Coroebos

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Coroebos d'Élis (en grec ancien Κόροιβος Ἠλεῖος, parfois orthographié Corabos ou encore Coribus en français, Kurribus en latin) est le premier champion olympique, originaire de la ville d'Élis.

Les Jeux olympiques, créés par Iphitos en 884 av. J.-C., ne voient qu'en 776 av. J.-C. [1], l'introduction d'une seule épreuve sportive : une course à pied (le stadion) d'une longueur d'un stade (environ 192 m)[2]. Coroebos entre dans l'histoire pour être le premier vainqueur de cette première épreuve olympique[2],[3],[4]. Son tombeau se situait à la frontière du territoire de l'Élide[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pamela-Jane Shaw, Discrepancies in olympiad dating and chronological problems of archaic Peloponnesian history, p70 [1]
  2. a et b « Verum tamen Aristidomii (i. e. Aristidomi asseclae) Helienses referunt; quod nempe a vicesima septima olompiade, ab Iphito (inchoante), sit (est) constitutus agon et victoria; nulli vero ex incuria primorum adscriptus (scriptus) sit (est) (in fastis): vicesima autem olompiade vincens in stadio Kurribus Heliensis, primus scriptus est; illaque prima olompias constituta est, a qua Iones tempus computant. » Eusèbe de Césarée, Chroniques [2]
  3. « Le prix de la course fut le premier qu'on proposa, et qu'il fut remporté par Corabos Éléen qui n'a cependant pas de statue à Olympie, mais dont le tombeau existe sur les frontières de l'Élide. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], V, 8
  4. « La première olympiade marquée par la victoire de Péléen Corébas » Strabon, VIII, 3, 30
  5. « Les Éléens, de leur côté, disent que leur pays s'étend jusqu'au tombeau de Corébus : lorsqu'Iphitus eut rétabli les Jeux olympiques qui avaient été interrompus depuis longtemps et qu'on recommença à fêter les Olympiades, on ne proposa d'abord de prix que pour la course, et Corébus le remporta. On lit sur son tombeau une inscription qui apprend qu'il a été vainqueur à Olympie, qu'aucun mortel ne l'avait été avant lui, et que ce tombeau lui a été érigé à l'extrémité de l'Élide. » Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], VIII, 26, 4