Constanţa
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Judeţ de Constanţa Constanţa
Statut : Chef-lieu |
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Municipalité de [[Municipalité de {{{municip}}}|{{{municip}}}]] Constanţa
Statut : Chef-lieu |
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Vue satellite, Constanţa |
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| [[Image:|350 px|Localisation de Constanţa]] | ||
| Géographie | ||
| Région | Dobroudja | |
| Coordonnées | ||
| Altitude minimale | 0 m | |
| Altitude moyenne | 23 m | |
| Altitude maximale | 36 m | |
| Superficie | 1.121,66 km² | |
| Superficie | ha | |
| Arrosée/baignée par | ||
| Population | ||
| Nombre d'habitants | 310,000 hab. (2002) |
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| Densité | hab./km² | |
| Populations | ||
| Administration | ||
| Maire | Radu Ştefan Mazăre {{{parti}}} 2008-2012 |
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| www | Mairie | |
| Code postal | ||
| Événements historiques | ||
| [[{{{datemention}}}]] : première mention | ||
| [[]] : fondée par [[Ioniens]] | ||
| Ve siècle av. J.-C. : nommée Tomis | ||
| Personnages célèbres | ||
| Ovide | ||
Constanţa (ou Constanza) est un port et une ville de l'est de la Roumanie (la seconde après Bucarest pour le nombre d'habitants) située sur les rives occidentales de la mer Noire: elle est le chef-lieu du judeţ de Constanţa et de la région de Dobrogée.
Constanţa a une population de 348 000 habitants en 2002, mais l'agglomération dépasse 400 000 habitants avec les communes limitrophes. Durant l'été, la population triple.
Sommaire |
[modifier] Étymologie
Le nom de Constantiana lui a été donné par l'empereur romain Constantin 1er à la place du nom grec ancien: Tomis, de même que pour Constantinople, port de la Propontide (actuelle Mer de Marmara). Tomis ou Tomes signifie en grec « tranché » et fait allusion à la légende de Jason et des Argonautes, qui raconte qu'ils avaient pris en otage le fils d'Aétès, roi de Colchide (l'actuelle Géorgie) et que, en passe d'être rattrapés par la flotte de ce dernier, ils auraient mouillé ici, découpé l'otage en morceaux et dispersé ceux-ci afin de retarder leur poursuivant, obligé de les chercher et ramasser pour donner une sépulture honorable à son fils. Toutefois, les archéologues et historiens Theodor Capidan, George Vâlsan et Adrian Rădulescu pensaient que Tomis provient en réalité de la forme de l'ancien port antique, aujourd'hui submergé devant le casino, qui s'ouvrait comme une coupure, ou tranchée, dans la ligne de côte. Sur les portulans génois du XIVe siècle elle apparaît sous le double nom de « Constanza » ou « Tomi ». Sous la domination ottomane, la ville devient une bourgade nommée Küstence (Küstendjé). Depuis qu'elle est roumaine (1878) elle se nomme Constanţa.
[modifier] Histoire
- Préhistoire : un village de pêcheurs Daces sous un nom inconnu, s'élevait ici, mais des traces d'habitations sont même antérieures aux Daces.
- Ve siècle av. J.-C. : après la colonisation du Pont Euxin, les Ioniens lui donnent au Ve siècle av. J.-C. le nom de Tomis. Au IIIe siècle av. J.-C., son développement atteint son apogée. Ovide, le célèbre poète latin, y est exilé en 8 ap. J.-C. et y meurt en 17. Entre temps arrivent les Scythes, faisant de la ville un mélange de Scythes, Daces et Grecs. La région se nomme « Scythia Minor ».
- 311 - lorsque l'Empereur d'origine dace Galère décrète la liberté de religion pour la première fois en 311, la ville est élevée au rang de métropole, à elle toute seule, avec au moins 14 évêchés. On y parle et écrit alors autant le grec que le latin.
- IVe siècle : la ville change encore de nom pour Constantiana, donné par Constantin Ier (274-337) en l'honneur de sa sœur Constantia.
- IVe - XIe siècle : du IVe au XIe siècle, toute la région est la cible d'envahisseurs: Goths, Huns, Slaves, Avars, Bulgares et d'autres, au point que l'Empire finit par l'abandonner au VIIIe siècle pour laisser place à quatre siècles de domination bulgare, avant d'en reprendre le contrôle en 977. Mais la ville n'est plus que ruines. L'Empire (désormais appelé byzantin) le relève pourtant, car c'est un abri naval important entre Constantinople et les bouches du Danube.
