Corrado Alvaro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Álvaro.
Corrado Alvaro

Corrado Alvaro (né le à San Luca, dans la province de Reggio de Calabre, Calabre, Italie - mort le à Rome) est un écrivain, un journaliste et un poète italien de la première moitié du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Corrado Alvaro naît dans le Sud de l’Italie à San Luca dans la province de Reggio de Calabre. Il est le premier des six enfants d’Antonio (un instituteur) et d’Antonia Giampaolo (fille de petits propriétaires). En 1915, lors de la Première Guerre mondiale, il s’enrôle dans un régiment d’infanterie à Florence. Blessé en septembre 1916, alors qu'il est à Savogna d'Isonzo, il revient à Rome où il commence à travailler pour le journal Il Resto del Carlino, dont il deviendra ensuite rédacteur. Le 8 avril 1918, il épouse une Bolonaise : Laura Babini.

En 1919, il déménage à Milan et collabore avec le journal Corriere della Sera. Toujours en 1919, il obtient la laurea (l'équivalent du master) en lettres à l'université de Milan. En 1921, il devient le correspondant parisien du journal Il Mondo fondé par Giovanni Amendola. En 1925, on le retrouve parmi les signataires du manifeste des intellectuels antifascistes de Benedetto Croce. Au cours des années suivantes, il poursuit ses activités journalistiques à partir de Berlin (1928), de l’Italie (1930), de la Turquie (1931) et de la Russie (1935). Pendant ces années il écrit des articles à propos de la révolution d'octobre 1917 dans l'hebdomadaire Omnibus (fondé par Leo Longanesi).

Il participe à la revue Popolo di Roma (bien qu'il n'ait jamais adhéré au parti fasciste). En janvier 1941 il va pour la dernière fois à San Luca pour les funérailles de son père. Il se rend souvent à Caraffa del Bianco pour voir sa mère et son frère curé (Massimo). Du 25 juin au 8 septembre 1943, il dirige le Popolo di Roma, mais à la suite de l'occupation allemande, il doit se réfugier à Chieti, sous le faux nom de Guido Giorgi.

En 1945, avec Libero Bigiaretti et Francesco Jovine, il fonde le syndicat national des écrivains (Sindacato Nazionale Scrittori) dont il sera secrétaire jusqu'à sa mort. À cette époque, il crée également la caisse nationale des écrivains (Cassa Nazionale Scrittori). En 1947, il dirige brièvement le journal Risorgimento, de Naples, mais il démissionnera pour des raisons politiques : se déclarant à gauche il ne peut diriger un journal libéral.

En 1951, il remporte le premier prix italien Strega pour son livre Quasi una vita. Il faut souligner que cette année est dite des 5 grands car c'est à ce moment qu'ont été publiés Quasi una vita d'Alvaro, L'orologio de Carlo Levi, Le Conformiste de Alberto Moravia, A cena col commendatore de Mario Soldati et Gesù, fate luce de Domenico Rea.

En 1954, il est atteint d'une tumeur abdominale et subit une lourde intervention chirurgicale. La maladie atteint également les poumons et il meurt le 11 juin 1956 dans sa maison à Rome, laissant derrière lui plusieurs romans inachevés.

Récemment, sa région d'origine (la Calabre) a acheté ses manuscrits conservés à Rome et les a offerts à la fondation du nom de l'écrivain, dont le siège est situé dans sa ville natale de San Luca. Alvaro est enterré dans le petit cimetière de Viterbe où il avait acheté une grande maison de campagne en 1939. Dans la bibliothèque Pietro De Nava de Reggio de Calabre, une salle porte son nom. À noter, cette salle contient les décorations, les tapis, les tableaux et les livres d'Alvaro (donnés après sa mort par sa femme et son frère).

Publications[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

En italien[modifier | modifier le code]

  • Poesie grigioverdi (1917)
  • La siepe e l'orto (1920)
  • L'uomo del labirinto (1926) (Le long des quais)
  • L'amata alla finestra (1929)
  • Vent'anni (1930)
  • Gente in Aspromonte (1930) (Apremont)
  • L'uomo è forte (1938) pour lequel il reçut le prix de l’Académie italienne de littérature (Accademia d'Italia della letteratura) en 1940
  • Incontri d'amore (1940)
  • L'età breve (1946)
  • Lunga notte di Medea (1949) (La longue nuit de Medée)
  • Quasi una vita (Presque une vie) (1950) pour lequel il reçut le prix Strega
  • Il nostro tempo e la speranza (1952)
  • Un fatto di cronaca (1955)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Italie fantastique (de Boccacio à Landolfi), Editions André Gérard, Anthologies, 1975
  2. Paris sans fard - un reportage italien de 1950 / Corrado Alvaro ; traduit de l'italien par Vincent d'Orlando et Marie-José Tramuta - Paris : Istituto italiano di cultura, 2005 (154 p.) - (Cahiers de l'hôtel de Galliffet)

Sources[modifier | modifier le code]