Conventus juridici

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Un conventus juridici est un cas particulier dans l'organisation territoriale de l'Empire romain, qui est une subdivision de certaines provinces, comme la Dalmatie ou l'Hispanie ou l'Asie[1],[2]. Un certain nombre de conventus sont identifiés par l'Historia Naturalis de Pline l'Ancien, qui se réfère à des sources d'époques diverses[1].

Rôle[modifier | modifier le code]

Cette subdivision est le siège d'une cour de justice aux sessions annuelles, présidées par le gouverneur romain de la province, ou à partir d'Hadrien par un légat juridicus, délégué par le gouverneur. Les conventus permettent d'organiser la tournée annuelle que le gouverneur doit faire dans sa province, et ont l'avantage de rapprocher géographiquement la justice de ses administrés. Il se peut que les conventus aient joué d'autres rôles, mais ceux-ci sont mal connus, et concernent peut-être la gestion de la population, pour la réalisation des recensements, la fiscalité ou les levées de soldats. En Hispanie, on trouve des prêtres du culte impérial au niveau du conventus, qui aurait aussi une fonction religieuse[2].

Hispanie[modifier | modifier le code]

Provinces et conventus dans l'Hispanie romaine

Bétique[modifier | modifier le code]

Quatre conventus iuridici sont cités par Pline [3]:

Tarraconaise[modifier | modifier le code]

Pline nomme sept conventus[4]:

Lusitanie[modifier | modifier le code]

Pline nomme trois conventus pour la province de Lusitanie[5]:

Illyricum (Dalmatie)[modifier | modifier le code]

Pline nomme trois conventus:

Asie[modifier | modifier le code]

En Asie, des conventus ou iurisdictiones existaient avant Auguste, et étaient d'après l'épigraphie au nombre de treize, probablement sous Caligula. La dimension de ces circonscriptions n'était pas homogène, et les limites étaient plus fixées pour les commodités de transport qu'en fonction des solidarités inter-cités. L'organisation varia au cours du temps, selon les rivalités entre cités pour avoir l'honneur d'être le siège des assises du gouverneur[1]. Pline en nomme huit :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jacques et Scheid 2010, p. 174-175
  2. a et b Lefebvre 2011, p. 142
  3. N.H. III, 7
  4. «Nunc universa provincia dividitur in conventus VII, Carthaginiensem, Tarraconensem, Caesaraugustanum, Cluniensem, Asturum, Lucensem, Bracarum». (N.H. III, 18)
  5. «Universa provincia dividitur in conventus tres, Emeritensem, Pacensem, Scalabitanum». (N.H. IV, 117)
  6. «Conventum Scardonitanum». (N.H. III, 139)
  7. «Liburniae finis et initium Delmatiae [...] Salona». (N.H. III, 141)
  8. «Narona colonia tertii conventus». (N.H. III, 142)
  9. «Una appellatur Cibyratica». (N.H. V, 105)
  10. «Alter conventus a Synnade accepit nomen». (N.H. V 105)
  11. Cicéron, Ad Atticum, V, 16, 2
  12. «Tertius Apameam vadit». (N.H. V, 106)
  13. «Alabanda libera, quae conventum eum cognominavit». (N.H. V, 107)
  14. «Sardiana nunc appellatur ea iurisdictio». (N.H. V, 111)
  15. Zmyrnaeum conventum». (N.H. V, 120)
  16. «Conventum Adramytteos». (N.H. V, 122)
  17. «Pergamena velut eius tractus iurisdictio». (N.H. V, 126)

Biographie[modifier | modifier le code]

  • François Jacques et John Scheid, Rome et l'intégration de l'Empire (44 av. J.-C.260 ap. J.-C.). Tome 1, PUF, coll. « Nouvelle Clio, l'histoire et ses problèmes »,‎ 2010 (1re éd. 1999), 480 p. (ISBN 9782130448822)
  • Sabine Lefebvre, L'administration de l'Empire romain d'Auguste à Dioclétien, Armand Collin, coll. « Cursus Histoire »,‎ 2011, 222 p. (ISBN 978-2-200-35575-3)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]