Corlier

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Corlier
Vue de Corlier et de l'Avocat
Vue de Corlier et de l'Avocat
Blason de Corlier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Communauté de communes du plateau d'Hauteville
Maire
Mandat
Jean-François Dupont
2014-2020
Code postal 01110
Code commune 01121
Démographie
Gentilé Corlierons
Population
municipale
121 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 54″ N 5° 29′ 49″ E / 46.0317, 5.4969 ()46° 01′ 54″ Nord 5° 29′ 49″ Est / 46.0317, 5.4969 ()  
Altitude Min. 560 m – Max. 917 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Corlier est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Corlierons et les Corlierones[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à l'extrémité du plateau du val d'Aranc s'étendant sur une superficie de 5,5 km2 à une altitude moyenne de 781 mètres. Elle est bordée au nord-est par la chaîne de l'Avocat, d'une hauteur maximum de 1 014 mètres. Au nord se trouve un altiport ouvrant sur une reculée ou se situe la cascade de la Fouge. À l'ouest, une succession de reculées permettent d’accéder au village de Jujurieux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Corlier
Cerdon, Poncin Corcelles Nantua
Jujurieux Corlier Izenave
Oncieu Evosges Aranc Hauteville-Lompnès
Tenay, Lacoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Corlier

Les armes de Corlier se blasonnent ainsi[2] : Bandé de sinople et d'or, au chef d'azur chargé de trois besants d'or.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Corlier, que l'on retrouve sous le nom aussi de Corlieu, tire son étymologie probablement de Cor-celtique désignant un lieu habité[3].

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 1885 et 1906 fut découvert à l'ouest du village, au lieu-dit Maussant, un lot de 217 pièces de monnaies datant de l'époque romaine (de l'empereur Claude à Valens). Ces pièces ont été trouvées lors du curage de la source présente au lieu-dit. il s'agit certainement d'une offrande à la divinité de la source. Il a été découvert aussi des fragments de poteries et des clous en fer[4].

Seigneurie[modifier | modifier le code]

Corlier était une seigneurie en toute justice, avec château, du domaine des abbés de Saint-Rambert-en-Bugey qui s'associèrent aux comtes de Savoie à la fin du XIe siècle. La seigneurie passe aux mains de la famille de Rougemont au XIIe siècle. En 1274[5] la seigneurie fut vendue par Guillaume de Rougemont à son frère Étienne de Rougemont. Jean de Rougemont, fils d’Étienne, en fit hommage aux sires de Thoire et Villars vers l'an 1375. Hugonin du Breul, second fils de Jean II du Breul fut chevalier et seigneur de Corlier à cette époque. Les sires appliquèrent la haute, moyenne et basse justice conjointement avec Jean de Rougemont. Ces derniers inféodèrent la seigneurie de Corlier le 11 juin 1381 à Pierre de Layrieux. Au XVIIe siècle, elle est partagée entre le duc de Nemours, le comte de Montréal, les barons de Châtillon de Corneille et de la Bâtie sur Cerdon, les seigneurs de Rougemont, de Lantenay, de la Vellière, de Bouvens, de la Cueille et les chartreux de Meyriat. Le château fut cédé, par la suite à la famille Montillet de Champdor et ce jusqu'à la Révolution[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1977 Adrien Turc    
1977 1989 Maurice Escande    
1989 2001 Albert Sappey    
2001 2008 Gérard Ehrstein    
2008 En cours Jean-François Dupont   Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Corlier.

En 2011, la commune comptait 121 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250 214 274 263 272 212 235 246 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
258 245 242 226 212 219 225 226 194
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
197 165 160 139 166 148 133 104 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
89 65 69 66 76 73 109 119 121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de Corlier.
Vue de Corlier enneigé.

Château féodal[modifier | modifier le code]

Le château de Corlier se situait sur l'éperon rocheux qui domine le village. Il n'en reste, aujourd'hui, pratiquement aucune trace. Aucune description nous permettant de connaître les proportions réelles de la bâtisse. En 1330, d'après les comptes de la châtellenie de Lompnès, le château était mentionné sous le nom de bâtie, signifiant que ce château fut un ou des bastions de bois avec peut-être une partie en pierre. Par conséquent, la construction en pierre est postérieure. Toujours en 1330, en pleine guerre delphino-savoyarde, le château fut pris pendant deux jours par les troupes savoyardes menées par un certain Guillaume dit "de Résinand", qui y fut blessé. Humbert de Châtillon (dit "Provaint"), châtelain de Saint-Rambert, paya dix sous pour les soins dudit Guillaume. Afin de s'emparer de l'édifice, les assaillants ont brulé la porte avec du bois et de la paille. À la Pâques, le Dauphin rassembla ses troupes à Lagnieu afin de récupérer le château, mais cette opération ne put se faire. À partir de ce moment, c'est le châtelain de Lompnès qui prit la garde du château. Il aurait été détruit au XVIe ou XVIIe siècle, peut-être lors du rattachement du Bugey à la France en 1601. Actuellement, une statue de la Vierge témoigne de l'emplacement de ce château. Les fondements d'une tour restent quand même visibles.

