Couleur secondaire

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Cercle chromatique

Une couleur secondaire est une couleur obtenue en proportions égales de deux couleurs primaires. Une couleur tertiaire ou intermédiaire est une couleur obtenue par le mélange en proportions inégales de deux couleurs primaires. Les couleurs tertiaires forment le pourtour du disque chromatique, entre les couleurs primaires et les couleurs secondaires (Roelofs et Petillion 2012, p. 16-17).

Les classifications de couleur secondaire, tertiaire, intermédiaire n'ayant aucune conséquence théorique ou pratique, les definitions peuvent varier.

En construction d'optique, une couleur secondaire est la frange colorée résiduelle dans une image formée par un groupe de lentilles achromatique et une couleur tertiaire celle de la frange résiduelle d'un groupe apochromatique[1].

En synthèse additive[modifier | modifier le code]

Tout dépend de ce qu'on appelle proportion égale. Les primaires n'ont pas la même efficacité lumineuse, et leur définition exacte varie d'une technique à l'autre. En supposant que les primaires soient des couleurs optimales, c'est-à-dire, dont le spectre ne comprend qu'une plage, où le niveau est au maximum de luminosité, tandis que partout ailleurs il est nul, et que les trois spectres des primaires couvrent exactement le spectre visible, alors

  • La couleur secondaire résultant de l'addition de la couleur optimale rouge et de la couleur optimale verte est une couleur optimale jaune.
  • La couleur secondaire résultant de l'addition de la couleur optimale verte et de la couleur optimale bleue est une couleur optimale cyan.
  • La couleur secondaire résultant de l'addition de la couleur optimale bleue et de la couleur optimale rouge est une couleur optimale magenta.

Les couleurs optimales n'existent pas dans la réalité, mais on cherche à s'en approcher. Elles ont la propriété d'être plus lumineuses que n'importe quelle autre spectre donnant la même longueur d'onde dominante et la même pureté, pour un étalon colorimétrique donné[2].

Les couleurs tertiaires ou intermédiaires ne seront pas des couleurs optimales, et leur luminosité sera donc moindre.

En synthèse soustractive[modifier | modifier le code]

On suppose, par définition, et bien que cela ne soit pas le cas, que les couleurs primaires sont des couleurs optimales, qui, à elles trois, recouvrent exactement le spectre visible. Ces couleurs primaires sont, par définition, les couleurs secondaires de la synthèse additive, et leurs couleurs secondaires les primaires de la synthèse additive.

Il y a encore plus loin de la théorie à la réalisation en synthèse soustractive qu'en synthèse additive.

En peinture[modifier | modifier le code]

Étoile chromatique

En peinture, on n'utilise pas en règle générale des pigments proches des primaires de l'imprimerie. Pour obtenir des couleurs secondaires intenses, il faut choisir les primaires à cet effet. Si, par exemple, on mélange un bleu outremer avec un jaune de cadmium, on obtiendra un vert plus terne que si on avait choisi un bleu phtalo et un jaune citron (Roelofs et Petillion 2012, p. 17).

Le même raisonnement s'applique aux couleurs tertiaires ou intermédiaires.

Perception des couleurs secondaires et tertiaires[modifier | modifier le code]

Des couleurs secondaires ou tertiaires juxtaposées semblent plus saturées à l'œil. On parle alors de contraste simultané. Certains contrastes comme le rapport du rouge au vert ont tendance à creuser l'espace, alors que le contraste de couleurs non secondaires par exemple du bleu au jaune, bleu au vert ont tendance à aplanir l'espace perceptif, on parle alors de contraste de teinte[réf. souhaitée].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Roelofs et Fabien Petillion, La couleur expliquée aux artistes, Paris, Eyrolles,‎ 2012, p. 16

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles-Marie Gariel, Traité de physique biologique, Paris, Masson,‎ 1901 (lire en ligne).
  2. Robert Sève, Science de la couleur : Aspects physiques et perceptifs, Marseille, Chalagam,‎ 2009, p. 224.