Coranisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le coranisme est un courant de l'islam scripturaliste, car fondé sur le seul Coran et le refus des hadiths[1]. Le coranisme est la version musulmane du "Sola scriptura" des protestants et du karaïsme dans le judaïsme.

Les coranistes (ou coranites) se fondent uniquement sur le Coran, contrairement aux sunnites et chiites qui croient au Coran et aux hadiths. Ils affirment retourner à l'islam originel, à l'époque où les musulmans ne se référaient qu'aux enseignements coraniques, puisque les premiers recueils de hadiths ne sont apparus qu'après la mort de Mahomet. Les coranistes croient également en la sunna qui se trouve dans le Coran, et rejettent la sunna telle qu'elle a été rapportée par l'orthodoxie musulmane sunnite.

Les coranistes sont en contradiction avec la majeure partie des pratiques cultuelles en islam qui sont recommandées par les hadiths. Ils trouvent que les hadiths sont des textes écrit par l'Homme (après la mort de Mahomet) et n'ont donc aucune puissance divine comme le Coran (dicté par Dieu à Mahomet). Dieu précise dans le Coran que seul ce livre saint sera protégé mais pas les autres écrits. Cependant, ils puisent la sunna du prophète dans le Coran car c'est dans le respect de ces paroles dictées par Dieu que Mahomet a fondé son comportement et donc sa sunna.

La base du livre[modifier | modifier le code]

3:7. C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : Il s'y trouve des versets sans équivoque ('Āyātun Muĥkamātun), qui sont la base du Livre ('Ummu Al-Kitābi), et (Ukharu) d'autres versets qui peuvent prêter à des interprétations diverses (Mutashabihatun Fa'ammā). Les personnes qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement mettent l'accent sur les versets équivoques, cherchant la dissension (Al-Fitnati) en essayant de leur trouver une interprétation (Ta'wīlihi), alors que nul n'en connaît l'interprétation (Ta'wīlahu), à part Allah ('Illā Al-Lahu). Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science (Al-`ilmi) disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! ». Mais, seuls les êtres doués d'intelligence s'en rappellent.

Dans ce verset, on apprend que le musulman bien guidé est celui qui se contente de la base du livre, accessible à l'interprétation sans équivoque. Autrement dit, le Coran contient une instruction rendant inappropriée l'interprétation, et donc l'exploitation, d'une partie du Coran, par le musulman. Si le Coran défini en son sein la base du livre, rendant le reste inapplicable, que penser des hadiths qui constituent implicitement d'autres écrits ?

22:52. Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage.

22:53. Afin de faire, de ce que jette le Diable, une tentation pour ceux qui ont une maladie au cœur et ceux qui ont le cœur dur... Les injustes sont certes dans un schisme profond.

22:54. Et afin que ceux à qui le savoir a été donné sachent que le Coran est, en effet, la Vérité venant de ton Seigneur, qu'ils y croient alors et que leurs cœurs s'y soumettent en toute humilité. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui croient.

22:55. Et ceux qui mécroient ne cesseront d'être en doute à son sujet, jusqu'à ce que l'Heure les surprenne à l'improviste ou que les atteigne le châtiment d'un jour terrifiant.

2:106. Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent [2]?

Al-Kitaba Wa Al-Hikmata (le Livre et la Sagesse)[modifier | modifier le code]

Le coranisme est une approche de l'Islam en pleine construction ou reconstruction.

3:7. C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : Il s'y trouve des versets sans équivoque ('Āyātun Muĥkamātun), qui sont la base du Livre ('Ummu Al-Kitābi), et (Ukharu) d'autres versets qui peuvent prêter à des interprétations diverses (Mutashabihatun Fa'ammā). Les personnes qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement mettent l'accent sur les versets équivoques, cherchant la dissension (Al-Fitnati) en essayant de leur trouver une interprétation (Ta'wīlihi), alors que nul n'en connaît l'interprétation (Ta'wīlahu), à part Allah ('Illā Al-Lahu). Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science (Al-`ilmi) disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! ». Mais, seuls les êtres doués d'intelligence s'en rappellent.

2:129. Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse (hikmata), et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage !

Certains coranistes admettent que beaucoup de hadiths sont une source de sagesse. Hikmata est interprété comme étant ce qui a été sauvegardé dans les hadiths. Certains coranistes pensent que la sagesse "hikmata", c'est la sourate el-fatiha (les sept que l'on répète). D'autres "coranyoun" réfutent que "hikmata" désignent l'héritage des hadiths, mais ils expliquent ce mot de Hikmata (Sagesse) par la notion de compréhension, de raisonnement, d'intelligence, en s'appuyant essentiellement sur ces versets : Et il y a parmi eux certains qui roulent leur langues en lisant le Livre pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors qu'il n'est point du Livre; et ils disent: ‹Ceci vient d'Allah›, alors qu'il ne vient pas d'Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah - [3.78] - Il ne conviendrait pas à un être humain à qui Allah a donné le Livre, la Compréhension et la Prophétie (Al-Kitāba Wa Al-Ĥukma Wa An-Nubūwata ), de dire ensuite aux gens : « Soyez mes adorateurs, à l'exclusion d'Allah »; mais au contraire, [il devra dire]: « Devenez des savants, obéissant au Seigneur, puisque vous enseignez le Livre et vous l'étudiez ». (3:79)

[2.269] Il donne la sagesse (Al-Ĥikmata) à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence (Al-'Albābi) seulement s'en souviennent (Yadhdhakkaru).

Comme les mots « Āyātun Muĥkamātun » versets sans équivoque, « Muhkamatun » a pour racine « hikmata » certains coranistes affirment que la hikmata serait pris à tort, pour la sunna des hadiths. Et, que la hikmata désigne en fait ces versets sans équivoque (Ces versets "pleins de sagesses".)

41:34. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.35. Mais (ce privilège) n’est donné qu’à ceux qui endurent et il n’est donné qu’au possesseur d’une grâce infinie.36. Et si jamais le Diable t’incite (à agir autrement), alors cherche refuge auprès Allah; c’est Lui, vraiment l’Audient, l’Omniscient[2].

