Conseil suprême des forces armées

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Politique en Égypte
Image illustrative de l'article Conseil suprême des forces armées

Le Conseil suprême des forces armées est une institution égyptienne qui se réunit dans les cas de crise grave et qui a pris le pouvoir à la faveur de la révolution égyptienne de 2011.

Selon Le Figaro du 14 février 2011, ce conseil ne s'est réuni que deux fois avant la révolution de 2011, en 1967 lors de la Guerre des Six Jours et en 1973 lors de la guerre du Kippour[1]. Lors de la révolution de 2011, les membres de ce conseil sont apparus pour la première fois le 10 février 2011. Ils seraient une vingtaine, dont le chef d'état-major et les chefs de corps d'armée.

Il est présidé de 2011 à 2012, par le maréchal Mohamed Hussein Tantawi, ministre de la Défense de Hosni Moubarak.

Le Conseil suprême des forces armées a publié plusieurs communiqués, le premier le jeudi 10 février 2011. Par le troisième communiqué, le Conseil prend acte de la démission de Moubarak et assume le pouvoir. Le quatrième communiqué le 12 février promet une « transition pacifique » et que l'Égypte « restera engagée envers tous ses traités régionaux et internationaux »[2]. Le 13 février, par une proclamation signée du maréchal Tantaoui, il suspend la Constitution et dissout le Parlement, demande au gouvernement de gérer les affaires courantes et annonce des élections.

Le 17 juin 2012, le CSFA publie une déclaration constitutionnelle par laquelle les militaires s'arrogent le pouvoir législatif mais à laquelle s'oppose le président nouvellement élu Mohamed Morsi[3],[4].

Le 12 août 2012, le président Mohamed Morsi annonce la mise à la retraite du maréchal Tantaoui et de son second le général Sami Hafez Annan. Le général Abdul Fatah Khalil Al-Sisi est nommé ministre de la Défense en remplacement du maréchal Tantaoui et la déclaration constitutionnelle du CSFA du 17 juin 2012 est annulée[5].

En février 2014, le président Adli Mansour promulgue un décret qui introduit plusieurs amendements à la loi régissant les forces armées. Ces amende­ments sont relatifs au choix du ministre de la Défense et aux prérogatives de l’institution militaire. Il en découle que « pour la première fois, le président de la République ne présidera pas le Conseil suprême des forces armées »[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Note : Quelques références encore valides après la révolution ont disparu :

De même, les communiqués antérieurs à la révolution ne sont plus accessibles (voir note no 1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. À en croire le site du gouvernement égyptien, cela n'est pas tout à fait exact puisqu'on y trouve trace de plusieurs sessions (annuelles et protocolaires, à l'occasion de l'anniversaire de la guerre du Kippour) de ce conseil : 6 octobre 2004, 2 octobre 2005, 4 octobre 2006, 4 octobre 2007, 7 octobre 2008, 6 octobre 2009
  2. « ÉGYPTE - L'armée promet une "transition pacifique" vers un "pouvoir civil élu" », sur Le Point,‎ 12 février 2011
  3. « Égypte : le tribunal administratif fait aveu d'impuissance », sur Le Point,‎ 19 juillet 2012
  4. Égypte, Déclaration constitutionnelle SCAF, 2012, Digithèque
  5. Isabelle Myault, « L'Égypte s'interroge après le coup de force de Morsi », sur Le Figaro,‎ 14 août 2012
  6. May Atta, « Adly renforce les prérogatives de l’armée », Al-Ahram,‎ 5 mars 2014