- Après des invasions russes et pétchénègues, le Royaume valaque de Bulgarie (Regnum Valachorum reprend, à partir de 1186, le relèvement de la ville, mais la grande invasion tatare de 1223 réduit à nouveau tout à néant.
- 1325 - 1389 : le despotat de Dobrogée est indépendant, Constanza est un comptoir génois (comme de nombreux autres ports en mer Noire et sur le Bas-Danube).
- 1389 - 1418 : elle fait partie de la Principauté de Valachie de l'époque.
- 1418 - XVIIIe siècle : lors de la conquête par les Turcs au XVe siècle la ville, alors appelée Küstence ou Köstendjé, connaît un déclin majeur, et ne comptait plus, selon les recensements Turcs du XVIIIe siècle, que 250 familles de pêcheurs ou charpentiers de marine grecs, de bergers roumains (les « Diciens ») et de jardiniers bulgares, soit pas plus de 2000 habitants en tout.
- XVIIIe siècle - 1812 : la région devient champ de bataille entre la Russie et l'Empire ottoman.
- 1812 - 1878 : la Russie ayant annexé la Bessarabie, l'Empire ottoman a désormais une frontière commune avec l'Empire russe. Constanţa est un refuge, où des Lipovènes, des Tatars et des bergers transylvains (les « Mocans ») s'ajoutent à la population existante. En 1861 les Britanniques construisent un chemin de fer qui la relie au Danube, pour écouler les grains de la Valachie.
- A partir de 1878, lors du rattachement à la Roumanie, celle-ci, grâce à des capitaix britanniques, français et allemands, développe son unique grand port, qui devient un prospère centre industriel et commercial, port d'attache de la flotte du Service maritime roumain. Elle fut parmi les premières villes d'Europe à utiliser l'électricité pour l'éclairage[1]. Dans l'entre-deux-guerres, tandis qu'Odessa et les autres ports russes périclitent en raison de la révolution et de ses suites, Constanţa devient le plus grand port de la mer Noire, avec plus de 70 % du trafic de cette mer, et un des grands ports maritimes d'Europe.
- Comme toute la Roumanie, Constanţa fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Entre autres, Nicolae Ceauşescu fit ici une partie de sa carrière à ses débuts.
- Depuis 1990, avec le rétablissement de la démocratie et l'ouverture des frontières, Constanţa est devenue une ville très dynamique au niveau de vie (et aux prix) parmi les plus élevés de Roumanie, dont elle est la seconde agglomération après Bucarest.
[modifier] Population
| 1853 | 1879 | 1900 | 1912 | 1930 | 1948 |
|---|---|---|---|---|---|
| 5 200 | 10 419 | 13 000 | 27 201 | 59 164 | 78 586 |
| 1956 | 1966 | 1977 | 1992 | 2002 | 2007 |
| 99 676 | 150 276 | 256 978 | 350 581 | 310 471 | 322 231 |
[modifier] Personnes célèbres nées à Constanţa
- Nicholas Georgescu-Roegen, mathématicien et économiste, fondateur de la bioéconomie.
- Buran Omer, expert de la Commission européenne.
[modifier] Universités et institutions culturelles ou scientifiques
- Université Ovidius
- Université Maritime de Constanţa (UMC)
- Musée archéologique et historique de Constanţa [1]
- Musée d'art de Constanţa
- Institut roumain de recherches marines (IRCM)
- Aquarium, Marineland et Planétarium de Constanţa.
[modifier] Économie
Constanţa posséde un aéroport international (Mihail Kogălniceanu International Airport, code AITA : CND).
Son port est le quatrième port européen, potentiellement le second, derrière Rotterdam.
[modifier] Jumelages
Constanţa est jumelée avec :
Alexandrie (Égypte)
Boulogne-sur-Mer (France)
Brest (France)
Dobric (Bulgarie)
La Havane (Cuba)
Heraklion (Grèce)
Istanbul (Turquie)
Izmir (Turquie)
Latakia (Syrie)
Mobile (Alabama) (États-Unis)
Novorossiisk (Russie)
Odessa (Ukraine)
Perugia (Italie)
Rotterdam (Pays-Bas)
Saïda (Liban) (Liban)
Santos (Brésil)
Shanghai (Chine)
Sulmona (Italie)
Thessalonique (Grèce)
Trapani (Italie)
Turku (Finlande)
Yokohama (Japon)
[modifier] Liens externes
- Mairie de Constanţa (en Roumain)
[modifier] Notes
- ↑ Mihail Şerbănescu, Constanţa, Romart Design 2002, ISBN 973-97864-2-1