Le Livre et la balance ? 25. Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens, et pour qu'Allah reconnaisse qui, dans l'Invisible, défendra Sa cause et celle de Ses Messagers. Certes, Allah est Fort et Puissant. Sourate 57 : AL-HADID (LE FER)- 29 versets - Post-Hégire

Les dix versets fondamentaux du coranisme[modifier | modifier le code]

Pour les coranistes, le texte coranique est la seule source valable en matière de religion et pour eux, le livre de Dieu contient tout ce qui est essentiel à la pratique de l'islam. Ils considèrent que celui qui met la parole du prophète au même niveau que la parole de Dieu, commet le plus grand péché en islam, le "shirk". Ils s'appuient pour cela sur les versets suivants :

  1. Sourate (6 : 38) : Nous n’avons rien omis d’écrire dans ce livre (le coran)
  2. Sourate (5 : 3)  : Aujourd’hui, j’ai parachevé l’islam comme religion pour vous
  3. Sourate (4 : 82) : Ne méditent-ils donc jamais le Coran ? S'il émanait d'un autre que Dieu, n'y trouveraient-ils pas de multiples contradictions ?
  4. Sourate (16 : 89) : Et nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé explicite de toute chose, ainsi qu'un guide, une grâce et une bonne annonce aux musulmans. ( 16-89) « Et Nous avons fait descendre sur toi le Livre, comme un exposé manifeste de toute chose et comme guidée et miséricorde et bonne annonce pour ceux qui sont soumis ».( Sourate al-Nahl, 16: 89 )
  5. Sourate (6 : 114): Chercherai-je un autre juge que Dieu, alors que c'est lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé ?
  6. Sourate (45 : 6) : Ce sont là les versets de Dieu que nous te récitons en toute vérité. Et en quel autre hadith, après Dieu et de ses versets croiront-ils ?
  7. Sourate (68 : 35 à 41): Devrions-nous traiter les musulmans comme des criminels ? Qu’avez-vous ? Comment jugez-vous ? Où bien avez-vous un livre dans lequel vous apprenez ?
  8. Sourate (3 : 78) : Et il y a, parmi eux, certains qui roulent leur langue en lisant le Livre pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors qu'il n'est point du Livre; et ils disent : "Ceci vient de Dieu", alors qu'il ne vient pas de Dieu. Ils disent sciemment des mensonges contre Dieu
  9. Sourate (17 : 46) : Et quand tu prêches ton Seigneur, en utilisant seulement le Coran, et même derrière leurs dos, ils s’enfuient par répulsion.
  10. Sourate (10 : 15 à 16) : Lorsque nos versets sont récités, comme preuves évidentes, à ceux qui n'espèrent pas notre rencontre, ils te disent : « Apporte-nous un autre Coran que celui-ci, ou changes-en la teneur ! » Réponds-leur : « Il ne m'appartient pas de le changer de ma propre initiative. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé. En vérité, je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un grand jour ».
  • Voir aussi :
    • Sourate 22 versets 52 à 54. Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité (Ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage. 53. Afin de faire, de ce que jette le Diable, une tentation pour ceux qui ont une maladie au cœur et ceux qui ont le cœur dur... Les injustes sont certes dans un schisme profond. 54. Et afin que ceux à qui le savoir a été donné sachent que (le Coran) est en effet, la Vérité venant de ton Seigneur, qu'ils y croient alors, et que leurs cœurs s'y soumettent en toute humilité. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui croient
    • Sourate 18 verset 27. Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouvera, en dehors de Lui, aucun refuge[2].

Le prophète de l'islam astreint de suivre le Coran[modifier | modifier le code]

Les coranistes sont unanimement d’accord pour suivre Mahomet (sourate 4:59), mais ils sont convaincus que la seule et unique mission du prophète était de transmettre le message de Dieu aux humains (Rassoul = Messager) et qu’il était en même temps astreint de suivre uniquement ce que Dieu lui a révélé dans le Coran. Le prophète était donc, selon les coranistes, contraint de suivre seulement le Coran car Dieu l'a même menacé de mort dans les textes du Coran s’il changeait ou inventait des choses en dehors du Coran.

  • Sourate (69 : 40 à 47) : Ceci (le Coran) est la parole d’un noble messager. Non la parole d’un poète ; vous ne croyez que rarement. Ce n’est ni la parole d’un devin ; vous ne prenez conscience que rarement. Une révélation du seigneur de l’Univers. Si tu racontes des dires contre nous. Nus t’aurions saisi de la main droite puis nous t’aurions tranché l’aorte. Nul d’entre vous n’aurait pu l'aider.
  • Sourate (13 Al rad verset 40) : Que nous te fassions voir une partie de ce dont nous les menaçons, ou que nous te fassions mourir, ton devoir est seulement la communication du message et le règlement de compte sera pour nous.
  • Sourate (17 Al Isra verset 73 à 75) : Il s'en est fallu de peu que leur tentation ne te fît abandonner ce que Nous t'avons révélé, dans l'espoir de t'amener à forger de fausses révélations et à Nous les imputer, moyennant quoi ils t'auraient adopté pour ami intime. Et si nous ne t'avions pas apporté notre soutien, tu aurais failli leur faire un tant Si tu l’avais fait, Nous aurions doublé le châtiment pour toi en cette vie, et après la mort, et tu n’aurais trouvé personne pour t’aider contre Nous.

Le refus de la sunna à partir des hadiths[modifier | modifier le code]

Les coranistes admettent que Mahomet est bien un prophète de l’islam mais refusent catégoriquement de lui attribuer la sunna. Pour eux, la sunna appartient exclusivement à Dieu. Ils se basent sur la Sourate 33 verset 62 : Telle est la sunna d’Allah avec laquelle ils ont vécu et tu ne trouveras pas d’autres sunna d’Allah pour l’échanger.

Selon les coranistes, Abraham était un exemple à suivre pour Mahomet puisqu’il ne pouvait pas, à lui seul, inventer des enseignements sur l’islam « Ensuite nous t’avons inspiré (Mahomet) de suivre la religion d’Abraham, le monothéisme ; il n’a jamais été un idolâtre. (16:123).

Toutes les pratiques religieuses de l’islam nous ont été enseignées par Abraham à travers le Coran. Ceci inclut la salat, la zakat, le jeûne et le hajj. (22:78).

Le sunnisme des sahihayn[modifier | modifier le code]

Les sunnites s'accordent sur quatre sources de référence principales : le Coran, livre révélé au prophète de l'islam Mahomet, la sunna, qui sont les cas non directement évoqués dans le Coran, puis le consensus des jurisconsultes musulmans et la déduction juridique (Qiyas). Le sunnisme possède plusieurs écoles juridiques (madhhab), ayant toutes les mêmes croyances. Les quatre principales écoles étant le hanafisme, le malékisme, le chaféisme et le hanbalisme. Chaque courant est plus ou moins une école, et on notera par exemple que dans le salafisme, l'école hanbalite est la plus utilisée. Le mot sunnite est basé sur le mot "sunna" qui représente donc la ligne de conduite de Mahomet. Ses actes ont donc valeur de loi et sont tous compilés en différents récits appelés "hadith" dont les principaux recueils sont le Sahih al-Bukhari et le Sahih Muslim, considérés comme quasiment authentique ou totalement par l'ensemble des musulmans sunnites. Or, pour certains coranistes acceptant certains hadiths, le sunnite cohérent avec son propre paradigme devrait hiérarchiser les recueils les plus anciens comme celui d'un des tabi'in Hammam bin Munabbih* ou de Az-Zouhri par exemple, au-dessus des sahih de Boukhari et de Muslim (les sahihayn), et non pas le contraire[2].

Le Coran contient tous les détails suffisants[modifier | modifier le code]

Cette sourate 41 intitulé FUSSILAT (Les versets détaillés) insiste aussi sur les caractéristiques du Coran (Un Livre dont les versets sont détaillés, un Livre puissant [inattaquable]; Le faux ne l'atteint, pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison)

3. Un Livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un Coran [lecture] arabe pour des gens qui savent,

40. Ceux qui dénaturent le sens de Nos versets (le Coran) ne Nous échappent pas. Celui qui sera jeté au Feu sera-t-il meilleur que celui qui viendra en toute sécurité le Jour de la Résurrection ? Faites ce que vous voulez car Il est Clairvoyant sur tout ce que vous faites;

41. Ceux qui ne croient pas au Rappel [le Coran] quand il leur parvient... alors que c'est un Livre puissant [inattaquable];

42. Le faux ne l'atteint [d'aucune part], ni par devant ni par derrière : c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louange.

