Constructions aéronautiques Émile Dewoitine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Constructions aéronautiques Émile Dewoitine était une société française de construction d'avions fondée par Émile Dewoitine à Toulouse en octobre 1920.

Histoire[modifier | modifier le code]

Assemblage du fuselage d'un Dewoitine D.333 en 1934. Celui-ci était entièrement en duralium.

Les premiers produits de la société ont été une série de chasseurs à aile haute qui ont été largement ignorés par l'armée de l'air française, mais achetés en grande quantité à l'étranger et construit sous licence en Italie, en Suisse et en Tchécoslovaquie. La société a été liquidée en janvier 1927. Le seul programme actif (le D.27) étant transféré à EKW en Suisse.

La société a été recréée à Paris en mars de l'année suivante, sous la dénomination Société française aéronautique (Avions Dewoitine) ou SAF. Après une brève poursuite de la production du D.27, l'entreprise reconstitué a produit une série de chasseurs, la famille D.500, qui est devenue une des composantes majeures de l'aviation française durant les années 1930.

Elle a également conçu des avions civils, tels que le D.333 et son dérivé le D.338, conçu pour relier, par les airs, pour la première fois, l'Indochine française, et, éventuellement, Hong Kong.

L'entreprise a été nationalisée en mars 1937, et renommé Société nationale des constructions aéronautiques du Midi (SNCAM). Elle a produit le D.520, le chasseur le plus performant de l'armée de l'air française au début de la guerre, mais en nombre trop faible pour constituer une opposition sérieuse à la Luftwaffe dans la bataille de France.

Dewoitine, en tant qu'entité reconnaissable, s'est achevé lors de son absorption dans la SNCASE en décembre 1940, date à laquelle Émile Dewoitine quitta la société pour rejoindre la SIPA. Dès lors, aucun autre avion n'a été produits sous le nom de Dewoitine.

Quelques modèles[modifier | modifier le code]

Max Hymans, rapporteur de la Commission de l'air de la Chambre des Députés à l'escale de Vienne et en partance pour Moscou devant un Dewoitine D 338 en 1936, le pilote étant Paul Codos, à l'extrême gauche sur la photo.

Émile Dewoitine a sorti entre 1922 et 1940, 35 types d'avions différents :

  • 1922
    • D.1 chasseur monoplan parasol. 234 exemplaires à l'exportation ;
  • 1923
    • p. 2 planeur à aile médiane ;
    • D.7 monoplace de course ;
    • D.8 chasseur monoplan à fuselage métallique « haute altitude » ;
  • 1924
    • D.9 chasseur dérivé du D1, entièrement métallique. 165 exemplaires construits ;
    • D.14 monoplan de transport civil ;
  • 1925
    • D.19 chasseur monoplan, 3 exemplaires construits pour la Suisse ;
  • 1926
    • D.25 chasseur biplace, 5 exemplaires construits dont 4 pour l'Argentine ;
  • 1928
    • D.28 monoplan de transport 6 passagers ;
  • 1929
    • D.27-III chasseur monoplan métallique, 65 exemplaires construits pour la Suisse ;
  • 1931
    • D.30 monoplan de transport 10 passagers ;
  • 1931
    • D.33 Trait d'union monomoteur civil de record, 2 exemplaires construits ;
  • 1932
    • D.31 trimoteur de transport 10 passagers ;
    • D.481 monoplan aile basse pour entraînement ;
    • D.500 chasseur monoplan aile basse, 97 exemplaires construits pour l'Armée de l'Air française ;
    • D.430 trimoteur triplace, aile haute de « police coloniale » ;
    • D.501 chasseur monoplan aile basse, 143 exemplaires construits ;
  • 1933
    • D.332 L'Émeraude trimoteur de transport 8 passagers, établit le record Paris-Saïgon, s'écrasa dans le Morvan lors du vol retour le 15 janvier 1934 ;
  • 1934
  • 1935
    • D.333 trimoteur de transport 10 passagers, 3 exemplaires construits exploités par Air France ;
    • D.510 chasseur monoplan aile basse, 120 exemplaires construits dont quelques-uns pour la Chine ;
  • 1936
    • D.338 trimoteur de transport 22 passagers, 31 exemplaires construits pour Air France ;
    • D.620 trimoteur de transport 30 passagers ;
  • 1938
    • D.342 trimoteur de transport 24 passagers ;
    • D.520 chasseur monoplan, 907 exemplaires construits pour l'Armée de l'Air française, dont 403 avant l'armistice ;
  • 1939
    • D.770 bimoteur triplace de bombardement ;
  • 1940
    • HD.730 hydravion biplace de reconnaissance.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Bill Gunston, World Encyclopedia of Aircraft Manufacturers, Annapolis, Naval Institute Press,‎ 1993