Consubstantiation

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La consubstantiation est la doctrine protestante luthérienne par laquelle, lors de la Cène, le pain et le vin conservent leurs substances propres avec lesquelles coexistent les substances du corps et du sang du Christ. Cette notion, définie par Guillaume d’Occam ou Duns Scotus, fut reprise par Luther dans La Captivité babylonienne de l'Église en 1520[1].

En 1551, au Concile de Trente, les catholiques lui opposent le dogme de la transsubstantiation dans le cadre de la Réforme catholique, basant leur réflexion sur Thomas d'Aquin.

En fait, Thomas d'Aquin popularisait une théorie d'Aristote : la substance, invention d'Aristote quand il conteste son maître Platon. Platon considère que le réel est constitué du monde intelligible (monde des idées), dont le monde que nous connaissons et duquel nous faisons partie (monde sensible) est un pâle reflet. Au contraire, Aristote décrit un monde constitué de « choses ». Chacune de ces « choses » est définie par des propriétés accidentelles fixées sur une « substance » essentielle. En résumé, la substance est la réalité ultime.

Ulrich Zwingli contestera tant la position de Luther que la position catholique issue de l'Aquinate. Pour lui, la Cène commémore, dans la communauté rassemblée, le dernier repas de Jésus avec ses disciples qui nous rappelle tous les biens et grâces que Dieu nous a donnés par son fils Jésus-Christ. Il affirme que le Christ n'est pas corporellement présent dans le pain et le vin au moment de la communion mais qu'il est présent dans le cœur, l'esprit et la vie de ceux, rassemblés, qui les partagent. Cette présence réelle se déplace des espèces à l'assemblée.

Nota : ne pas confondre la consubstantiation avec la consubstantialité

Notes et références[modifier | modifier le code]

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