43. Il ne t'est dit que ce qui a été dit aux Messagers avant toi. Ton Seigneur est certes, Détenteur du pardon et Détenteur aussi d'une punition douloureuse.

44. Si Nous en avions fait un Coran en une langue autre que l'arabe, ils auraient dit : “Pourquoi ses versets n'ont-ils pas été exposés clairement ? quoi ? Un [Coran] non-arabe et [un Messager] arabe ? ” Dis : “pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison”. Et quant à ceux qui ne croient pas, il est une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés aveuglement en ce qui le concerne; ceux-là sont appelés d'un endroit lointain.

Par exemple, en ce qui concerne les ablutions, le Coran donne en détail la marche à suivre (5:6). À partir du moment où le Coran donne ces détails que le Prophète * doit appliquer. La présence de hadiths venant ajouter d'autres détails ne figurant pas dans le Coran pourtant détaillé, dans lequel rien a été omis (6:38 : … Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre …) ces hadiths prennent alors une dimension suspecte aux yeux du coraniste, qui estime que certains hadiths ajoute de la pénibilité, de la difficulté, voir du non-sens, dans la religion facile, la religion d'Abraham[2].

Face à la requête des sunnites, demandant aux coranistes, de montrer de quelle façon se fait la prière en ne se basant uniquement, sur le Coran, le coraniste rétorque parfois par "l'argument de la vâche" en comparant cette demande, à celles du peuple de Moïse réclamant toujours plus de détails pour une chose qu'Allah a révélé simple et facile à appliquer. Celui qui réclame d'avoir des détails sur la façon de prier, s'alourdis la tâches, comme le peuple de Moïse qui aurait pu se contenter d'immoler n'importe quelle vâche, mais qui s'est rendu la tâche plus compliqué en demandant toujours plus de critères. 2:67. (Et rappelez-vous,) lorsque Moïse dit à son peuple : “Certes Allah vous ordonne d'immoler une vache” . Ils dirent : “Nous prends-tu en moquerie ? ” “Qu'Allah me garde d'être du nombre des ignorants” dit-il. 68. - Ils dirent : “Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise ce qu'elle doit être”. - Il dit : “Certes Allah dit que c'est bien une vache, ni vieille ni vierge , d'un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu'on vous commande”. 69. - Ils dirent : “Demande donc pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise sa couleur”. - Il dit : “Allah dit que c'est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir”. 70. - Ils dirent : “Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous précise ce qu'elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés , si Allah le veut”. 71. - Il dit : “Allah dit que c'est bien une vache qui n'a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d'infirmité et dont la couleur est unie”. - Ils dirent : “Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité ! ” Ils l'immolèrent alors mais il s'en fallut qu'ils ne l'eussent pas fait. Pour le coraniste, la prière simple et souple, l'essentiel étant la récitation, l'invocation, et le segment de ce même verset fait clairement de l'invocation la salat "Puis quand vous êtes en sécurité, invoquez Allah" : 238. Soyez assidus aux Salats et surtout la Salat médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité . 2:239. Mais si vous craignez (un grand danger), alors priez en marchant ou sur vos montures. Puis quand vous êtes en sécurité, invoquez Allah comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas.

2:239 "...invoquez Allah comme Il vous a enseigné ce que vous ne saviez pas...."  ce segment faisant apparemment référence à l'invocation en utilisant le langage 96:4. qui a enseigné par la plume [le calame], 5. a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.

Ali Ibn Abi Talib (radiAllahu 'anh) rapporte le dialogue suivant entre le Messager d'Allah ('alayhi salatu wa salam) et lui :  - "Il y aura des périodes de troubles pareilles à l'obscurité de la nuit." - "Comment s'en sortir ô Messager d'Allah ?" demandais-je. Il répondit : "Par le biais du Livre d'Allah, qu'Il soit glorifié et exalté. Il renferme les nouvelles de ceux qui ont vécu avant vous et de ceux qui viendront après vous. Il sert de loi entre vous. C'est une parole décisive qui tranche entre le vrai et le faux et non une plaisanterie frivole. Quiconque cherche une voie en dehors de lui, Allah l'égarera. Il est la corde solide d'Allah. Sa lumière évidente, le Sage Rappel et la voie droite. Les passions ne peuvent point le dévier, les langues ne se confondent pas dans sa lecture et les opinions ne divergent pas à son sujet. Les savants sont toujours épris de lui et les pieux ne se fatiguent pas de sa lecture. Il ne vieillit pas pour sa lecture répétée. Ses merveilles ne finissent jamais. A peine les djinns l’ont entendu qu’ils ont crié : « Nous avons certes entendu un Coran merveilleux qui guide vers la droiture ». Quiconque le connaît a une science primordiale sur les autres.Quiconque le cite dit la vérité, et quiconque juge selon lui jugera avec justice. Quiconque l'applique sera récompensé et quiconque y convie les gens sera guidé vers une voie droite." [Rapporté par At-Tirmidhi]

La "Millata" d'Abraham ?[modifier | modifier le code]

(4:125). Qui est meilleur en religion que celui qui soumet à Allah son être, tout en se conformant à la Loi révélée et suivant la religion (millata) d'Abraham, homme de droiture ? Et Allah avait pris Abraham pour ami privilégié.

(3:93 - 95). Toute nourriture était licite aux enfants d'Israël, sauf celle qu'Israël lui-même s'interdit avant que ne descendit la Thora. Dis[-leur]: “Apportez la Thora et lisez-la, si ce que vous dites est vrai ! ” 94. Donc, quiconque, après cela, invente des mensonges contre Allah... ceux-là sont, donc, les vrais injustes. 95. Dis : “C'est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d'Abraham, Musulman droit. Et il n'était point des associateurs”.

(2:135 - 136) Ils ont dit : “Soyez Juifs ou Chrétiens, vous serez donc sur la bonne voie”. - Dis : “Non, mais suivons la religion d'Abraham, le modèle même de la droiture et qui ne fut point parmi les Associateurs”. 136. Dites : “Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis”.

(3:64 - 68) - Dis : “ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah”. Puis, s'ils tournent le dos, dites : “Soyez témoins que nous, nous sommes soumis”. -65. ô gens du Livre, pourquoi disputez-vous au sujet d'Abraham, alors que la Thora et l'évangile ne sont descendus qu'après lui ? Ne raisonnez-vous donc pas ? - 66. Vous avez bel et bien disputé à propos d'une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n'avez pas connaissance ? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas. - 67. Abraham n'était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n'était point du nombre des Associateurs. - 68. Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d'Abraham, sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l'allié des croyant[2].

La tentation des versets abrogés[modifier | modifier le code]

L'un des arguments des coranistes est de rappeler qu'Allah a pris soin d'abroger des versets du Quran. Les hadiths (apocryphes) sont-ils au-dessus de ces versets qu'Allah a abrogés ? Les hadiths sont-ils aussi une tentation ?

