Conversion de saint Paul (Michel-Ange)

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La Conversion de saint Paul
Image illustrative de l'article Conversion de saint Paul (Michel-Ange)
Artiste Michel-Ange
Date vers 1542-1545
Technique Fresque
Dimensions (H × L) 625 × 661 cm
Localisation Chapelle Paolina, Vatican

La Conversion de saint Paul est une fresque biblique de la chapelle Paolina du Vatican, réalisée par Michel-Ange vers 1542-1545 à la demande du pape Paul III.

Histoire[modifier | modifier le code]

Michel-Ange vient de terminer le Jugement Dernier dans la Chapelle Sixtine. Le pape Paul III lui offre une nouvelle affectation, cette fois plus étroitement liée à son nom. Le pape avait fait construire entre 1537 et 1540, une chapelle palatine, parva, dans le palais apostolique ; il souhaite que le célèbre artiste la décore avec des fresques, liées au détenteur de la chapelle, au diocèse de Rome, Saint Pierre et Saint Paul[1].

Les travaux de la chapelle Pauline démarrent vers octobre ou novembre 1542 ; l'artiste lui-même s'y applique plus lentement que pour les grandes fresques de la chapelle Sixtine, en raison de sa vieillesse et ses infirmités. En 1544 l'artiste s'interrompt en raison d'une maladie grave. Le premier des deux tableaux commandés, la conversion de Saul, a dû être achevée le 12 juillet 1545. Le 10 les murs commencent à être préparés pour une autre fresque, la Crucifixion de saint Pierre[1]. Cette même année, un incendie éclate dans la chapelle, ce qui implique un retard supplémentaire dans le travail. L'artiste tombe à nouveau malade en 1546. À la mort de Paul III, en novembre 1549, la Crucifixion n'est toujours pas terminée, il faut attendre mars 1550 pour la voir terminée. Les fresques de Michel-Ange ont subi quelques rénovations mineures : en 1934 (partie des anges et de la nudité) puis des travaux de rénovation plus importants, notamment pour restaurer la coloration délicate, qui prennent fin en 2009[2].

Description & style[modifier | modifier le code]

L'artiste représente la conversion de Paul de Tarse par le Christ après sa résurrection sur la route de Damas parti arrêter des Chrétiens, avec l'injonction du Christ du haut du ciel vers Paul (Saul)« Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? »

Le réglage des fresques de la Pauline a fortement influencé les cercles réformistes du Cercle de Viterbe fréquenté par l'artiste, avec des sujets sacrés qui ne sont pas présentés comme des exemples dogmatiques à imiter mais plutôt comme matière à réflexion sur les fondements de la foi chrétienne[3].

La conversion de Saul[4] est celle de Saint-Paul en tant que protagoniste. Contrairement à ce que les sources disent, il est vieux et rappelle l' apparence du pape Farnèse, comme en témoigne le portrait de Titien de ces mêmes années[5]. Saul, Paul, tombé de cheval sur le chemin de Damas, demeure prostré, frappé et aveuglé par la lumière verticale venant de la main de Jésus entourée d'anges. Le futur Apôtre des Gentils tente de couvrir son visage avec sa main et son personnage fait écho à la fresque de Raphaël dans les chambres Elidoro du Vatican[3].

L'acte divin divise l'espace pictural, en séparant les anges en deux groupes symétriques et génère la crainte et la peur parmi la procession autour de Saül, qui cherche refuge fuyant vers les marges du paysage, où les collines sont dénudées. Comme dans le Jugement dernier, il crée un mouvement de tourbillon qui renverse les groupes et souligne le dynamisme[3].

Il convient de noter le point de vue de Jésus-Christ et le cheval effrayé[3]. Sur la droite se trouve une représentation idéale de Damas[5].

Autres images[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

la conversion de Saint Paul

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Camesasca, cit., pag. 105
  2. (it)De la chapelle Paolina renaît le dernier Michel-Ange
  3. a, b, c et d Alvarez Gonzáles, cit., pag. 124
  4. Actes des Apôtres IX, 3 et suiv
  5. a et b Camesasca, cit., pag. 106

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Ettore Camesasca, Michelangelo pittore, Rizzoli, Milano 1966.
  • (it) Marta Alvarez Gonzáles, Michelangelo, Mondadori Arte, Milano 2007. ISBN 978-88-370-6434-1