Constantin Denis Bourbaki

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Le Colonel Constantin Denis Bourbaki (en grec moderne : Διονύσιος Βούρβαχης, Dionysios Vourvachis) né en Céphalonie en 1787, et décéde à Kamatero (près d'Athènes) en 1827, était un officier grec qui combattit dans l'armée napoléonienne, et dont le père, Konstantinos-Sotirios Vourvachis, était un Crétois forcé de s'installer à Céphalonie, et dont le fils, Charles Denis Bourbaki, fut général dans l'armée de Napoléon III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élevé en France, il est diplômé de l'École spéciale militaire de Fontainebleau en 1804, et devient sous-lieutenant du 6e régiment d'infanterie de ligne[1] il fait les campagnes la campagne de Naples de 1805 et 1806, pendant les guerres de la Troisième Coalition, à l'armée d'Italie puis à l'armée de Naples, sert notamment dans la garde royale et comme aide de camp de Joseph Bonaparte. Envoyé en Espagne en 1808, il devient capitaine puis adjudant-major aux voltigeurs de la Garde. En 1810, passé dans l'armée espagnole du roi Joseph il est commandant du régiment de Castille, puis en 1812 lieutenant-colonel du régiment Royal Etranger jusqu'à la dissolution de l'armée espagnol de Joseph. Il réintègre l'armée française et devient major du 31e régiment d’infanterie légère avec lequel il se couvre de gloire lors des batailles d'Orthez et de Toulouse lui permettant d'être nommé colonel.

Mis en demi-solde durant la Première Restauration, il reprend du service comme colonel pendant la campagne des Cent-Jours. Mis à nouveau en demi-solde après l'exil de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, il s'installe dans le Sud-Ouest ou il est, durant la seconde Restauration, sans cesse harcelé par la police royale des Bourbons entre 1815 et 1826. Il obtient la nationalité française en 1818. Dans les années 1820, il participe à la charbonnerie[2]. En 1825, il rejoignit les insurgés grecs pendant la guerre d'indépendance. Il est capturé et décapité par les turcs, le 8 février 1827 après sa défaite à la bataille de Kamatero (en)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chapitre X Un héros grec du 31E léger : le Major Constantin Denis Bourbaki
  2. Alan Spitzer, Old Hatreds and Young Hopes, The French Carbonari against the Bourbon Restauration, Harvard University Press, 1971
  3. Constantin Denis Bourbaki sur geneanet.org