22:52. Nous n'avons envoyé, avant toi, ni Messager ni prophète qui n'ait récité. (ce qui lui a été révélé) sans que le Diable n'ait essayé d'intervenir [pour semer le doute dans le cœur des gens au sujet] de sa récitation. Allah abroge ce que le Diable suggère, et Allah renforce Ses versets. Allah est Omniscient et Sage. 53. Afin de faire, de ce que jette le Diable, une tentation pour ceux qui ont une maladie au cœur et ceux qui ont le cœur dur... Les injustes sont certes dans un schisme profond. 54. Et afin que ceux à qui le savoir a été donné sachent que (le Coran) est en effet, la Vérité venant de ton Seigneur, qu'ils y croient alors, et que leurs cœurs s'y soumettent en toute humilité. Allah guide certes vers le droit chemin ceux qui croient. 55. Et ceux qui mécroient ne cesseront d'être en doute à son sujet, jusqu'à ce que l'Heure les surprenne à l'improviste ou que les atteigne le châtiment d'un jour terrifiant.

2:106. Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu'Allah est Omnipotent [2]?

"La barbe ne fait pas l'imam"[modifier | modifier le code]

Le port de la barbe est recommandé par les hadiths, or un coraniste qui ne pratique sa religion qu'à partir du Coran arrivera devant ce constat que le seul passage où le mot barbe est mentionné dans le Coran, c'est quand Haroun * (Haron) se fait réprimander par son frère Moussa * (Moïse).

(20:92-94). Alors [Moïse] dit : “Qu'est-ce qui t'a empêché, Aaron, quand tu les as vus s'égarer. 93. de me suivre ? As-tu donc désobéi à mon commandement ? ” 94. [Aaron] dit : “ô fils de ma mère, ne me prends ni par la barbe ni par la tête. Je craignais que tu ne dises : “Tu as divisé les enfants d'Israël et tu n'as pas observé mes ordres”[2].

Plus aucun signe avant-coureur ?[modifier | modifier le code]

Qu'est-ce qu'ils attendent sinon que l'Heure leur vienne à l'improviste ? Or ses signes avant-coureurs ('Ashrāţuhā) sont certes déjà venus ('Idhā Jā'at/hum). Et comment pourront-ils se rappeler (Dhikrāhum) quand elle leur viendra (à l'improviste) ? (47:18).

Ce verset semble informer que les signes avant-coureurs sont passés, et qu'ils n'y en aura plus, pour être alerté de l'approche imminente de l'Heure. Alors que les hadiths alimentent fortement l'eschatologie, avec une multitude de signes avant-coureurs encore à venir, même à notre époque[2].

Les Gog et Magog (Yajuj wa Majuj)[modifier | modifier le code]

Pour le coraniste, le retour des Gog et Magog coïncide avec le jour de la résurrection (LA PROMESSE) :

Il est défendu [aux habitants] d'une cité que Nous avons fait périr de revenir [à la vie d'ici-bas] ! 96. Jusqu'à ce que soient relâchés les Yajuj et les Majuj et qu'ils se précipiteront de chaque hauteur; (21:95)

Car dans ce verset ci-dessous, le jour de la résurrection est marqué par la destruction et le nivellement des montagnes, dont celles entre lesquelles Zul Qarnayn a fait construire un remblai, pour protéger par la séparation, contre les Yajuj wa Majuj (de cette époques ? Car aussi selon certain coranistes Yajuj et Majuj est un terme générique qui désigne tout peuples criminels ayant un penchant colonisateur, et semeur de désordres sur la terre, et tout peuple qu'Allah a fait périr dans un cataclysme).

Ainsi, ils ne purent guère l'escalader ni l'ébrécher non plus. 98. Il dit : “C'est une miséricorde de la part de mon Seigneur. Mais, lorsque la promesse (LA RÉSURRECTION) de mon Seigneur viendra, Il le nivellera (DESTRUCTION DES MONTAGNES). Et la promesse de mon Seigneur est vérité”. 99. Nous les laisserons, ce jour-là, déferler comme les flots les uns sur les autres, et on soufflera dans la Trompe et Nous les rassemblerons tous. (18:97)

Les criminels tout bleus ? (Al-Mujrimina Yawma'idhin Zurqaan ? les criminels ce jour-là (seront?) bleus ?)

101. ils resteront éternellement dans cet état, et quel mauvais fardeau pour eux au Jour de la Résurrection, 102. le jour où l'on soufflera dans la Trompe, ce jour-là Nous rassemblerons les criminels tout bleus (de peur) ! (Yawma Yunfakhu Fi As-Suri Wa Nahshuru Al-Mujrimina Yawma'idhin Zurqaan ) 103. Ils chuchoteront entre eux : “Vous n'êtes restés là que dix [jours]” ! 104. Nous connaissons parfaitement ce qu'ils diront lorsque l'un d'entre eux dont la conduite est exemplaire dira : “Vous n'êtes restés qu'un jour”. 105. Et ils t'interrogent au sujet des montagnes. Dis : “Mon Seigneur les dispersera comme la poussière, 106. et les laissera comme une plaine dénudée 107. dans laquelle tu ne verras ni tortuosité, ni dépression. 108. Ce jour-là, ils suivront le Convocateur sans tortuosité ; et les voix baisseront devant le Tout Miséricordieux. Tu n'entendras alors qu'un chuchotement. 109. Ce jour-là, l'intercession ne profitera qu'à celui auquel le Tout Miséricordieux aura donné Sa permission et dont Il agréera la parole. (Sourate 20 (TA-HA: versets 101 - 109)

12. Avant eux, le peuple de Noé, les gens d'Ar-Rass et les Tamud crièrent au mensonge, 13. de même que les Aad et Pharaon et les frères de Lot, 14. et les gens d'Al-Aïka et le peuple de Tubbaa. Tous traitèrent les Messagers de menteurs. C'est ainsi que Ma menace se justifia (Sourate 50 : QAF v 12 - 14).

43. C'est Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et vers Nous sera la destination, 44. le jour où la terre se fendra, les [rejetant] précipitamment. Ce sera un rassemblement facile pour Nous. 45. Nous savons mieux ce qu'ils disent. Tu n'as pas pour mission d'exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran celui qui craint Ma menace. (Sourate 50 : QAF - v43 - 45)[2].

Un hadith Sahih Muslim contient une faute grave[modifier | modifier le code]

`A'icha a dit: "J'avais six ans lorsque le Prophète m'épousa et neuf ans lorsqu'il eut effectivement des relations conjugales avec moi. Quand nous nous rendîmes à Médine, j'avais eu de la fièvre un mois durant et mes cheveux avaient poussé jusqu'à mes épaules. Ma mère, 'Umm Rûmân, vint me trouver alors que j'étais sur une balançoire, entourée de mes camarades. Quand elle m'eut appelé, je me rendis auprès d'elle sans savoir ce qu'elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester à la porte de la maison jusqu'à ce que j'eusse pris mon souffle. Elle me fit ensuite entrer dans une maison où se trouvaient des femmes des 'Ansâr qui me dirent: "A toi le bien, la bénédiction et la meilleure fortune!". Ma mère m'ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent la tête; et se mirent à me parer. Or, rien ne m'effraya et quand l'Envoyé d'Allah vint dans la matinée; elles me remirent à lui". (sahih de Muslim)

Or, cet âge de 9 ans, et cette "balançoire, entourée de mes camarades." confère à ce hadith une intention suspecte.

