Constellation Energy

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Constellation Energy

Création 1816
Personnages clés Mayo A. Shattuck III
Forme juridique Société publique
Siège social Drapeau des États-Unis Baltimore, Maryland (États-Unis)
Activité fourniture d'énergie et services
Produits Électricité, gaz
Effectif 10 000
Site web www.constellation.com
Chiffre d’affaires 19,3 milliards de $ (2006)

Constellation Energy (NYSE : CEG) est une entreprise américaine de production et de distribution d'énergie basée à Baltimore (Maryland, États-Unis) et listée dans le Fortune 500.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La société opère trente-cinq centrales dans onze États (principalement dans le Maryland, la Pennsylvanie, l'État de New York, la Virginie-Occidentale et la Californie) sous les appellations de Constellation Commodities Group ou Constellation Generation Group. Elle détient ainsi une puissance de 9 000 MW composés d'énergies fossiles (charbon, gaz, fioul), nucléaire et renouvelables. De plus via sa filiale Baltimore Gas and Electric Company (BGE), Constellation Energy est présent dans le marché de la distribution du gaz et de l'électricité dans le Maryland.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Le 15 septembre 2005, une coentreprise est signé entre Constellation Energy et Areva afin de mettre en exploitation deux centrales de type EPR sur le site de Oswego dans l'État de New York et sur le site de Lusby dans le Maryland.
  • Le 19 décembre 2005, le groupe Florida Power & Light annonce une offre d'acquisition sur Constellation Energy de 11 milliards de dollars. Mais le 25 octobre 2006, elle est pourtant officiellement annulée.
  • Le 18 septembre 2008, une offre d'achat pour 4,7 milliards USD (3,3 milliards d’euros) a été proposée par l'homme d'affaires Warren Buffett, profitant de la forte baisse du titre Constellation (58 % au cours de la semaine écoulée)[1] mais celle-ci a été finalement refusée le 18 novembre 2008 par le conseil d'administration qui préféra EDF qui détenait déjà 9,51 % du capital de la société et devrait monter à 49,99 %, conformément à l'accord passé avec le groupe énergétique américain avec lequel il entend exploiter des centrales nucléaires de type EPR aux États-Unis[2],[3]
  • Le 17 décembre 2008, le groupe français EDF a annoncé qu'EDF Development Inc. (filiale à 100 % d'EDF) proposait de racheter 49,99 % des activités nucléaire de Constellation Energy (pour 4,5 milliards de dollars)[4]. Cette opération consoliderait la présence du groupe EDF dans le nucléaire aux États-Unis.

EDF espérait une transaction réalisée en six à neuf mois. Les autorités du Maryland ont bloqué ce marché en juin 2009, le temps d'étudier s'il était d'intérêt public ou non. Elles ont demandé aux intéressés de faire valoir leur point de vue par écrit avant le 26 octobre 2009, sans préciser la date de décision finale[5].

  • Le 27 octobre 2010 EDF et Constellation ont signé un protocole de séparation au terme duquel EDF rachète à Constellation sa participation dans la coentreprise (Unistar) créée afin de construire des centrales nucléaires de type EPR aux États-Unis et qui détient plusieurs centrales anciennes, Calvert Cliffs et réduit sa participation dans Constellation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La crise financière, une occasion pour Warren Buffett », Le Devoir,‎ 2 octobre 2008 (lire en ligne)
  2. « EDF : une contre-offre sur Constellation en préparation », sur Investir.fr,‎ 2 octobre 2008 (consulté le 2 octobre 2008)
  3. « EDF va acquérir 49,99 % des activités nucléaires de l'américain Constellation », AFP,‎ 17 décembre 2008 (consulté le 18 décembre 2008)
  4. « EDF propose d’acquérir 50 % des activités nucléaires de Constellation Energy pour 4,5 milliards US$ », sur presse.edf.fr
  5. Source : Brève d'Enerpresse no 9931, p. 2, intitulée : Pas de décision sur Constellation/EDF avant le 26 octobre

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Communiqué de presse d'EDF 27/10/2010 Article de M. Thibaut Madelin dans Les Echos 27/10/2010