Coriolis II
| Coriolis II | |
Le Coriolis II au port de Rimouski en 2009. |
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| Autres noms | NGCC John Jacobson (1991) Coriolis II (11 octobre 2002) |
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| Type | Navire océanographique |
| Histoire | |
| Quille posée | 1990 |
| Lancement | 1991 |
| Statut | En service au Québec en 2012 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 49,95 m (hors-tout) 46,00 m (entre perp.) |
| Maître-bau | 11 m |
| Tirant d'eau | 5,2 m |
| Tonnage | 836 t (brut) 250 t (brut) |
| Propulsion | 4 Deutz AG diesel 6 cylindres, 2 hélices à pas variable, 750 rpm |
| Puissance | 4 800 ch |
| Vitesse | 15,75 nœuds |
| Autres caractéristiques | |
| Équipage | 24 personnes |
| Chantier naval | Versatile Pacific Shipyards de Esquimalt en Colombie-Britannique, Canada |
| Armateur | REFORMAR[1] |
| Affréteur | UQAR/ISMER |
| Pavillon | |
| IMO | 8818570 |
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Le Coriolis II est un navire de recherche océanographique canadien. Consruit pour la garde côtière canadienne par les chantiers navals de la Versatile Pacific Shipyards Ltd. de North Vancouver en 1990-1991, il est lancé en 1991 et utilisé comme navire de patrouille en mer jusqu'en 1997. Il a été vendu en 2001 à un regroupement d'universités québécoises, réunies en consortium sous le nom de REFORMAR, afin d'être converti en navire de recherche océanographique. Depuis 2002, il contribue à la recherche dans l'estuaire et dans le golfe du Saint-Laurent en étant le navire de recherche de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER).
Sommaire |
Origine du nom[modifier]
Le navire a été nommé Coriolis II en l'honneur de Gaspard-Gustave Coriolis, un mathématicien français[2]. En effet, un de ses théorèmes de cinématique, la force de Coriolis, est essentiel dans la compréhension des courants marins[3].
Historique[modifier]
Carrière dans la Garde côtière canadienne[modifier]
La construction du NGCC John Jacobson débute en janvier 1990 dans les chantiers navals de la « Versatile Pacific Shipyards Ltd. » de North Vancouver en Colombie-Britannique[4],[5]. Lancé par la Garde côtière canadienne en 1991, le NGCC John Jacobson a été en service comme patrouilleur semi-hauturier jusqu'en 1997[4],[6].
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Le 7 mai 2001[4], il a été par à un consortium composé de quatre universités québécoises[2],[7], soit l'UQAR / Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER)[8], l'Université Laval / Groupe interuniversitaire de recherches océanographiques du Québec (GIROQ), l'UQAM et l'Université McGill. Pour financer l'acquisition le consortium universitaire à bénéficier d'une aide finançière de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) et du gouvernement du Québec au montant de 12 millions de dollars[2].
Le navire fut transformé en navire de recherche océanographique par le groupe Concept Naval R. Desgagnés, et les travaux ont eu lieu au chantier maritime Davie de Québec, entre la fin de 2001 et le début de 2002. Le 11 octobre 2002, le navire fut rebaptisé Coriolis II au quai de Rimouski[2]. Il remplace alors le N/R Alcide C. Horth, le tout premier navire de recherche à appartenir à l'ISMER, qui fut en service de 1988 à 2002. La gestion des opérations du navire N/R Coriolis II a été confiée à Reformar, situé depuis 2008 à l'Université du Québec à Rimouski et partenaire de l'ISMER-UQAR[9].
Océanographie et autres projets liés à la mer[modifier]
L'ISMER (Institut des sciences de la mer de Rimouski) fut renommé ainsi en 1999, auparavant nommé INRS-Océanologie. Il compte sur une main-d'œuvre ultra-spécialisée dans la recherche en milieu marin, et réunit des océanographes, des biologistes, des géologues, des chimistes et des physiciens[10].
Ces chercheurs utilisent le Coriolis II pour différents types de recherche dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent, ainsi que dans la rivière Saguenay. Les ressources biomarines, la pollution, les effets du réchauffement planétaire y sont régulièrement vérifiés[11].
Ces chercheurs et professeurs assurent aussi l'enseignement à plus d'une centaine d'étudiants au baccalauréat en biologie marine et à la maîtrise en océanographie. Tous y acquièrent de l'expérience tout en participant à des missions stages scientifiques à bord[11].
Le navire est doté d'un sondeur bathymétrique qui sert à cartographier les fonds marins[12].
De même il peut assurer des mouillages de recherche de différents types avec son système de treuillage et son portique arrière d'une capacité de 9 tonnes, permettant d'effectuer des tâches faisant appel à des instruments lourds : l'installation de courantomètres, le chalutage, le carottage[12], le CTD[13], le sonar à balayage latéral.