Asmaâ est née en 28 avant l'hégire, 100 ans avant la mort de son fils. Elle avait donc 29 ans lorsque sa petite sœur s'est mariée au Prophète() 1 an après l'hégire. Et la petite sœur Aicha avait 10 ans de moins, soit 19 ans, ou "9 ans après la dizaine"[3],[4],[2].

Les hadiths des épouses et les secrets du prophète[modifier | modifier le code]

Sourate 66 v 3. Lorsque le Prophète confia un secret à l'une de ses épouses et qu'elle l'eut divulgué et qu'Allah l'en eut informé, celui-ci en fit connaître une partie et passa sur une partie. Puis, quand il l'en eut informée elle dit : “Qui t'en a donné nouvelle ? ” Il dit : “C'est l'Omniscient, le Parfaitement Connaisseur qui m'en a avisé”. 4. Si vous vous repentez à Allah c'est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît [son] soutien . 5. S'Il vous répudie, il se peut que Seigneur lui donne en échange des épouses meilleurs que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices, jeûneuses, déjà mariées ou vierges.

Dans ce passage du Coran on apprend que tous les propos du Prophète n'étaient pas destinés à la divulgation. Ce passage est considéré comme un des arguments selon des coranistes[2].

Différences entre islam coranique et islam traditionnel[modifier | modifier le code]

Il existe des différences entre ces deux parties concernant plusieurs domaines au sein même de l’islam. Par exemple, dans l’islam traditionnel et selon les hadiths des imams Mouhammad al-Bukhârî et Muslim, le prophète Mahomet a ordonné la lapidation du fornicateur ou de la fornicatrice jusqu'à la que la mort s’ensuive. Les coranistes refusent cette lapidation car aucun verset du Coran n'ordonne cette pratique. Par contre, ils se fondent sur la sourate (24 : 2) : "La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de 100 coups de fouets."

Concernant l’apostasie dans l'islam, un hadith d'Ibn Abbâs, soutenu par Mouhammad al-Bukhârî, rapporte que le prophète de l'islam, Mahomet * aurait dit : « Quiconque change sa religion, tuez-le. ». Selon les coranistes, cette pratique n’est mentionnée nulle part mais que Dieu ordonne une certaine liberté aux humains selon la sourate (18 : 29) « Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie ».

(4:89. Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur, 4:90. Excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous, le cœur serré d'avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu. Si Dieu avait voulu, il leur aurait donné l'audace contre vous, et il vous auraient certainement combattu. S'il restent neutres à votre égard et ne vous combattent point, Et qu'ils vous offrent la paix, alors, Dieu ne vous donne pas de chemin contre eux ) Ce verset reste cependant spécifique à un contexte sur le hypocrites (Mounafiqyne) et il faut revenir au sabab an-nouzoul

Mahomet ignorait ce qui se passerait dans le futur : « Je ne suis pas différent des autres messagers. Je n’ai aucune idée de ce qui m’arrivera ou vous arrivera. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. Je ne suis qu’un avertisseur clair. » (46:9). Or selon l’islam traditionnel, il existe beaucoup de textes hadiths où Mahomet parle du futur et du jour de la rétribution. Selon les coranistes, Mahomet était même interdit d’expliquer le Coran : « Ne remue pas ta langue pour le hâter. C’est nous qui le rassemblerons en Coran. Lorsque nous le récitons, tu dois suivre cette révélation (du Coran). Ensuite, c’est nous qui l’expliquerons ». (75:16-19).

Ceux qui suivent les passions alourdissent[modifier | modifier le code]

4:26. Allah veut vous éclairer, vous montrer les voies des hommes d'avant vous, et aussi accueillir votre repentir. Et Allah est Omniscient et Sage. 27. Et Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous incliniez grandement (vers l'erreur comme ils le font).28. Allah veut vous alléger "Yukhaffifa" (les obligations, ) car l'homme a été créé faible[2].

Fardh[modifier | modifier le code]

Le fardh (arabe : فَرْض [farḍh], obligation précepte; disposition légale) désigne ce qui est obligatoire, ce que l'on doit faire parce que prescrit par la loi. Un "fardh" est une ordonnance divine obligatoire. Les "furudh" se divisent en deux catégories: "fardh ayn" et "fardh kifaya"."Fardh ayn" est une ordonnance divine obligatoire à titre individuel."Fardh kifaya" est une ordonnance divine, obligatoire pour la nation musulmane dans son ensemble. Cette ordonnance collective est considérée accomplie, si elle est exécutée par quelques membres de la communauté ; elle n’est pas particulièrement contraignante à titre individuel.

Par exemple faire la prière ou jeûner pendant le Ramadan font partie du fardh.

Prendre le Prophète Mohamed * comme modèle pour sa pratique de la religion :

'Aïcha a dit : "La nuit, l'Envoyé de Dieu priait dans sa chambre. Comme le mur de cette chambre était peu élevé, les fidèles apercevaient la silhouette de l'Envoyé de Dieu, et quelques-uns d'entre eux firent la prière avec le Prophète comme imam. Le lendemain on parla de cet évènement et, la nuit suivante, des fidèles se mirent à suivre la prière du Prophète quand celui-ci se leva pour prier. Les choses s'étant ainsi passées deux ou trois nuits, l'Envoyé de Dieu demeura ensuite sans se montrer (à la place accoutumée). Le lendemain, les fidèles lui en ayant parlé, le Prophète leur dit : "J'ai craint que la prière de la nuit ne vous parût obligatoire."(Sahih Boukhari - CHAPITRE LXXX. --- 1.)

Certains coranistes plus nuancés préfèrent cette approche, situant les hadiths comme une source religieuse facultative, permettant de faire plus que le fardh, car étant une source d'information concernant les actes surérogatoires.

Sourate 66 : AT-TAHRIM (L'INTERDICTION) Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.1. ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l'agrément de tes femmes, t'interdis-tu ce qu'Allah t'a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. 2. Allah vous a prescrit certes, de vous libérer de vos serments. Allah est votre Maître; et c'est Lui l'Omniscient, le Sage.

Ce verset signifie-t-il que tous les hadiths dans lesquelles le Prophète s'interdit ce qu'Allah a rendu licite avant ces versets 1 et 2 de la sourate 66, sont abrogés par ce verset ? De plus ce verset illustre bien l'éducation du prophète, à partir du Coran[2].

Le Coran oublié par les musulmans[modifier | modifier le code]

Les coranistes sont persuadés que le Coran sera un livre oublié par les musulmans à cause du nombre incalculable de hadiths et de sunna qui existent.

On dénombre actuellement plus de 300 000 hadiths contre 114 sourates (chapitres) dans le Coran. Les coranistes attestent que même Mahomet sera le premier à se plaindre le jour de la rétribution : Mon seigneur, mon peuple a pris ce Coran pour une chose délaissée Sourate (25:30).

