouï. Ils partent ensuite en tournée ensemble en Guyane, en Amérique du Nord et en Europe avant d'enregistrer deux albums des Mystic Revelation of Rastafari.

Après avoir collaboré à de nombreux albums de reggae, Count Ossie meurt dans un accident de voiture le 18 octobre 1976.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Grounation, 1973 (triple album vinyle, double CD)
  • Tales Of Mozambique, 1975
  • Remembering Count Ossie : A Rasta Reggae Legend, 1996

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon David Howard - Kingston, a cultural and literary history, Signal Boooks, 2005, p. 174 - Count Ossie fut initié au rythme nyahbinghi dans la communauté burru de Back-o-Wall, ancien quartier de Kingston ouest.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Lloyd Bradley, Bass Culture, Quand le reggae était roi, éd. Allia, 2000.
  • article de Bruno Blum dans le Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, Paris, 2001.
  • Yannick Maréchal, L'Encyclopédie du Reggae 1960-1980, Éditions Alternatives, 2005, Paris.