Contré

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Contré
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Aulnay
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge
Maire
Mandat
Jean-François Panier
2014-2020
Code postal 17470
Code commune 17117
Démographie
Gentilé Contrésiens
Population
municipale
117 hab. (2011)
Densité 9,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 48″ N 0° 16′ 55″ O / 46.0133, -0.281946° 00′ 48″ Nord 0° 16′ 55″ Ouest / 46.0133, -0.2819  
Altitude Min. 68 m – Max. 173 m
Superficie 12,32 km2
Localisation

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Contré

Contré est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Contrésiens et Contrésiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le plan de la commune

Le point culminant de la Charente-Maritime[modifier | modifier le code]

Outre le point culminant du département qui se trouve dans sa commune, au site du Bois de Chantemerlière et qui culmine à 173 mètres de hauteur, Contré possède le troisième point culminant de Charente-Maritime avec un coteau dénommé Le Terrou, qui est de 165 mètres de hauteur. Cette colline se trouve dans le bois de Chantemerlière, au nord du sommet du département, à peu de distance[2].

La commune de Contré qui appartient au canton d'Aulnay fait partie de la zone nord-est de la Charente-Maritime où se trouvent les plus hautes altitudes et les reliefs les plus ondulés.

C’est ici en effet que commencent les premières hauteurs méridionales du seuil du Poitou, lequel constitue une zone de contact géographique ou de transition entre les deux grands bassins sédimentaires de la France, le bassin parisien, au nord, et le bassin Aquitain, au sud. Ceci explique pourquoi le nord-est du département porte la partie la plus élevée avec 173 mètres, au lieu-dit le Bois de Chantemerlière. Ce coteau boisé comme son nom l'indique se trouve à l'est de la commune, à l'intérieur des limites de la forêt d'Aulnay dans sa partie méridionale et à une relative proximité de la forêt domaniale de Chef-Boutonne, ce dernier massif forestier étant principalement situé dans le sud du département voisin des Deux-Sèvres mais s'étendant jusqu'en limite de la Charente-Maritime.

Le site du Signal qui porte le deuxième « sommet » du département avec ses 166 mètres de hauteur est situé à 2 km au sud-ouest du point culminant du département. Il se trouve en limite extérieure de la forêt d'Aulnay, en limite de la commune de Contré mais appartenant à celle de Néré.

Localisation[modifier | modifier le code]

Contré en Charente-Maritime
Contré
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Contré en Charente-Maritime

Contré se trouve à 6 km à l'est d'Aulnay-de-Saintonge, chef-lieu du canton le plus étendu de la Charente-Maritime, et à 26 km au nord-est de Saint-Jean-d'Angély, chef-lieu d'arrondissement de la Charente-Maritime et ville principale de la Saintonge du Nord.

Les villes les plus proches en Deux-Sèvres sont Chef-Boutonne, chef-lieu de canton, situé à 33 km au nord-est et Melle, ancienne sous-préfecture, située à une distance sensiblement équivalente.

Les villes les plus proches en Charente sont Ruffec, ancienne sous-préfecture, située à 43 km l'est et Cognac à 45 km au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Contré[3]
Saint-Mandé-sur-Brédoire
Aulnay Contré[3] Vinax
Villemorin Néré

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau référencé par le Sandre ne traverse la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346 379 331 360 345 364 353 365 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 360 337 327 293 297 288 279 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271 245 257 238 231 225 234 223 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
225 201 192 171 165 144 146 148 121
2011 - - - - - - - -
117 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune de Contré fait partie des communes les moins peuplées du canton d'Aulnay et qui a connu une dépopulation importante depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, toutefois dans des proportions beaucoup moins sévères que les petites communes rurales et forestières du nord-est de ce canton.

Cette petite commune agricole, comme beaucoup dans cette partie du nord-est de la Charente-Maritime, appartient à ces zones rurales en voie de désertification où le problème démographique est particulièrement préoccupant. Lors du recensement de 2007, Contré comptait 148 habitants. A son apogée au milieu du XIXe siècle, pendant le Second Empire, elle comptait 366 habitants en 1856, soit plus du double. Mais l'accélération de la dépopulation de la commune est observée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale où Contré a perdu plus du tiers de sa population en un demi siècle seulement passant de 223 habitants ne 1946 à 144 habitants en 1999.

Aujourd’hui la densité communale est tombée à 12 hab/km², elle est inférieure à celle de son canton qui se maintient à peine à 20 hab/km² en 2007. Contré fait partie des communes les moins densément peuplées de la Charente-Maritime.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune laisse subsister un doute quant à sa signification. Ce toponyme proviendrait du latin contra signifiant à côté de ou face à[Informations douteuses] ou près de et laisse les toponymistes comme les historiens face à un  Phrase à traduire sur laquelle le doute persiste, en premier argument  ⇔  merci d’apporter votre expertise, et de préciser[6]. Le suffixe -é indique en général un nom gallo-romain en -aco/-acum, soit *Contraco ou Contracum.

Cependant, d'aucuns pensent qu'à l'origine, le village initial fut situé près d'une fontaine sacrée dont l'emplacement demeure inconnu mais dont l'existence est attestée dans un cartulaire du Moyen Âge[7]. Contré serait donc une création médiévale, issue de la grande période des défrichements monastiques de l'antique sylve d'Argenson.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une création médiévale[modifier | modifier le code]

À l'origine de la création de Contré, une fontaine sacrée aurait fait de ce lieu un centre de pèlerinage très fréquenté[8]. Ce lieu sacré aurait prédisposé à l'édification du village en forme de demi-cercle face à cette fontaine, et qui serait à l'origine du toponyme.