L'impact des hadiths sur la pratique de la prière[modifier | modifier le code]

La seule prosternation décrite dans le Coran nous précise que celle-ci s’effectue sur le menton. Or la prosternation décrite dans les hadiths s’effectue sur le front. Il y a donc une différence incontestable et une incidence visible concernant la manière de se prosterner, selon que l’on se fonde sur les hadiths ou que l’on se fonde sur le Coran. Il faut aussi remarquer que le Coran décrit une prosternation sur le menton, alors que celle-ci est aussi pratiquée dans plusieurs autres religions[5].

Le premier des sept versets de la sourate Al-Fatiha (L'ouverture, la clé, l'ouvrante) est mis sous silence par le hadith, alors que le Coran donne une consigne claire et sans équivoque sur la manière de réciter le Coran durant la prière : 17:110. Dis : “Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l'appelez, Il a les plus beaux noms. Et dans ta Salat, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux”. Sourate 15 : 87. Nous t'avons certes donné “les sept versets que l'on répète”, ainsi que le Coran sublime. Le verset 1 de la sourate Al-Fatiha (7 versets explicitement aussi nommés « sept répétés » au sein du Coran dans le verset 87 de la sourate AL-HIJR) dans la pratique est mis non pas à voix basse audible, mais sous silence, durant la prière, tout comme la prière de celle du midi et de fin d'après-midi (dohr, asr)[6]. Ibn-'Abbâs a dit : "Le Prophète récitait le Coran à haute voix ou à voix basse, suivant l'ordre qui lui en était donné. "Ton Seigneur n'est pas oublieux" (sourate XIX, verset 65). "Il y a pour vous, dans l'Envoyé de Dieu, un modèle parfait à suivre" (sourate XXXIII, verset 21). Abou-Ma'mar rapporte ce qui suit : "Nous demandâmes à Khabbâb si le Prophète récitait du Coran à la prière de midi et à celle de l'après-midi. --- Oui, nous répondit-il." --- Et comment le saviez-vous ? réprimes-nous. --- Au mouvement de sa barbe, répliqua-t-il." - D'après Abou-Qatâda, le Prophète, à la prière de midi, récitait le premier chapitre du Coran dans les deux premières rika' ainsi que deux autres sourates. "Dans les deux dernières rika' il récitait le premier chapitre du Coran en nous faisant entendre certains versets. Il prolongeait la récitation durant la première rika' et l'abrégeait durant la seconde. Il agissait de même à la prière de l'après-midi et à celle du matin." - 'Atâ rapporte avoir entendu Abou-Horaïra dire : "Dans chaque prière on doit réciter du Coran. Ce que l'Envoyé de Dieu nous faisait entendre, nous vous le faisons entendre ; ce qu'il nous scellait, nous vous le scellons. Si vous ne récitez pas au-delà du premier chapitre du Coran, cela suffit ; mais, si vous en récitez davantage, cela vaut mieux."D'après 'Obâda-ben-Es-Sâmit, l'Envoyé de Dieu a dit : "Il n'y a pas eu prière pour celui qui n'a pas récité le premier chapitre du Coran." 'Atâ rapporte avoir entendu Abou-Horaïra dire : "Dans chaque prière on doit réciter du Coran. Ce que l'Envoyé de Dieu nous faisait entendre, nous vous le faisons entendre ; ce qu'il nous scellait, nous vous le scellons. Si vous ne récitez pas au-delà du premier chapitre du Coran, cela suffit ; mais, si vous en récitez davantage, cela vaut mieux."

L'imam ach-Chafii la considère comme étant le premier verset de la Fatiha et la lit à haute voix. Dans le rite malikite, l'avis le plus répandu est qu'elle n'est pas considérée comme un verset de la Fatiha et on la lit à voix basse[7],[2].

Hadiths en faveur des coranistes[modifier | modifier le code]

Il existe deux hadiths qui pourraient contredire tous les autres hadiths. Les adeptes de l'islam traditionnel admettent l’existence d’un tel hadith. Mais ils expliquent qu'il existe également d’autres hadiths tout aussi "authentiques" où le prophète ordonna de transcrire ses hadiths. Cette contradiction est interprétée par les coranistes comme preuve que les hadiths ne sont pas divins contrairement au Coran qui ne contient aucune contradiction selon la sourate (4 : 82).

  • HADITH 1 : Zayd ibn Thâbit était le scribe personnel de Mahomet. Il visita le calife Mu’aawiya (plus de 30 ans après la mort du prophète) et lui raconta une histoire sur le prophète. Mu’aawiya apprécia l’histoire et ordonna que quelqu’un l’écrive. Mais Zayd dit : « Le messager de Dieu nous a ordonné de ne jamais rien écrire de ses hadiths. » (Rapporté par Ibn Hanbal)[réf. à confirmer].
  • HADITH 2 : Abi Saeed AlKhudry rapporta que le messager de Dieu a dit : « N’écrivez rien de moi excepté le Coran. Quiconque écrit quelque chose d’autre que le Coran doit l’effacer. ».[réf. nécessaire]

...