Maisons fortes[modifier | modifier le code]

Il aurait aussi existé une première maison forte à Corlier qui, selon un acte datant de 1341, la situe non loin du château (en dessous de l'éperon rocheux). Elle est encore mentionnée dans des actes datant de 1344 et 1351. Une seconde maison forte est, quant à elle, mentionnée en 1454 sous le nom de "Lestanchi". Guillaume de Rougemont en 1337 la cède au Comte de Savoie avec le moulin qui se situe à proximité en échange de la seigneurie de Lompnès. Après la destruction du château, une maison forte fait office de "château". Le procès verbal datant du 27 mars 1776 nous dit que des pierres de taille, des portes et des fenêtres furent démontées du château de Rougemont pour la réfection de ce bâtiment. On ne sait actuellement le lieu de cette demeure et si elle existe encore.

Autres Vestiges[modifier | modifier le code]

Ruines du moulin de Merlet : le moulin était encore en activité à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Sur certains documents, on retrouve la mention de hameau de Merlet. Sur place, n'est visible qu'une seule ruine du moulin mais il est probable qu'il y en eut trois. Ces moulins sont alimentés par les ruisseaux qui forment la Jarine.

Quand Mgr Devie passa à Corlier en 1835, son secrétaire nota : « entre Aranc et Corlier, on aperçoit les ruines d'un ancien monastère que les habitants du pays appellent encore le couvent des Dames. La tradition porte que c'étaient des religieuses placées dans cette maison et qui furent transférées à Seyssel ». Il s'agirait peut-être du château détruit en 1601. Le géographe Corcelle signale lui aussi, l'ancien couvent des Dames de Blyes à Corlier. Il pourrait s'agir ici du prieuré de Cléon sur la commune de Corcelles[9].

Église[modifier | modifier le code]

Mentionnée pour la première fois en 1213, elle est plusieurs fois remaniée. Des chapelles ont été ajoutées en 1655 puis 1862 et 1866. On peut observer d'anciennes fresques à l'intérieur.

Rivières, ruisseau et sources[modifier | modifier le code]

Le village de Corlier se situant non loin d'un marais, il existe plusieurs sources qui ont été, pour la plupart, captées. Sur les plans cadastraux napoléoniens, leurs emplacements étaient indiqués par la dénomination de fontaines :

  • Fontaine des murailles : fontaine située à proximité de la Jarine. On ne sait pas si aujourd'hui il reste des traces de cette fontaine qui normalement se situerait à côté de la route de Corlier quand celle-ci enjambe la Jarine ;
  • Fontaine de Vers la Rivière : fontaine qui se situe au lieu-dit « Vers la rivière », qui n'est autre que le champ qui longe la Jarine jusqu'au Moulin de Merlet. Un fontaine est signalée à cet endroit ;
  • Fontaine de Tré Cartiou : sur la route de Montgriffon, non loin du cimetière, était mentionnée la présence d'une fontaine. elle existe encore aujourd'hui ;
  • Fontaine de la Vignette : toujours sur la route de Montgriffon. Difficilement localisable sur le plan cadastral mais de toute évidence au lieu-dit : le Montieux. Cette source existe encore et rejoint la Mandorne.

Altiport[modifier | modifier le code]

L’altiport de Corlier est situé en à l'ouest du village en direction de la cascade de la Fouge. Il est doté d’une piste en herbe de 300 par 40 m. On y trouve aussi un hangar qui peut héberger des avions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Corlier”)
  3. La France par cantons et par communes: Département de l'Ain
  4. André Buisson, Carte archéologique de la Gaule: 01. Ain, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,‎ 1990 (ISBN 2877540103, lire en ligne).
  5. Recherches historiques sur le département de l'Ain, Volumes 1 à 3 Par Agricole Charles Nestor Lateyssonnière
  6. Usages des pays de Bresse, Bugey et Gex, leurs statuts, stil & édits; Charles Revel
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. HISTOIRE DES COMMUNES DE L'AIN : Tome IV Haut-Bugey, Valromey, Pays de Gex, Horvath, 1985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]