Copponex
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Copponex | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Haute-Savoie |
| Arrondissement | Saint-Julien-en-Genevois |
| Canton | Cruseilles |
| Code commune | 74088 |
| Code postal | 74350 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Luc Thomasson 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Cruseilles |
| Site web | Copponex.mairies74.org |
| Démographie | |
| Population | 774 hab. (2007) |
| Densité | 84 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 415 m — maxi. 1010 m |
| Superficie | 9,21 km2 |
Copponex est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Copponex, à mi-chemin entre Annecy et Genève, est situé en contre-bas des flancs du Salève et du Mont-Sion et délimité en aval par la rivière Les Usses. Sa position géographique lui confère un climat doux et ensoleillé ; la température moyenne annuelle se situe autour de 11 °C et sa pluviosité moyenne autour de 1 200 mm annuels. Le sous-sol de Copponex est constitué de moraines argileuses et de molasse, pierre abondante dans la région et qui a servi de matériau de construction aux anciennes maisons jusqu’au XIXe siècle. On a également pu déceler des traces de pétrole.
La superficie totale de la commune est de 921 hectares dont 460 hectares sont dédiés à l’agriculture. L’altitude s’étage entre 415 M au lieu dit Chaumontet, au bord des Usses, et jusqu’à 1010 M sur les versants ouest du Petit Salève. Le bourg est lui à une altitude de 586 M. Le paysage est dominé par un semi bocage (champs ouverts et parfois entourés de haies) dû très certainement au défrichement au temps des Allobroges ou encore au Moyen Âge. Mais le travail inlassable des paysans, à travers le temps, ainsi que le remembrement parcellaire des terres de la commune (600 hectares remembrés) entre 1957 et 1962, ont passablement réorienté la structure parcellaire et donc l’aspect paysager de notre commune.
De plus, le dynamisme régional et à la proximité de Genève, l’extension progressive du bâti, ainsi que le passage sur la commune par l'autoroute A 41 Nord ont contribué à une structure paysagère contrastée. Composé de sept hameaux : Chatillon, Mezier, La Vellaz, Les Petits-Bois, Malbuisson, Follon, Bajole qui se sont créés à l’origine autour de points d’eau, Copponex, reste caractérisé par un habitat relativement dispersé avec une densification récente de ses hameaux.
L’agriculture : essentiellement orientée vers la production laitière pour la fabrication de Reblochon AOC, Copponex compte aujourd’hui moins de dix exploitations agricoles contre 72 en 1956.
[modifier] Toponymie
[modifier] Histoire
Les origines historiques de notre commune remontent à loin, sans doute à l’époque romaine puisque on y a retrouvé des traces d’une villa romaine. D’autres traces romaines, comme la voie romaine à la lisière entre Les Bois-Chardons et les hauts de Châtillon reliant, à l’époque Copponex à Bonlieu, ainsi que le pont romain enjambant le ruisseau de la Ferrande. L'urbanisation et les dernières fortes crues lui ont d'ailleurs été fatal puisque celui-ci n'existe plus depuis plusieurs années. L’origine du nom Copponex, proviendrait bien de l’époque romaine et plus précisément d’un nom d’homme « Copponacum ». D’autres sources font état de « Caupona » ou « Copona », qui signifie un lieu de halte ou de réunion. En effet, il y avait une garnison romaine à Bonlieu et une autre dans les environs des Usses, gardant les voies d’accès. Ces mêmes garnisons avaient régulièrement rendez-vous à Copponex et ce sont elles qui ont donné le nom au pays.
À noter également que des restes d’un cimetière burgonde auraient également été retrouvés.
Quant à la seigneurie de Copponay, elle avait eu en son temps la possession des châteaux de Malbuisson et de Saint-Ornex. Cette petite seigneurie locale a joué un certain rôle à Lyon ou à Genève.
Par ailleurs, des moulins à blé et des battoirs à chanvre existaient à Châtillon, le long des Usses au XIXe siècle.