  • HADITH 3 : TITRE III - DE LA SCIENCE : CHAPITRE PREMIER. - Des mérites de la science. - CHAPITRE XXXVIII. - Du péché commis par celui qui ment au sujet du Prophète. : Salama-ben-El-Akwa' a dit : "J'ai entendu le Prophète s'exprimer ainsi : "Que celui qui me fera dire ce que je n'ai pas dit, aille prendre place en enfer !" (Sahih Bukhari)
  • HADITH 4 : (Sahih Boukhari) CHAPITRE XXXIV. - Comment disparaîtra la science. - 'Omar-ben-'Abdelazîz écrivit à Abou-Bakr-ben-Hazm : "Vois ce qui existe de l'enseignement du Prophète ; mets-le par écrit, car je crains la disparition de la science ainsi que celle des savants. N'accepte aucun enseignement qui ne vienne du Prophète. Qu'on répande la science, qu'on réunisse en assemblée afin d'instruire ceux qui ne savent pas. Car certes la science ne périra que le jour ou elle sera ésotérique. 1. 'Abdallah-ben-'Amr-ben-El-'Âs rapporte qu'il a entendu l'Envoyé de Dieu dire : "Dieu ne fera pas disparaître la science en l'enlevant directement aux hommes, mais il la fera disparaître en faisant disparaître les savants, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un. Alors les hommes prendront pour chefs des ignorants qui, interrogés, répondront sans la moindre science, s'égarant eux-mêmes ainsi et égarant les autres. (Dans ce hadith on apprend que 'Omar ben 'Abdelaziz écrivit à Abou Bakr Ben Hazm pour qu'il mette sur écrit la science du Prophète* et la fasse répandre, or cette lettre et ces écrits originaux de Abou Bakr Ben Hazm, semblent avoir disparu (le sahih d'Abou Bakr Ben Hazm semble ne pas exister) alors que les lettres du Prophète * et le Coran plus anciens existent. De plus, on ne rapporte d'Abu Bakr As-Siddiq qu'onze hadiths, alors qu'il vécut avec le prophète* dès le début de sa mission jusqu'à sa mort, de 610 à 632 soit 22 ans. À titre de comparaison, on cite d'Abu Huraira 3500 hadiths, tandis que celui-ci fréquenta le prophète moins de 4 ans. - cf biographie d'Abou Bakr As-Siddiq)[2].
  • HADITH 5 : (Sahih Boukhari) Chapitre VI : 4. Anas a dit : "Le Coran nous défend de poser des questions au Prophète ; aussi étions-nous étonnés qu'un Bédouin nomade sensé, vînt interroger le Prophète pendant que nous écoutions celui-ci. Or il arriva qu'un Bédouin se présenta et dit : "Ton envoyé est venu vers nous ; il nous a informés que tu prétendais avoir reçu une mission de Dieu. --- Il a dit vrai, répliqua le Prophète. --- Qui donc, reprit le Bédouin ? a créé le ciel. --- Dieu, répondit le Prophète. --- Qui a créé la terre et les montagnes ? --- Dieu. --- Qui y a mis les choses utiles à l'homme ? --- Dieu. --- Alors ! s'écria le Bédouin, par celui qui a créé la terre, qui y a placé les montagnes, qui y a mis les choses utiles, est-ce Dieu qui t'a donné la mission ? --- Oui, reprit le Prophète. --- Ton envoyé, ajouta l'homme, prétend que nous devons faire cinq prières, payer une dîme prélevée sur nos biens. --- C'est exact, dit le Prophète. --- Par celui qui t'a donné une mission, répartit le Bédouin, c'est bien Dieu qui t'a prescrit ces choses ? --- Oui, dit le Prophète. --- Ton envoyé a aussi prétendu que nous devons jeûner un mois par an ? --- C'est exact. --- Par celui qui t'a donné une mission, c'est bien Dieu qui t'a prescrit ces choses ? --- Oui. --- Ton envoyé a encore prétendu que chacun de nous devait accomplir le pèlerinage de la Ka'ba, s'il lui était possible de s'y rendre. --- C'est exact. --- Par celui qui t'a donné une mission, c'est bien Dieu qui t'a prescrit cette chose ? --- Oui. --- Eh ! bien, reprit l'homme, par Celui qui t'a envoyé pour répandre la vérité, je me conformerai à ces prescriptions sans rien y ajouter et sans rien en omettre. --- Si cet homme dit vrai, s'écria alors le Prophète, il entrera sûrement au Paradis."
  • Ce hadith ci-dessus illustre deux principaux points favorables au coranisme :

Premier point : "...Le Coran nous défend de poser des questions au Prophète..." autrement dit, le Coran est au-dessus d'une conversation entre le Prophète* et Ses compagnons.

Second point : Les questions posées par ce bédouin sensé, qui ne concernent que les prescriptions Divines, concluent de son échange "je me conformerai à ces prescriptions sans rien y ajouter et sans rien en omettre.". Or, les hadiths ajoutent une quantité d'informations qu'Allah * n'a pas fixé dans Son Coran.

  • HADITH 6 : Houdhayfa 'ibn al-Yamân, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit : « Tandis que tout le monde interrogeait l’Envoyé d’Allah, sallallahou ’alayhi wa sallam, sur le bien, moi, je l’interrogeais sur le mal par crainte d’en être atteint » - « Ô Envoyé d’Allah, lui dis-je, nous étions dans l’ignorance et dans le mal, quand Allah nous a envoyé ce bien (l’Islam). Est-ce que, après ce bien, le mal viendra-t-il de nouveau? » - « Oui », répondit-il. – « Et », repris-je, « après ce mal, il y aura-t-il du bien? » - « Oui, mais il ne sera jamais pur » - « Qui le troublera? » - « Des gens qui suivront une autre Sounna que la mienne et qui guideront vers une autre voie que ma bonne Voie et dont tantôt vous approuverez les actes, tantôt vous les désapprouverez » - « Et après ce bien, y aura-t-il encore de mal? » - « Oui, il y aura des annonciateurs aux portes de l’Enfer, qui appelleront à eux les gens et qui précipiteront dans l’Enfer ceux qui répondront à leur appel » - « Ô Envoyé d’Allah », lui dis-je, « décris-nous ces annonciateurs » - « Ils seront de notre race et ils parleront notre langue » - « Que m’ordonnes-tu de faire si j’assiste à cela ? » - « Tu devras suivre la communauté des musulmans et leur dirigeant » - « Mais si (alors) les musulmans n’ont ni communauté, ni dirigeant? » - « Écarte-toi de toutes ces sectes, devrais-tu pour cela ne manger que les racines d’un arbre et rester ainsi jusqu’à ce que la mort t’advienne » (Hadith rapporté par al-Boukhari et Mouslim, qu'Allah leur fasse Miséricorde)[2].
  • Il m’a dit : tu es un vieil homme, qui a connu le prophète, et on ne peut démentir ce que tu rapportes sur lui. Nous te demandons donc de nous soutenir par quelques Hadith du prophète (ppsl). Voici déjà sept cent dinars. J’ai répondu : mentir sur le prophète (ppsl) mène en enfer. Je ne le ferai pas. Extraits du « tarikh as-Saghir » de l’imam Boukhari - Dar al-marefah Beyrouth 1986, tome 1. Dans cet extrait on apprend que certains cherchaient à corrompre et être soutenu par des faux hadiths.

Fadak: Abu Bakr privilégie une narration de Mohamed contredisant le Coran[modifier | modifier le code]

Fadak est une terre de Khaybar qui fut dévolue au prophète de l’islam Mahomet après la victoire des musulmans contre les juifs qui y vivaient.

Selon certaines sources, et notamment les haddiths de Bukari 1, il en fit cadeau à `Alî et Fatima après la révélation du verset concernant les présents destinés aux proches (LIX, 7) 2. Mais à sa mort, le calife Abu Bakr n’accepta pas le témoignage de ‘Ali et de Fatima, et la confisqua en invoquant une narration de Mahomet selon laquelle « Nous [Prophètes] n’héritons pas, pas plus que nous ne laissons d’héritage. Ce que nous laissons est aumône 3. » Fatima, en colère contre ce qu’elle considérait comme une injustice criante, n’adressa plus la parole à Abu Bakr jusqu’à sa mort.

1 Sahih Bukhari, Volume 4, livre 53. Numéro 325 : Aisha a dit : Après la mort de l’Envoyé de Dieu, Fatima, la fille de l’Envoyé de Dieu demanda à Abu Bakr As-Siddiq de lui donner une part de l’héritage de ce que l’Envoyé de Allah lui avait laissé du butin (obtenu sans guerre) que Allah lui avait donné. Abu Bakr lui a dit : le Saint Prophète a dit : Notre propriété ne sera pas héritée, tout ce que nous laissons (les prophètes) est la Sadaqa (à utiliser pour la charité). Fatima, la fille de l’Envoyé de Allah se mit en colère et s’arrêta de parler à Abu Bakr, et continua à adopter cette attitude jusqu’à sa mort. Fatima vécut pendant six mois après la mort du Prophète. 2 « Le butin que Dieu a octroyé à Son Prophète aux dépens des habitants des cités revient à Dieu, au Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs démunis, afin que ce butin ne soit pas partagé entre les seuls riches parmi vous. Prenez ce que le Prophète vous donne, et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. Craignez Dieu, car Il est Terrible quand Il sévit ! » 3 Sahih Bukhari, English Version, Vol. 5, Book 59, Al Maghaazi, Hadith 546, narrated ‘Aïcha.

