Coralie Grévy

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Coralie Grévy
Image illustrative de l'article Coralie Grévy
Épouse du 4e président de la République française
30 janvier 1879 – 2 décembre 1887
(8 ans, 10 mois et 2 jours)
Prédécesseur Élisabeth de Mac Mahon
Successeur Cécile Carnot
Biographie
Nom de naissance Coralie Marie Louise Eudoxie Fraisse
Date de naissance 13 août 1811
Lieu de naissance Narbonne (Aude)
Date de décès 1er mars 1893 (à 81 ans)
Lieu de décès Mont-sous-Vaudrey (Jura)
Conjoint Jules Grévy

Coralie Grévy, née Coralie Marie Louise Eudoxie Fraisse le 13 août 1811 à Narbonne et morte le 1er mars 1893 à Mont-sous-Vaudrey, est l'épouse de Jules Grévy, quatrième président de la République française du 30 janvier 1879 au 2 décembre 1887.

Sa fille Alice, est l'épouse de Daniel Wilson, impliqué dans le scandale des décorations, qui contraint Jules Grévy à la démission de la Présidence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son mariage[modifier | modifier le code]

Fille de négociants originaires de la ville de Narbonne, Coralie Fraisse épouse en 1846 Jules Grévy. Il régularisent ce qui n'était qu'une aventure amoureuse[1].

Première dame de France[modifier | modifier le code]

Menant une vie de petits bourgeois, le couple Grévy est plus effacé que les précédents hôtes de l'Élysée, le président Patrice de Mac Mahon et son épouse, Élisabeth. De leurs origines modestes, ils ont en effet conservé une certaine simplicité et une grande attention à l'argent.

En effet, les réceptions au palais de l'Élysée sont souvent frugales, les frais incombant au couple. Elle s'occupe de tout, allant jusqu'à superviser minutieusement le travail des domestiques. Elle n'en reste pas moins de santé fragile et assez effacée : ainsi, elle modère ses actions, bien qu'elle accepte de diriger l'organisation de trois bals par année et d'organiser les réceptions ainsi que la reprise de la petite organisation caritative de sa prédécesseur, Élisabeth de Mac Mahon, une lingerie pour les bébés des familles défavorisées.

Coralie Grévy fait rire le tout-Paris par sa gaucherie et ses bourdes, qui desservent rapidement son image. Ainsi, lorsqu'elle reçoit au palais Frédéric Mistral, elle lui dit « Vous êtes du Midi, je crois, monsieur Mistral ? »[1]. Une autre fois, alors qu'elle salue les invités d'une réception, elle s'adresse à son mari « Jules, reconduis donc Monsieur »[1], en parlant d'un invité qui n'est autre que le prince de Galles, futur roi d'Angleterre Édouard VII.

Le départ[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scandale des décorations.

Le jour de la démission de son mari, le 2 décembre 1887, suite au scandale des décorations, elle est ainsi peu regrettée. Elle se souvient pourtant qu'à l'hiver 1886-1887, elle avait ordonné de débarrasser le parc du palais de corbeaux. Les nids détruits, ceux-ci avaient longtemps tournoyé autour de l'Élysée avant de disparaître. Elle dit alors, en quittant le palais « Nous avions eu tort, ils nous porteront malheur »[1]. À sa mort, en 1893, elle est inhumée au côté de son mari au cimetière de Mont-sous-Vaudrey, ainsi qu'avec sa fille Alice et son mari Daniel Wilson.

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bertrand Meyer-Stabley, Les dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris

Articles connexes[modifier | modifier le code]