Plus tard, après la création de l'église romane au XIIe siècle dédiée à saint Bernard, le rôle de pèlerinage du village se renforça par l'ostentation d'un crâne entouré de dentelles dont la relique inconnue à ce jour fut découverte dans un mur de l'église en 1875[8].

Pendant la Guerre de Cent Ans, alors que Contré relève de la vicomté d'Aunay, alors en terres du Poitou, les troupes du roi Charles V se cantonnent autour du village et de son logis seigneurial afin de délivrer le château d'Aunay des mains des Anglais qui y tiennent une solide garnison. L’événement a lieu à l'été 1372 où le connétable Du Guesclin livre le siège d'Aunay où il remportera une bataille victorieuse[9].

À la suite de cet événement, l'église romane est fortifiée vers la fin du XIVe siècle ou au début du siècle suivant et est surélevée, étant alors accessible par un chemin de ronde[7]. Un refuge y est alors aménagé au-dessus des voûtes de l'église, accessible par un escalier construit dans le mur, et est muni de meurtrières[9].

Contré pendant les Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Lors des Guerres de Religion, Contré est le théâtre d'un rassemblement des chefs huguenots Saint-Gelais et Daubigné pour attaquer les ligueurs catholiques de Lamothe qui se cantonnent dans la paroisse voisine de Saint-Mandé. L'évènement a lieu en 1585, lors de la huitième guerre de religion, et a marqué durablement la contrée. En effet, 150 combattants périrent à la bataille de Saint-Mandé et le hameau de Chantemerlière, situé dans la paroisse poitevine de Contré, fit implanter un cimetière huguenot[10].

En 1689, Contré et Chantemerlière deviennent propriétés de Charles de Courbon, comte de Blénac, et à cette époque la seigneurie de Chantemerlière possède une importante verrerie[10]. La paroisse de Contré fait partie de la Généralité de Poitiers et de l'Election de Niort pendant tout le XVIIIe siècle. Elle sera rattachée au nouveau département de la Charente-Inférieure lors de sa création en mars 1790 et sera incorporée dans le canton d'Aulnay.

Contré pendant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896, la commune est traversée d'ouest en est par la ligne de la Compagnie de chemins de fer départementaux qui traversait le canton d'Aulnay. La station ferroviaire qui se trouvait sur la commune voisine de Villemorin fut dénommée gare de Villemorin-Contré. Cette voie ferrée qui reliait Saint-Jean-d'Angély à Saint-Saviol via Aulnay-de-Saintonge et Chef-Boutonne fut en service pendant plus d'un demi siècle de (1896 à 1951). Sa fermeture provoqua un vif mécontentement et eut un impact très négatif dans la vie du canton.

Contré pendant le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Un natif de la commune, Léopold Robinot, né à Contré le 28 janvier 1899, laissa un souvenir impérissable dans le canton. Cet homme vaillant s'illustra brillamment lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant les sombres années de l'Occupation du département. Il fut en effet l'initiateur du premier mouvement de résistance armée en Charente-Inférieure (qui devint le 4 septembre 1941 Charente-Maritime). Ce réseau de résistants fut dénommé Honneur et Patrie[10] et devint le plus important du département[11]. C'est dans cette organisation que participa activement Jean Hay de Marennes. Tous les deux furent dénoncés, livrés à la Gestapo et envoyés dans les camps de concentration. Léopold Robinot mourut au camp de Souge en 1944.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Paul Morin    
2008 2014 Jean-François Panier    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Contré est l'une des 24 communes qui forment le canton d'Aulnay qui est l'un des moins peuplés de la Charente-Maritime mais le plus étendu de tout le département.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère à la Communauté de communes du canton d'Aulnay-de-Saintonge dont le siège administratif est situé à Aulnay-de-Saintonge[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église romane du XIIe siècle dédiée à saint Bernard, fortifiée pendant la Guerre de Cent Ans. C'est l'unique église fortifiée du canton d'Aulnay. Elle est classée monument historique depuis le 22 juillet 1913[13],[14].

Le village de Chantemerlière possédait un cimetière huguenot.

Panorama sur la région depuis le site du Signal, un des points culminants de la commune — et de la Charente-Maritime (166 mètres de hauteur).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léopold Robinet, né à Contré en 1899, résistant fusillé en 1944 au camp de Souge

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Données correspondant à la carte topographique, série bleue, "Aulnay" - n°1630 - O (source : Cartes IGN ]
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p.97
  7. a et b Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2002, tome 1, p.118.
  8. a et b Michel de la Torre, La Charente-Maritime - L'art et la nature des ses 472 communes, éditions Nathan, 1985.
  9. a et b Jean Combes et Jacques Daury (ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, p.72
  10. a, b et c Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2002, tome 1, p.136
  11. La Charente-Maritime en 1939-1945
  12. Site officiel de la Communauté de communes du canton d'Aulnay
  13. L'église « Notice no PA00104657 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. La cloche sur la Base Palissy


Annexes[modifier | modifier le code]

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Jean Combes et Jacques Daury, Guides des départements - La Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985. (Monographie sur la commune de Contré, p. 72).
  • Jean-Luc Flohic (ouvrage collectif sous la direction de), Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic - Collection Le Patrimoine des communes de France. (Monographie sur la commune de Contré, Tome 1, p. 118).
  • M.A. Gautier, Le Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime - Notices communales (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure de 1839), éditions Les chemins de la Mémoire, Saintes. (Notice communale sur Contré, p. 134).
  • Michel de la Torre, Charente-Maritime - L'art et la nature de ses 472 communes, éditions Nathan, Paris, 1985. (Notice sur Contré)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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