Arguments venant à l'encontre des coranistes[modifier | modifier le code]

"Méfiez-vous de l'homme d'un seul livre." (Thomas d'Aquin) , utilisé comme argument par les deux points de vue. Le coraniste, affirmant que l'homme d'un seul livre dont parle Thomas d'Aquin, est le prophète Mohamed*. Et, les opposants au coranisme, l'utilisant, comme argument philosophique mettant en garde contre l'esprit sectaire qui refuse d'élargir ses bases théologique avec les hadiths.

Parmi les arguments venant à l'encontre des coranistes, nous pouvons noter celui-ci, qui représente l'essentiel de l'argumentaire anti-coraniste : Si nous ne devions prendre que du Coran, comment pourrait-on connaître les détails et la manière de pratiquer les adorations représentant les piliers de l'islam ? En effet, dans le Coran, Allah ordonne aux croyants d'accomplir la prière (as-Salât), or on ne trouve à aucun endroit les règles de la prière dans le Coran, ni sa description ; également pour le pèlerinage (al Hajj) etc. Les partisans de l'Islam orthodoxe répondent à cela par plusieurs versets ainsi que plusieurs hadiths, la base étant ceux-ci :

Versets : "Dis: « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux." sourate 3 verset 31

"Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement)." sourate 4 verset 59

Hadiths : Al-Miqdad Ibn Ma'diyakrib rapporte que Mohammed a dit : "Certes, il m'a été donné le Livre (Coran) et son semblable (la sunna) avec lui. Il viendra un jour où un homme allongé sur son divan dira : Prenez (seulement) le Coran, rendez licite ce que vous y trouvez de licite et illicite ce que vous y trouvez d'illicite, et certes ce qu'a interdit le Prophète est comme ce qu'a interdit Allah" rapporté par al Hafidh Ibn Hajar al Asqalâniy dans "Takhrij Mishkât al Masâbih" no 1/129 et authentifié par al Albâniy dans "El hadith hujjatoun binafsihi" no 28

En effet, selon les partisans de l'islam orthodoxe, l'accomplissement de la prière, ses règles, ses piliers, ses actes annulatoires ainsi que tout ce qui s'y rapporte, ainsi que ceux du pèlerinage et des autres adorations ont été expliqués par Mohammed dans de nombreux hadiths, comme dans le Sahih d'al Bukhariy, le hadith no 7246 selon Malik ibn al Houwayrith qui a dit : "le Prophète paix et bénédiction d'Allah sur lui a dit : "Priez comme vous m'avez vu prier"", ainsi que dans le hadith de Jabir ibn AbdiLlah qui a dit : "le Prophète paix et bénédiction d'Allah sur lui a dit : "Prenez de moi vos rîtes (du pèlerinage)"" Authentique, rapporté par ibn al Moulaqqin dans "Ghayat al ma`moul" no 30 et rapporté par an-Nawawi avec des termes semblables dans al Majmou' no 8/72.

Il est donc, de ce point de vue, impossible de dissocier le Coran et la Sunna pour les partisans de l'islam orthodoxe.

Cheikh Abou Chaïma s'est exprimé à l'encontre du Coranisme dans une interview disponible sur internet.

Les 40 Rabanas[modifier | modifier le code]

Les 40 rabanas sont des invocations tirées uniquement du Coran, et commençant toutes par le mot "rabana" :

exemple : Seigneur, accepte notre œuvre. Toi qui entends et sais tout! (Coran 2.127) Rabbana taqabbal minna innaka anta s-sami`ul-l-`alim[2].

Dis (qoul)[modifier | modifier le code]

Une multitude de versets commencent par (ou contiennent) l'injonction "Dis:" ("Qoul") dans lesquelles le coraniste puise une partie importante de la "sunna" telle que peut la concevoir un sunnite qui puise dans les hadiths les propos et le comportement du prophète*.

exemple : (2:140). Ou dites-vous qu'Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob et les tribus étaient Juifs ou Chrétiens ? ” - Dis : “Est-ce vous les plus savants, ou Allah ? ” - Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu'il détient d'Allah ? Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites[2].

Grandes figures coranistes[modifier | modifier le code]

Parmi les plus grandes figures 'coranistes' sont les premiers Califes de l'islam. Omar, a par exemple, ordonné de brûler tous les hadiths écrit à son époque en les comparant à la 'Mishnah' des juifs.[réf. nécessaire] [Informations douteuses]

Les coranistes ne sont pas un mouvement organisé, ils se définissent uniquement comme musulmans. Parmi les plus célèbres d'entre eux, il y a Gamal al Banna, le frère de Hassan al banna, fondateur des "frères musulmans" et oncle de Tariq Ramadan. Dans un entretien au site rue89, il appela les musulmans à se contenter du Coran et à renoncer aux hadiths :

  • "Les hadiths ne sont que des paroles rapportées, fabriquées au gré des d'intérêts politiques et religieux, et indissociables du contexte qui les a vus naître..."[8].

Autre figure pensante qui se réclame de l'islam coranique, l'intellectuel tunisien Mohamed Tabli; pour lui :

  • "Le Coran est authentique, il n’en va pas de même pour la sunna. Elle a été mise en question dès sa naissance"[9].

Il y a également le cheikh Ahmed Soubhy Mansour un ancien professeur de la prestigieuse université islamique "AL AZHAR" qui fut emprisonné en Égypte à cause de son appartenance au coranisme[10].

Un des pères fondateurs de la république islamique du Pakistan, Ghulam Ahmad Parwez, est également un coraniste. Il fonda le mouvement "tolu-e-islam"[11].

Toujours au Pakistan, Mohammed Shaikh, fondateur du "International Islamic Propagation Center (IIPC)"[12].

Différences entre coranistes et Submitters[modifier | modifier le code]

En 1974, Rashad Khalifa a découvert un code mathématique dans le Coran basé sur le nombre "19" (74:30-31); les "submitters" ("musulmans" en anglais) voient ce code comme la preuve de l'authenticité du Coran et l'un des plus grands signes de Dieu[13]. Ils représentent un groupe important parmi les musulmans qui n'acceptent que le Coran comme source de guidance religieuse.

Tous les coranistes ne suivent pas Rashad Khalifa, et des coranistes existaient avant lui (par exemple Ghulam ahmad parvez au Pakistan). Cependant, Rashad Khalifa est considéré par beaucoup comme l'une des plus grandes figures du coranisme, car il a été celui qui a su faire entendre les arguments coranistes dans le monde entier[14]. Cependant, certains coranistes n'adhèrent pas à toutes ses idées, car il a déclaré être un messager de Dieu et a supprimé deux versets qu'il considérait comme faux (9:128-129), ce que les autres coranistes perçoivent comme étant une hérésie.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]