Coryza

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Chaton atteint du coryza bactérien depuis trois jours.

Le coryza est un syndrome bénin chez l'homme qui se traduit par un écoulement nasal et des éternuements répétés et parfois une conjonctivite. On l’appelle aussi « rhume de cerveau ».[citation nécessaire]

Chez le chat, la maladie peut être grave, voire mortelle, si elle n'est pas soignée. Elle est très contagieuse, ce qui impose dans les élevages la mise en quarantaine du chat infecté. Prise à temps, la maladie se soigne bien.

Le coryza du chat ou rhinotrachéite virale féline[modifier | modifier le code]

Venant du mot grec « koruza », le coryza, ou « rhinotrachéite virale féline », est une maladie commune chez les chats. Le principal agent infectieux est l'herpèsvirus félin 1 (FE HV-1) mais il en existe deux autres : le calicivirus félin et la bactérie Chlamydophila felis. Isolé en 1957 par Crandell et Maurer (États-Unis), il est distribué dans le monde entier. Sa morbidité est élevée puisque 70 % des chats adultes sont séropositifs, donc porteurs du virus. La mortalité est faible chez le chat mais élevée chez les chatons et les adultes immunodéprimés. Les signes cliniques classiques en primo-infection sont l'abattement, l'éternuement répété, l'inappétence, la déshydratation, et les excrétions nasales (séreuses, muqueuses puis mucopurulentes) et oculaires abondantes. En réactivation, ces signes sont discrets ou absents.

La primo-infection engendre dans de nombreux cas de la conjonctivite et de la kératite pouvant évoluer vers la chronicité et la cécité.

Il existe deux voies principales de transmission : le passage direct du virus présent dans les sécrétions d'un chat infecté (en phase aigüe ou en phase de réactivation) vers un autre chat, ou le passage indirect par contamination de cages, d'instruments ou du personnel. Les voies de pénétration du virus sont au nombre de trois : voies orale, nasale et conjonctivale. Le virus à l'air libre est instable, puisqu'il reste seulement actif entre 12 et 18 heures.

L'infection est très présente dans les lieux à grande population et densité féline comme les refuges ou chatteries. On considère que 40 à 50 % des porteurs sains (chat guéris après une primo-infection) peuvent rechuter et réactiver le virus sporadiquement. Cette réactivation est naturelle mais provoquée très souvent par le stress (hospitalisation, enfermement, mise bas, maltraitance…). Souvent les chats guérissent spontanément en 10-14 jours, sous réserve de ne pas présenter de déficit immunitaire. Tout chat infecté par le virus devient par la suite un porteur latent, le virus siégeant dans les neurones sensitifs du ganglion trijumeau en général, mais aussi parfois dans la cornée, le nerf optique, le bulbe olfactif ou les cornets nasaux[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Costes B, Van den Brande A, Thiry E, Vanderpflassen A., « L'herpèsvirus félin 1, l'agent de la rhinotrachéite virale féline », Annales médicales vétérinaires, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Liège, no 151,‎ 2007, p. 61-78 (lire en ligne)