Constantin Zureik

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Constantin Zureik (en arabe : قسطنطين زريق) (né le 18 avril 1909 à Damas et mort en 2000), est un intellectuel arabe, qui fut l'un des principaux théoriciens du nationalisme arabe moderne. Il a développé des idées politiques comme "La mission des arabes" et la "philosophie nationale" qui deviendront les principaux concepts politiques des nationalistes arabes. Il était un grand partisan d'une réforme intellectuelle de la société arabe, insistant sur le besoin de rationalisme et d'une révolution morale.

Sa vie et sa carrière académique[modifier | modifier le code]

Il est né à Damas en 1909 d'une famille grecque orthodoxe, et a suivi ses études primaires et secondaires dans une école orthodoxe. Il a ensuite étudié à l'université américaine de Beyrouth avant d'achever ses études à l'université de Princeton aux États-Unis où il a obtenu un doctorat en histoire en 1930.

Après avoir reçu son doctorat, il a travaillé en tant que conférencier et diplomate, avant d'être nommée président de l'université de Damas en 1949. En 1952 il est nommé vice-président de l'université américaine de Beyrouth, et de 1954 à 1958 était son président temporaire.

Contribution au développement du nationalisme arabe[modifier | modifier le code]

La première publication notable de Zureik est basée sur une conférence qu'il a tenue en 1938, elle porte le nom de La conscience arabe (al-wa`i al-`arabi). Dans ce livre édité en 1939, il parle du concept de mission arabe, il explique que chaque nation a un message à apporter à la culture humaine et à la civilisation. La conscience d'avoir une mission nationale apporterait aux arabes une fierté perdue durant l'époque coloniale, et leur ferait ainsi regagner le rôle qu'ils tenaient dans le monde.

Zureik réclamait également une "philosophie nationale", qui est une pensée politique réservée à la jeunesse arabe devant servir à former une élite intellectuelle et nationaliste, pour que le peuple soit sous une foi nationaliste. Une telle philosophie était nécessaire, dit-il, pour le renouvellement national.

Ces deux concepts deviendront prépondérants chez les nationalistes, ils ont influencé beaucoup d'intellectuels arabes dont Michel Aflaq et des partis comme le Baath qui a repris ce concept sous une forme différente. Dans le début des années 1950, Zureik rencontre Georges Habache, avec qui il fonde le Mouvement nationaliste arabe. Ce mouvement adopte les idées de ses deux fondateurs, c'est un mouvement socialiste, nationaliste panarabe révolutionnaire et séculier.