Cora Vaucaire

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Cora Vaucaire

Surnom La Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés
Nom de naissance Geneviève Collin
Naissance 22 juillet 1918
Marseille (France)
Décès 17 septembre 2011 (à 93 ans)
Paris (France)
Activité principale Chanteuse
Genre musical Chanson française, poésie
Années actives 1941-1999

Cora Vaucaire, de son vrai nom[1] Geneviève Collin, née le 22 juillet 1918 à Marseille, et morte le 17 septembre 2011 à Paris[2], est une chanteuse interprète française, surnommée « La Dame Blanche de Saint-Germain-des-Prés », épouse du parolier Michel Vaucaire (1904-1980).

Répertoire[modifier | modifier le code]

Longtemps habituée à défendre les textes de Jacques Prévert sur scène (elle est la créatrice des Feuilles mortes[3]), elle s'est peu à peu imposée comme l'une des plus subtiles interprètes de la chanson française, faisant connaître Barbara à l'époque où celle-ci n'osait pas chanter ses propres textes (Dis, quand reviendras-tu ?, Attendez que ma joie revienne), Léo Ferré (Les Forains) ainsi que le québécois Raymond Lévesque (Quand les hommes vivront d'amour).

Défendant un répertoire sans concessions, elle reprend des chansons du Moyen Âge (La Complainte du Roy Renaud, Le roi a fait battre tambour), crée La Complainte de la butte dans le film French Cancan de Jean Renoir en 1955 et interprète Trois petites notes de musique dans le film Une aussi longue absence d'Henri Colpi sur un scénario de Gérard Jarlot et Marguerite Duras (Palme d'or au Festival de Cannes 1961). C'est ce film qui l'oblige à sortir d'une période particulièrement sombre en lui faisant rassembler, en quelques heures, les forces qui lui restaient pour chanter avec réalisme la fameuse complainte alors que le film était déjà « bouclé » avec une autre interprète.

Elle chante des chansons du répertoire du Café-Concert : Fragson (Je ne peux pas), Yvette Guilbert (Quand on vous aime comme ça), et reprend Le Temps des cerises ; elle chante L'Internationale devant des usines en grève.

Accueillie au Japon dans les années 1980, elle se produisait encore dans les années 1990 dans un dépouillement au sommet de son art : à l'Olympia en 1991, au Théâtre Déjazet (Théâtre Libertaire de Paris) en 1992, au Théâtre de La Comédie des Champs-Élysées en 1997 et au Théâtre des Bouffes du Nord en 1999.

Il faut aussi souligner son interprétation de plusieurs autres chansons phares, telles que : Le Pont Mirabeau (poème de Guillaume Apollinaire, musique de Léo Ferré), Maintenant que la jeunesse (poème de Louis Aragon, musique de Lino Léonardi) ou L'Écharpe (paroles et musique de Maurice Fanon).

Elle a été incinérée le 22 septembre 2011 au cimetière du Père-Lachaise[4],[5].

Discographie[modifier | modifier le code]

Émission radiophonique[modifier | modifier le code]

  • Le Bon Plaisir de Cora Vaucaire, une émission réalisée en 1997, régulièrement rediffusée sur France Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle a fait ses débuts sous le nom de scène de Michèle Dax qu'elle a gardé jusqu'en 1945. Source : catalogue général de la Bnf
  2. Décès de la chanteuse Cora Vaucaire, sur le site du Figaro.fr.
  3. La BnF répertorie son enregistrement des Feuilles mortes sur disque 78 tours 25 cm du label Le Chant du Monde datant de 1950 où elle est accompagnée au piano par Philippe-Gérard : notice no FRBNF37813471 du catalogue général
  4. Source : précisé par Martin Pénet dans la rubrique Le Boudoir musical de l'émission de radio Pas la peine de crier diffusée sur France Culture le 29 septembre 2011.
  5. Le corps a été incinéré et le bureau des inhumations du cimetière du Père-Lachaise ne dispose pas, à ce jour 30 octobre 2011, des informations indiquant ce qu'il est advenu des cendres.