Contres (Loir-et-Cher)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Contres.
Contres
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement de Blois
Canton de Contres
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Controis
Maire
Mandat
Jean-Luc Brault
2014-2020
Code postal 41700
Code commune 41059
Démographie
Population
municipale
3 470 hab. (2011)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 11″ N 1° 25′ 43″ E / 47.4197222222, 1.4286111111147° 25′ 11″ Nord 1° 25′ 43″ Est / 47.4197222222, 1.42861111111  
Altitude Min. 94 m – Max. 129 m
Superficie 36,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher

Voir sur la carte administrative du Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Contres

Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher

Voir sur la carte topographique du Loir-et-Cher
City locator 14.svg
Contres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Contres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Contres

Contres est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre la Sologne viticole, et la grande Sologne des forêts, tout près du château de Cheverny, Contres se distingue en fait par la culture des asperges, convenant au sol sableux de la région.

La commune est traversée par la RD 956 anciennement RN 156 et par la RD 675 anciennement RN 675.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Contres est très obscure. La mairie n'a conservé aucun titre antérieur à la révolution de 1789. Depuis longtemps, le nom de Contres a exercé, sans résultats bien satisfaisants, la sagacité des étymologistes.

Cependant, on peut dire avec certitude que la prospérité de Contres est relativement moderne. Il semblerait que cette agglomération fût formée au Moyen Âge par des marchands de bestiaux qui s'établirent sur des terrains de peu de valeur, à l'extrémité de la seigneurie de Saint-Aignan, loin des yeux du baron, et qu'il y prospérèrent grâce à la situation du lieu, sur un point de communication entre le Berry, la Marche, le Poitou et les provinces de l'Orléannais et du pays Chartrain. La contrée se développa considérablement pendant la période gallo-romaine. Cependant les grandes invasions arrêtèrent la prospérité. Invasions, guerres féodales, famines continuelles décimèrent la population. Dans les années 1400, la contrée se développa à nouveau grâce à l'industrie. Louis XII signa un traitée avec l'empereur d'Autriche à Contres. Le règne d'Henri IV ramena la prospérité. Mais il fut trop court. En 1629 et 1631, la peste et la famine décimèrent la population. Un tiers de la population périt. Cette misère continua jusqu'en 1789, lorsque le roi demanda par lettre patente, l'établissement des cahiers de doléances. En 1789 et 1790, des municipalités et gardes nationaux furent créées. Malgré cela la misère perpétra jusqu'au milieu du XIXe siècle. Cependant, nous arrêterons ici notre courte monographie en constatant la belle prospérité dont nous jouissons par suite du développement des voies de communication (routes et tramways), de l'emploi des meilleurs procédés de culture, des machines agricoles et des engrais, de l'extension de la vigne, de l'importation de culture nouvelle (asperges, cassis) et surtout de l'intelligence, de l'esprit d'initiative, de l'activité d'une vaillante population. (Document tiré du livre Il était une fois Contres de Guy Gandois)

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason contres41.svg

Les armoiries de Contres se blasonnent ainsi :

D'azur à la cotice d'argent accompagnée en chef d'une grappe de raisin d'or, tigée et feuillée de sinople, et en pointe d'une botte d'asperges d'argent liée de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1944 Charles Grele   Nommé par le Régime de Vichy
mars 1971 mars 2001 Jacques Bimbenet Modéré Sénateur, conseiller général
mars 2001 en cours Jean Luc Brault sans étiquette, apparenté DVG Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 470 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 317 1 229 1 202 1 571 1 755 2 004 2 166 2 503 2 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 550 2 601 2 611 2 553 2 617 2 493 2 576 2 591 2 586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 649 2 582 2 543 2 421 2 400 2 452 2 576 2 702 2 551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 775 2 828 2 811 2 923 2 979 3 268 3 417 3 429 3 420
2011 - - - - - - - -
3 470 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 26,2 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,1 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 32,1 %).
Pyramide des âges à Contres en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,5 
8,9 
75 à 89 ans
12,0 
16,6 
60 à 74 ans
17,6 
18,7 
45 à 59 ans
18,0 
18,7 
30 à 44 ans
19,8 
18,3 
15 à 29 ans
15,0 
18,1 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

  • La ville de Contres est le premier centre européen de fabrication et de conditionnement de sushis industriels avec l'usine de l'entreprise Marco Polo.
  • Le groupe agroalimentaire français St Michel Biscuits est implanté dans la commune (siège social, site de production et centre logistique).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

169 odonymes recensés à Contres
au 18 février 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Clos Impasse Passage Place Pont Route Rue Ruelle Venelle Autres Total
1 [N 1] 7 1 [N 2] 1 [N 3] 4 [N 4] 1 [N 5] 10 3 [N 6] 3 [N 7] 0 5 [N 8] 56 2 [N 9] 0 75 [N 10] 169
Notes « N »
  1. Allée des Châtaigniers.
  2. Boulevard de l'Industrie.
  3. Carrefour du Souvenir.
  4. Chemin de la Presle, Chemin de la Varenne, Chemin des Lineraux et Chemin des Maisons Rouges.
  5. Clos de Villardy
  6. Passage de l'Isle, Passage des Bruyères et Passage Saint Aignan.
  7. Place Adolphe Javalet, Place des Héros et Place du Huit-Mai.
  8. Route de Cheverny, Route de Pontlevoy, Route de Saint-Aignan, Route de Sassay et Route de Selles.
  9. Ruelle du Progrès et Ruelle Saint Loup
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, construite par l'architecte La Morandière, avec une abside à 3 pans, 2 bas-côtés, des absidioles, une voûte d'ogives et un chœur du XVIe siècle. L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte doit son nom à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, deux martyrs chrétiens du IVe siècle.
Article détaillé : Cyr de Tarse.
  • Pigeonniers Le Bourg et Cornilly
  • Fontaine place Javalet XIXe siècle
  • Bois de Saint-Lomer, du Val de la Bièvre
  • Forêt de Cheverny
  • Château (construit dans les années 1800...
  • Château de la Gondelaine
  • Château des Pins
  • Abbaye de Cornilly

