Convention industrielle de formation par la recherche

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En France, une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) est un dispositif de financement de thèse qui aide les entreprises pour le recrutement de jeune chercheur-doctorant.

Sommaire

[modifier] Historique

Dans son discours du 1er octobre 1980 sur les perspectives de la recherche scientifique française, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé de la Recherche, Pierre Aigrain, énumère trois conditions à réunir pour faire que la science et la technique française se tiennent au premier rang mondial. L’une de ses conditions est « le renforcement des relations entre les universités, les établissements de recherche et les entreprises. » À cette époque en France les deux mondes de la recherche publique et des entreprises privées n’étaient pas réellement connectés. En comparant le modèle français au modèle américain Bernard Daugeras[1] met le doigt sur cette différence notable : aux États-Unis ces deux sphères évoluent en étroite collaboration. Il présente alors le concept des CIFRE alors qu’il représente le ministère de l’industrie au sein d'un groupe de travail chargé de faire des propositions pour que la recherche soit davantage présente dans la formation des cadres de l’industrie. Le groupe de travail est dissout lors du changement de gouvernement et Bernard Daugeras propose son projet directement au cabinet du ministre de la recherche et de la technologie. Le projet est rapidement accepté et dès septembre 1981 les trente premières conventions sont signées.

Depuis, les CIFRE sont gérées et animées par l'ANRT pour le compte du ministère de la Recherche. À ce jour, plus de 13 000 partenariats entreprise-laboratoire-jeune diplômé en ont bénéficié.

[modifier] Fonctionnement

Ce système est fondé sur une convention entre une entreprise, un laboratoire de recherche et un jeune diplômé (diplôme permettant une inscription en doctorat). L'entreprise s'engage à embaucher le jeune diplômé par un CDD de 36 mois (régime dérogatoire article D 1242-art.3 et 6 du Code de Travail) ou un CDI et lui confie un travail de recherche en liaison directe avec un laboratoire extérieur. Ce travail de recherche sert à la préparation d'une thèse de doctorat. L'État verse durant les trois années de la convention, une subvention forfaitaire annuelle de 14 000 euros (2012) à l'entreprise et l'employeur s'engage à rémunérer son employé-doctorant par un salaire minimum de 23 484 € brut/an (chiffre 2012). Le nombre de bénéficiaires prévu en 2011 était de 1 300.

[modifier] Notes et références

  1. « Faire son doctorat en entreprise, une histoire vieille de vingt ans » - Annie Kahn, Le Monde économie, 20 novembre 2001

[modifier] Annexes

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes

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