Il faut également parler de la grande zone franche qui passait par Copponex jusqu’en 1923. Ainsi y trouvait-on, le long de cette frontière fiscale, des épiceries et de la contrebande à proximité des Usses. Des douaniers gardaient d’ailleurs les accès, au Pont-Noir par exemple.
Enfin, la première adduction d’eau du village date de 1911 et l’électrification de 1923. La commune a été la gagnante du concours de décoration des villages du Tour de France 2007[1]]
[modifier] Héraldique
|
Les Armes de " Copponex " se blasonnent ainsi : De gueules au lion d'or armé de sable. |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1947 | 1989 | Marius Fournier | ... | ...
1989-2001 : Jean-Thomasson |
| mars 2001 | En cours | Jean Thomasson | ... | ... |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
La commune est membre de la Communauté de communes du Pays de Cruseilles.
[modifier] Démographie
En 1999, Copponex comptait 621 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[2], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].
La population : celle-ci a doublé en trente ans et se situe (2007) à 774 habitants. À noter que le maximum démographique recensé remonterait à 1842 avec 791 habitants ! La population active est de 387 personnes qui travaillent à près de 40 % en Suisse voisine. Quant au nombre de logements, les chiffres de 2004 l’établissent à 322, dont près de 80 % de résidences principales avec 82 % de propriétaires.
[modifier] Personnalités liées à la commune
Jules Vuy (1815-1896), écrivain et historien, habitait au château de Malbuisson. Il a dépouillé de nombreuses chartes sur la région, et fut un personnage important de la vie genevoise.
Marius Fournier (1918-2007), maire de Copponex de 1947 à 1989, a assuré 7 mandats de maire. Conseiller général du canton de Cruseilles en 1953, il a été à l'origine d'un important remembrement parcellaire de sa commune et a créé le premier GAEC de France en 1966.
[modifier] Lieux et monuments
Ils sont au nombre de quatre, et dateraient tous de la même époque de construction soit vers le XI-XII ème Siècle.
- L’église
Dédiée à Saint-André, elle fut bâtie sur un ancien temple païen dédié à la déesse chasseresse Diane. Edifice composite composé par un chœur carré voûté d’arêtes ainsi que d’une nef à voûte brisée et à arcs doubleaux. Le clocher donne une belle impression d’unité avec au premier étage des doubles et triples baies à colonnes, assez remarquables. Le second étage a été construit en 1896.
Les chapiteaux du cœur représentent des têtes de personnages (atlas) ; ceux de la nef, à droite, représentent un animal indéfinissable et un personnage portant un serpent ; à gauche, deux personnages l’un soufflant dans une trompe, l’autre tenant deux chiens. Au clocher, les chapiteaux sont plus simples, décorés de feuillages, fruits et petites têtes humaines.
On peut considérer cet édifice comme étant de style roman évolutif vers le gothisme.
- Château de Malbuisson[6]
Ancienne résidence des nobles de Copponay, cet édifice orné d’un grand portail. Les armoiries des nobles de l’endroit sont encore martelées sur la façade. Cette maison forte a certainement été au Moyen Âge beaucoup plus vaste, avec chapelle et murailles.
- Le presbytère
Bâtiment assez massif, caractérisé notamment par ses fenêtres en ogives.
- Château de Saint-Ornex
Situé sur les hauteurs de Châtillon, cet édifice était placé sur le passage de la route Copponex-Bonlieu. On a trouvé des ruines ainsi que des caractéristiques architecturales qui permettent de penser que cet édifice était beaucoup plus grand qu’actuellement, entouré de murailles et composé d’une chapelle, dont le bénitier serait celui actuel de l’église de Copponex. Depuis ce lieu l’on peut apercevoir onze clochers !
[modifier] Notes et références
Notes
- Dans le tableau des recensements et le graphique, Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
- site du tour de France
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
- Christian Regat, François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie, Chablais, Faucigny, Genevois, Éd. Cabédita, 1994, p.56-57.