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Contres (alias d’Encontres dans les textes en langue romane) fut au début du XIIIe siècle l’un des proches lieutenants de Simon de Montfort dans la Croisade contre les Albigeois en Languedoc. Il comptait parmi les 5 membres de son entourage immédiat. Lors des campagnes de Moissac au cours de l’automne 1211, il sauva la vie à Simon, et reçut de ce dernier en fief la même année la forteresse de Castelsarrasin. D’après le chroniqueur, Pierre des Vaux-de-Cernay, dans son Hystoria, ce chevalier aurait fait partie de la dizaine de bénéficiaires de fiefs languedociens, ainsi récompensés par Simon de Montfort. Il mourut en 1216 d’un coup de lance[5].
  • Anne-Marie de Backer, poète
  • Éloi Johanneau philologue français
  • Henry Rougé peintre français
  • Marc Beltoise, peintre aquarelliste
  • Nagot, fou de Charles VI né à Contres
  • Pierre Tassin, député de Loir-et-Cher puis sénateur de 1893 à 1906.
  • Pascal Cribelier, champion de France sur 800 m en salle à Vittel en 2007, 5e aux championnats d'Europe sur 800 m en salle à Helsinki en 2007[6], vice-champion du monde sur 800 m en salle à Clermont-Ferrand (Aubière) en 2008, champion de France sur 400 m en salle à Vittel le 12/02/2011, champion de France sur 400 m en plein air à Fougères(35) le 10/06/2012.

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, s'organisent les Foulées controises, parcours de jogging de 5 et 10 km, qui attirent des concurrents de qualité.
  • L'Éveil de Contres est une association sportive à mentionner, qui compte près de 400 adhérents, fondée le 20 décembre 1910 sur l'initiative du curé du bourg. (JO du 12 janvier 1911)
  • Confrérie des Mangeux d'esparges de Sologne, du fait de la production abondante de la région.
  • Dans un tronc, sur la route de Saint-Aignan, a été taillé un vigneron en pied, d'une hauteur de plus de 2,50 m.
  • Depuis longtemps, Contres affiche son engouement pour le sport. Avec 3 gymnases, un dojo, un stade d'athlétisme, 4 terrains de football, 4 terrains de tennis, une piste aménagée de skateboard, entre autres. En 2007, Contres s'est vu attribuer le trophée de la ville la plus sportive de la région Centre dans sa catégorie. En 2010, la ville est d'ailleurs arrivée d'étape de la prestigieuse course cycliste Paris-Nice. Par ailleurs, la ville de Contres compte un nouveau centre aquatique "L'ilôt bulle" depuis juillet 2010.
  • De 1960 à 1984, Contres organisait aussi les « 3 heures de Contres », une course automobile qui consistait à remettre en piste les "grand-mères" automobiles restaurées avec amour par les collectionneurs.
  • Depuis plus d'un demi-siècle, l'industrie Controise comprend dans ses rangs l'entreprise "Saint Michel" (ex "Morina") qui est spécialisée dans la fabrication de pâtisserie, notamment dans les madeleines.
  • Depuis quelque temps, Contres enregistre le plus fort taux de hausse de population du Loir-et-Cher.
  • Au début du XXe siècle, une course cycliste internationale s'établissait de Paris à Contres. Cette course nommée "Le Paris-Contres" finissait dans le vélodrome du Champ de Foire à Contres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. « Évolution et structure de la population à Contres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  4. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2010)
  5. C. KECK, « L’entourage de Simon de Montfort pendant la Croisade albigeoise et l’établissement territorial des crucesignati », dans La Croisade albigeoise. Actes du Colloque du Centre d’Études Cathares, Carcassonne, 4-6 octobre 2002, ss. la présidence de Michel Roquebert, 2004, p. 235-243 ; voir plus précisément p. 238-239, et 242. Il reçut un certain temps Castelnaudary, J.-L. BIGET, « La dépossession des seigneurs méridionaux. Modalités, limites, portée », dans La Croisade albigeoise. Actes du Colloque du Centre d’Études Cathares, Carcassonne, 4-6 octobre 2002, 2004, p. 267. L’étude la plus complète sur ce personnage a été menée par Christine WOEHL, Volo vincere cum meis vel occumbere cum eisdem. Studien zu Simon von Montfort und seinen nordfranzösischen Gefolgsleuten wärhrend des Albigenserkreuzzugs (1209 bis -1218), Franckfurt/Main, Peter Lang, 2001, « dissertation universitaire » soutenue en 2000 à l’Université de Francfort-sur-le-Main, 332 p. Wilhelm von Contres : p. 168-170 ; 273 ; 319.
  6. Bernard GERMOND, « 24 mars - Helsinki : compteur à 24 médailles »,‎ 2007-03-24 (consulté le 2011-05-26)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]