Coriaria myrtifolia

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Coriaria myrtifolia - Muséum de Toulouse.

Coriaria myrtifolia, la Corroyère à feuilles de myrte, est une espèce d'arbustes de la famille des Coriariaceae.

Elle pousse en Espagne, dans la zone est de la Méditerranée et dans le Sud de la France.

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont des arbustes de 2 à 3 mètres de haut, appelés dans le Sud de la France « Redoul » ou « Roudou ».

Les feuilles simples et opposées, non épineuses, mesurent jusqu'à 10 centimètres de long et 3 de largeur, s'apparentant à celles du myrte. Les fleurs verdâtres, assez petites, apparaissent en rameaux en avril-Mai. Les fruits sont akènes, noirs, semblables aux Mûres, mais toxiques. Le nom espagnol est « emborrachacabras » (« enivre-chèvres »), puisque l'espèce contient une lactone sesquiterpénique, la coriamyrtine, responsable d'intoxications alcooliques chez les moutons qui consomment la plante.

Le nom même de corroyère témoigne de son usage ancien dans la tannerie, puisque le corroyage était la préparation du cuir : la corroyère contient des tanins qui permettent de l'utiliser à cet effet. Le terme de « corroyage » provient de l'ancien français « conroi » provenant du bas-latin « corregeria », « préparer, dégrossir ».

Propriétés[modifier | modifier le code]

Toutes les parties de la plante contiennent une lactone sesquiterpénique, la coriamyrtine, à propriétés convulsivantes rappelant celles de la strychnine, mais ce sont surtout les fruits charnus qui posent des problèmes à cause de leur aspect appétissant. Les symptômes peuvent apparaître très rapidement après l'ingestion ( de 30 minutes à six heures). La littérature ancienne décrit des intoxications ayant abouti à la mort(parfois une heure après la consommation de fruits). Cependant, les traitement actuels ainsi que les techniques modernes de réanimation permettent, de nos jours, d'avoir une issue heureuse lors de l'ingestion des fruits (à condition que les patients soient secourus rapidement). Il faut donc considéré cette plante comme très toxique et même potentiellement mortelle[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joel Reynaud, La Flore du Pharmacien, Ed.TEC et DOC,2002

Sources[modifier | modifier le code]

  • Flore Forestière Française, Tome 1. Rameau, Jean-Claude. IDF, 1989.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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