Corbinien de Freising

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Le Miracle de l'ours, par Jan Polack (1489), Musée de l'évêché de Freising (Allemagne).
St Corbinien et l'ours, par Côsme-Damien Asam (vers 1725).
Châsse de saint Corbinien (crypte de la cathédrale de Freising).
Armes du pape Benoît XVI.

Saint Corbinien évêque de Freising[1] est né à Saint-Germain-de-Châtres (aujourd'hui Saint-Germain-lès-Arpajon dans le département de l'Essonne) en 680 où il créa un monastère. Sa fête est célébrée le 8 septembre dans le diocèse d'Évry et le 20 novembre en Bavière.

Sa réputation grandissant, sa retraite devint un lieu de pèlerinage. En 716, il part pour Rome voir le pape afin de lui demander de reconnaître son œuvre.

Ordonné évêque par Grégoire II, il repart en mission en Gaule. Devenu encore plus célèbre, il doit se retirer sept ans dans son monastère de Saint Germain. Il retourne alors à Rome supplier le pape d'être relevé de sa charge. Celui-ci lui demande cependant de continuer son évangélisation.

Au cours d'un de ses voyages, pendant la traversée de la Bavière, la légende raconte qu'il fut attaqué par un ours qui dévora son âne. Corbinien, après avoir prié, lui ordonna de lui servir de monture. C'est pourquoi il est souvent représenté accompagné d'un ours. Retenu par Grimoald II, duc de Bavière, il s'installa à Freising où il évangélisa la population et fit bâtir une cathédrale. La ville devint le centre de la vie chrétienne bavaroise. Il mourut le 8 septembre 730 au monastère de Weihenstephan, vénéré comme un Père de la Foi. La châsse contenant les reliques du saint est conservée dans la crypte de la cathédrale de Freising. Il est le saint patron de l'archidiocèse de Munich et Freising et celui de la cathédrale d'Évry. Saint Corbinien donne d'ailleurs son nom à une publication mensuelle du diocèse d'Evry, Corbiniana disparue en 2009.

L'ours de Saint Corbinien est représenté sur les armoiries du pape Benoît XVI qui fut archevêque de Munich-Freising.

Le Pape, dans son ouvrage intitulé Ma vie, souvenirs s'est comparé à cet ours transformé par le saint en bête de somme : « L'ours n'est-il pas l'image de ce que je dois faire et de ce que je suis ? Je suis devenu ton mulet chargé de ton joug, et c'est ainsi que je suis tout près de toi pour toujours ».

La vie de saint Corbinien en images[modifier | modifier le code]

Scènes de la vie de saint Corbinien d'après un panneau de la crypte de la cathédrale de Freising[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arbeo (4e évêque de Freising), Vie de Saint Corbinien, Éditions Mediaspaul

Notes et références[modifier | modifier le code]