Constantin Léontiev

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Constantin Leontiev (1831-1891)

Constantin Nikolaïevitch Leontiev - orthographe vieillie: Léontieff - (en russe : Константин Николаевич Леонтьев ; 1831–1891) est un diplomate, écrivain, moine et philosophe russe, d'orientation religieuse et réactionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Constantin Nicolaïevitch Léontiev est né le 13 janvier 1831 dans le village de Koudinovo, du gouvernement de Kalouga, dans une famille de petits propriétaires terriens. Sa mère, très pieuse, joua un grand rôle dans la formation chez le jeune Léontiev d'un profond sentiment religieux.

Après un bref passage dans le régiment noble d'artillerie et des études de médecine à Moscou, il sert comme médecin bénévole durant la guerre de Crimée. Il commence à écrire tôt, dès les années 1850, et ses récits publiés dans des revues connaissent de grands succès, grâce à l'aide de Tourguéniev.

Il épouse en 1861, à la grande surprise de tous, une jeune fille de Théodosie rencontrée en Crimée, et qui sombrera dans la folie.

En 1863, il entre dans la diplomatie, puis exerce des responsabilités consulaires dans diverses villes de l'Empire ottoman : Candie, Andrinople, Tulcea, Janina et enfin Salonique. Il acquiert une bonne connaissance de l'Orient et écrit beaucoup au cours de cette période ; ses idées philosophiques et politiques prennent leur forme définitive.

En 1871, il contracte le choléra et promet à la Vierge Marie de prononcer les vœux monastiques s'il guérit. Rétabli, il se rend à cheval jusqu'au monastère russe du Mont Athos, déterminé à honorer sa promesse. Mais les moines l'en dissuadent. Il vit ensuite deux ans à Constantinople et sur l'île de Halki, avant d'aller retrouver sa terre natale. En 1874, il entre comme novice au monastère de Nikolo-Ougrechski, près de Moscou, mais revient bientôt sur ses terres. Il écrit pendant une année, en 1879, pour un journal à Varsovie avant de travailler pendant six ans au comité de censure à Moscou. Il publie pour Le Messager russe.

En 1887, il s'installe dans une petite maison près du monastère d'Optina et y reçoit secrètement la tonsure en août 1891. Il meurt moine à la laure de la Trinité-Saint-Serge, le 12 novembre 1891.

Pensée[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

Œuvres de Léontiev traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Écrits essentiels suivi de Le Pigeon égyptien, Lausanne, L'Âge d'Homme, 2003.
  • L'Européen moyen : idéal et outil de la destruction universelle, Lausanne, L'Âge d'Homme, 1999.

Bibliographie en français[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Berdiaev, Constantin Leontieff : un penseur religieux russe du dix-neuvième siècle, Paris, Desclée de Brouwer, 1936. Nouvelle édition : Paris, Berg international, 1993.

Liens externes[modifier | modifier le code]