Consolation de la philosophie

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Consolation de la philosophie, édition publiée à Gand en 1485.

La Consolation de la philosophie (latin : De consolatione philosophiae ) est un dialogue philosophique écrit par Boèce vers 524. Il s'agit de l'une des œuvres les plus influentes du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance. Sa forme fait alterner vers et prose.

Texte[modifier | modifier le code]

Le texte, écrit en latin et composé de cinq livres, aurait été écrit en prison, alors que Boèce, accusé de trahison par le roi Théodoric le Grand, venait d'être torturé et qu'il attendait son exécution.

Malheureux, en pleurs, se déclarant innocent, Boèce rédige des vers, accompagné par quatre Muses. Puis, une dame fait son apparition et chasse les Muses. Il s'agit de Philosophie, venue pour guérir Boèce de ses maux, car elle est fidèle à tous ceux qui se sont voués à elle. Ils dialoguent alors au sujet de sa condition, en traitant de Dieu, de la providence, de la liberté, du déterminisme, du bonheur, de la vertu, de la justice, à la manière des dialogues socratiques.

« La mise en scène du dialogue et les poèmes qui en rythment le déroulement libérateur, doivent quelque chose à un autre chef-d'œuvre de l'Antiquité tardive : Les Noces de Mercure et de Philologie de Martianus Capella[1]. »

Postérité[modifier | modifier le code]

Le dialogue est traduit du latin dès le Moyen Âge : en vieil anglais par le roi Alfred le Grand (Mètres de Boèce) et en moyen anglais par Geoffrey Chaucer, en vieux haut-allemand par Notker Labeo et en vieux français par Jean de Meung.

Éditions et traductions[modifier | modifier le code]

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Manuscrits[modifier | modifier le code]

  • Sydney, University of Sydney, Rare Books Library, Nicholson, 7, 84 f., XV

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Hugh Fraser Stewart, Edward Kennard Rand and Stanley Jim Tester, 1re éd. : Cambridge, Mass. ; Londres : Harvard university press ; Heinemann, 1918. 2e éd. : 1926. « Nouvelle éd. » : 1973. Réimpr. : [...] 1990, xv-[442] p. Coll. : « The Loeb classical library », 74
  • Claudio Moreschini, 1re éd. Leipzig : Teubner, 2000. 2e éd. : Münich : Saur, 2005, xxi-[263] p. Coll. « Bibliotheca scriptorum graecorum et romanorum Teubneriana »

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Léon Colesse, Paris, 1771 (rééd. 1835), à consulter sur mediterranees.net
  • Louis Judicis de Mirandol, Paris, 1861, à consulter sur Gallica
  • Colette Lazam, Paris et Marseille, Rivages (Petite Bibliothèque Rivages), 1989 [réimpr.: 1991]
  • Jean-Yves Guillaumin, Paris, Les Belles Lettres, 2002

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Fumaroli, préface à la traduction Rivages, 1889)

Liens externes[modifier | modifier le code]