Conseil de guerre suprême (Japon)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Conseil de guerre suprême du Japon (軍事参議官会議, Gunji sangikan kaigi?) fut créé pendant les premières années du gouvernement de Meiji dans le but de renforcer l'autorité de l'État. Le premier à sa tête fut Aritomo Yamagata (1838–1922), un natif du domaine de Chōshū qui fut le fondateur de l'armée impériale japonaise et qui deviendra le premier ministre constitutionnel. Le Conseil suprême de guerre fut copié sur le modèle de l'état-major allemand avec un chef qui avait un accès direct à l'empereur et qui pouvait fonctionner indépendamment du ministère de l'armée et des fonctionnaires civils. C'était en théorie le cabinet de facto du Japon avant la guerre sino-japonaise (1937-1945).

Conférence de liaison[modifier | modifier le code]

À partir de novembre 1937 et suivant les ordres de l'empereur Hirohito, le Conseil suprême de guerre fut remplacé par le quartier-général impérial et la conférence de liaison du gouvernement. Celle-ci avait pour but de permettre aux chefs de l'armée et de la Marine de s'entretenir plus étroitement avec le gouvernement, et d'aider à accorder les décisions et les besoins du quartier-général impérial avec les ressources et les politiques du gouvernement. Les décisions finales de la conférence de liaison étaient officiellement communiquées et approuvées lors des conférences impériales que l'empereur présidait lui-même au palais impérial de Tokyo.

Parmi les membres se trouvaient :

À la veille de l'attaque de Pearl Harbor, les membres les plus importants de la conférence étaient :

Conseil suprême pour la direction de la guerre[modifier | modifier le code]

En 1944, le premier ministre Kuniaki Koiso créa le Conseil suprême pour la direction de la guerre (Saikō sensō shidō kaigi) qui remplaçait le Conseil suprême de guerre. À la fin de la guerre, le 14 août 1945, ce conseil était composé du :

Notes et références[modifier | modifier le code]