Cornelis de Witt
Cornelis de Witt
Bronze de Johan et Cornelis de Witt à Dordrecht
| Naissance | 15 juin 1623 Dordrecht, Provinces-Unies |
|---|---|
| Décès | 20 août 1672 (à 49 ans) La Haye, Provinces-Unies |
| Nationalité | |
| Activité principale | gouverneur de Putten |
| Conjoint | Maria van Berckel |
| Enfants | Jacob de Witt Johan de Witt Wilhelmina de Witt I Wilhelmina de Witt II Wilhelmina de Witt III |
| Famille | Jacob de Witt [père] Andries de Witt [oncle] Johan de Witt [frère] Andries Bicker [beau-père] Cornelis de Graeff [beau-père] Andries de Graeff [beau-père] |
Compléments
- Figure prééminente de la faction républicaine néerlandaise durant la Première période sans stathouder
Cornelis de Witt ou Cornelius de Witt, en français Corneille de Witt, né à Dordrecht le 15 juin 1623, mort à La Haye) le 20 août 1672, frère de Johan de Witt, est un homme d'État néerlandais.
Sommaire |
Biographie [modifier]
En 1650, Cornelis de Witt devient bourgmestre de Dordrecht et membre des États de Hollande et de Frise-Occidentale. Il est ensuite nommé au poste important de gouverneur (ruwaard) de Putten et bailli de Beierland.
Il s'associe plus étroitement avec son frère, le Grand-pensionnaire, et le soutient tout au long de sa carrière avec une grande détermination et efficacité. En 1667, il est choisi par les États de Hollande pour accompagner l'amiral Michiel de Ruyter dans le fameux raid sur la Medway durant lequel il se distingue par sa fraîcheur et son intrépidité. En 1672, il accompagne de nouveau Ruyter et prend une part honorable dans la bataille de Solebay contre les flottes alliées anglaise et française. Contraint par la maladie de quitter la mer, il trouve à son retour Dordrecht aux mains du parti orangiste. Lui et son frère sont l'objet de suspicion et livrés à la vindicte populaire. Sur la base de fausses accusations de trahison, il est arrêté. Soumis à la torture, il refuse d'avouer et est condamné au bannissement.
Victime d'un complot soigneusement organisé par les Orangistes Johan Kievit et l'amiral Cornelis Tromp, il est lynché par la foule, qui tue également son frère qui devait être libéré le jour même. Leurs cœurs et leurs corps horriblement mutilés sont exposés à la foule comme des trophées. Aujourd'hui, cet événement est considéré par les Néerlandais comme la période la plus honteuse de l'histoire des Pays-Bas.
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Cornelis de Witt par Jan de Baen (1667/70), Rijksmuseum (Amsterdam
Dans la littérature [modifier]
- Alexandre Dumas raconte en détail la dernière journée de la vie de Cornelis (Corneille) de Witt au début de son roman La Tulipe noire, paru en 1850.
Sources [modifier]
- (nl) Biographie Cornelis de Witt dans la DBNL
- (en) « Cornelis de Witt », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cornelis de Witt » (voir la liste des auteurs) dans sa version du 21 octobre 2007