Il permet également d'effectuer des travaux de station, comme la collecte d'échantillons dans la colonne d'eau à différentes profondeurs, avec une rosette munie de plusieurs bouteilles Niskin (bouteille de prélèvement), toujours avec l'aide du positionnement très précis du système GPS.
Très polyvalent, le Coriolis II, en plus de servir à la recherche et à l'enseignement, peut être utilisé en location pour différents autres projets reliés à l'océanographie. Le NCSM Québec l'utilise d'ailleurs chaque année comme navire-école pour la formation des Cadets de la Marine royale canadienne[14].
Il permet de former une nouvelle génération de chercheurs et contribue activement au développement de la région, avec un budget de fonctionnement de plus d'un million de dollars par année[15].
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Compte tenu de la faiblesse des budgets gouvernementaux de recherche, le navire a été affrété par des entreprises pétrolières en 2006 et 2008 afin d'aller chercher 50 % de son budget de fonctionnement et de le maintenir en opération[16]. En 2010, Reformar propose au ministère des Ressources naturelles du Québec d'utiliser le navire pour l'expérimentation de nouvelles techniques « nouvelles techniques d'exploration et d'exploitation du gaz et du pétrole sous-marin »[16].
De 2010 à 2013, des chercheurs rempliront un contrat du Gouvernement du Québec portant sur l'étude sur l'érosion des berges dans trois secteurs de la rive du Saint-Laurent[17].
À l'automne 2011, le Coriolis II participe à une importante mission dans l'est du Canada devant durer plusieurs semaines. Ils effectuent des recherches géomatiques marines sur une distance de 800 milles marins[18], pour la mise en place d'un câble optique, à partir de la côte est du Canada jusqu'en Angleterre.
Données techniques[modifier]
- Date d'immatriculation : 13 août 1991[19]
- Port d'enregistrement : Québec
- Port d'attache : Rimouski[19]
- MMSI : 316133000
- Classification: UMS, ABS, ISM, ISPS et la Certification de l’Alliance verte ( Performance environnementale )
- Coque No : 558
- Propulseur d'étrave : 400 ch à puissance variable[19]
- indicatif : CGDN[19]
- [3] Données complètes du navire (Site de Reformar.ca)
Galerie de photos[modifier]
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Dans la timonerie du Coriolis II.
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Le gaillard d'arrière.
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Un des laboratoires[11].
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Un des quatre moteurs Deutz AG.
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Le Coriolis II arrive à Rimouski, son port d'attache.
Notes et références[modifier]
- (fr) Site officiel de REFORMAR
- Jean Hamann, « Baptême du Coriolis II », Au fil des événements (Université Laval), 17 octobre 2002. Consulté le 11 septembre 2010
- (en) Lowell Stott, « Ocean Currents and Climate », University of Southern California. Consulté le 11 septembre 2010
- Garde côtière canadienne - NGCC John Jacobson, Garde côtière canadienne. Consulté le 17 février 2013
- Garde côtière canadienne - Flotte au cours des 50 dernières années, Garde côtière canadienne. Consulté le 17 février 2013
- (en) New life for CCGS John Jacobson, Canadian Coast Guard Association, Été 2010. Consulté le 11 septembre 2010
- Plancton à bord !, InnovationCanada.ca, 1er mai 2002. Consulté le 14 septembre 2010
- (fr) UQAR-ISMER ses 10 ans d’existence en océanographie (site Web de UQAR-INFO)
- REFORMAR - Gestion de navires et d'équipements scientifiques. Consulté le 17 février 2013
- Ministère du développement économique, innovations et exportation du Québec - Section Science et Technologie
- Information générale (site Web UQAR / ISMER)
- (fr) [1] Sondeur EM 302 - EM 2040 (Site Web de Reformar)
- (fr) Le sonar à balayage latéral (site Web de Astérie)
- (fr) Le NCSM Québec sur le Coriolis II sur YouTube [vidéo].
- (fr) [2] Budget annuel de plus de 1,5 millions. (Site Web: Bas-saint-laurent.org)
- Réal-Jean Couture, « Coriolis II loué par des pétrolières », L'Avantage, 25 novembre 2010 [texte intégral (page consultée le 25 mai 2012)]
- Jean Saint-Pierre, « Le Coriolis II étudie l'érosion des berges », Le Nord-Est, 10 mai 2010 [texte intégral (page consultée le 18 février 2013)]
- Mission qui permettra de relier la Nouvelle-Écosse à l’Angleterre par un câble optique. Site Web: Info UQAR (Par J.F. Bouchard)
- Transports Canada, « Transports Canada - Coriolis II (N.M. 813736) ». Consulté le 17 janvier 2013.
- (fr) La Rosette (site Web de Ressources naturelles Canada)
Annexes[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Rare photo du NGCC John Jacobson maintenant le Coriolis II (Site Web de la Garde côtière canadienne)