Cottévrard

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Cottévrard
Église paroissiale Saint-Martin
Église paroissiale Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Bellencombre
Intercommunalité Communauté de communes du Bosc d'Eawy
Maire
Mandat
Jean-Claude Hautecœur
2014-2020
Code postal 76850
Code commune 76188
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 01″ N 1° 13′ 23″ E / 49.6336, 1.223149° 38′ 01″ Nord 1° 13′ 23″ Est / 49.6336, 1.2231  
Altitude Min. 133 m – Max. 176 m
Superficie 7,88 km2
Localisation

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Cottévrard

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Cottévrard

Cottévrard est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bien que située sur le plateau du pays de Caux, Cottévrard est rattachée au pays de Bray comme tout l'ancien arrondissement de Neufchâtel-en-Bray.
Cottévrard est située à 4 km de Bosc-le-Hard, à 7 km de Saint-Saëns, à 9 km de Bellencombre, à 13 km de Buchy et à 16 km de Tôtes.
Elle est située à 5 km de l'échangeur du Pucheuil (N° 11) de l'A 28 et a donné son nom à une gare de péage de l'A 29.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté pour la première fois en 1197 sous la forme Cotevrart[1].

Il s'agit d'un composé toponymique vraisemblablement peu ancien si l'on considère son origine et son mode de composition (« formule »).

François de Beaurepaire, citant Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur, penche pour un composé de type germanique basé sur les éléments kot « habitation » que l'on retrouve sporadiquement dans la toponymie normande, par exemple : Vaucottes (Seine-Maritime) ou Brocottes (Calvados). L'origine précise de ce terme en Normandie, saxonne ou scandinave, est discutée[2]. Cependant, étant donné le caractère plus récent du mode composition « formule B », c'est-à-dire Cotte- + second élément, il est préférable d'y voir directement le vieux normand cotte « hutte, cabane » (cf. normand cottin hutte, cabane, niche à chien, voir aussi anglais cottage et coterie, tenure rurale modeste, puis révolte de cot(t)iers « petits paysans ») de même origine, suivi du nom de personne Evrart, qui se perpétue dans le nom de famille Évrard, d'origine francique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village conserve des traces d'un établissement militaire sur tertre au nom inconnu datant du Bas Empire, auquel a succédé un château fort médiéval datant des XIe et XIIe siècles, dont il reste quelques substructions qui sont propriétés de la commune[3]. Par contre le château de Grosmesnil (situé au lieu-dit Grosmesnil) est un édifice beaucoup plus récent (XVIIIe siècle), seule la chapelle Saint-Georges a des origines anciennes qui remontent au XIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 Pierre Duvivier   Agriculteur retraité
mars 2001 mars 2008 Pierre Duvivier   Agriculteur retraité
194X 19XX Ernest Benoît    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
395 365 387 372 398 375 374 362 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 287 302 295 286 328 273 263 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 289 270 242 231 235 239 250 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
241 219 219 291 358 339 345 369 385
2011 - - - - - - - -
414 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin : elle est mentionnée dès 1147. La partie la plus ancienne de l'église est le chœur qui remonte au XIIe siècle, mais a été très modifié au XVIe siècle. Alors que le clocher tombait en ruine en 1840, il a été décidé de le remplacer. Alors qu'ailleurs dans la région, on a beaucoup reconstruit en brique au XIXe, on a jugé bon d'acquérir un clocher ancien en pierre, à savoir : celui de l'église Saint-Nicolas de Rouen qui devait être abattu, puisque la paroisse avait été supprimée à la Révolution. Le clocher est mis en place en 1843, il s'agit d'un édifice de style gothique flamboyant construit entre 1503 et 1533. C'est l'architecte rouennais Elie Courtonne qui a réalisé ce travail à l'instigation de M. de Grosmesnil. La paroisse était sous la patronage de l'abbaye de Jumièges avant la Révolution française[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 62.
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Base Mérimée : château fort
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. Monuments historiques à Cottévrard

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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