Conrad Black

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Conrad Black

Conrad Moffat Black KCSG (né le à Montréal, Canada), baron Black de Crossharbour, est un magnat, un financier et un biographe britannique (autrefois Canadien) dont les activités ont lieu principalement au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Il a une prédilection pour les groupes de presse et en particulier les journaux. Son épouse est Barbara Amiel, une chroniqueuse reconnue. Impliqué dans un important scandale, il a été condamné en 2007 à plus de six ans de prison.

Études[modifier | modifier le code]

Il obtient un diplôme en droit à l'université Laval à Québec (1970) ainsi qu'en histoire à l'université McGill de Montréal (1973). Il fait alors sa thèse sur l'histoire de Maurice Duplessis, ancien Premier ministre du Québec. Cette thèse se transformera plus tard en biographie, qui sera publiée et traduite, reconnue maintenant comme la référence sur Maurice Duplessis.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il achète le journal Sherbrooke Record, petit journal desservant la minorité anglophone de la ville de Sherbrooke et de ses environs.

Lorsque le magnat John A. McDougald (en) décède, Conrad Black prend le contrôle de sa holding Argus Corporation (en) de façon cavalière. Les activités du groupe s'orientèrent ensuite vers la presse.

Black lança le quotidien torontois le National Post en . À l'été 2000, CanWest Global acheta les journaux du groupe de presse Hollinger, dont le The Gazette et l'Ottawa Citizen.

Né au Canada, il renonça à sa citoyenneté canadienne après que le premier ministre du Canada Jean Chrétien se fut opposé à sa nomination à la Chambre des lords britannique.

Activité littéraire[modifier | modifier le code]

Black est l'auteur de livre en deux tomes sur le premier ministre du Québec Maurice Duplessis. Il a aussi écrit sur les présidents des États-Unis Franklin Delano Roosevelt et Richard Nixon. Il a été membre des Bilderberg[1]

Religion[modifier | modifier le code]

Black s'est converti à la religion catholique. Il était un ami du cardinal Emmett Carter de Toronto.

Scandale[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, il est au centre d'un scandale financier[réf. à confirmer][2] impliquant diverses transactions financières concernant les entreprises de sa holding, opérant principalement au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. La SEC américaine a entamé une enquête sur ses agissements et il lui est interdit d'effectuer des transactions financières visant les entreprises de son groupe.

En , il est sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé par la cour fédérale de Chicago aux États-Unis. Lui ainsi que deux autres responsables, Jack Boultbee et Peter Atkinson, sont accusés de fraudes pour un montant de plus de 80 millions de dollars US[3].

Le , il a été condamné à 78 mois de prison et une amende de 125 000 $ pour abus de biens sociaux et entraves à la justice[4]. Son avocat a annoncé qu'il serait fait appel.

Le débute sa peine de prison dans un pénitencier de l'État de la Floride.

Le il est libéré sous caution lundi par une cour d'appel américaine en attendant le résultat de son appel pour sa condamnation en 2007 à six ans et demi de prison pour fraude financière [5]. Le 15 août 2013, la fin des poursuites civiles contre Conrad Black aux États-Unis est proclamée[6] : après ses 37 mois de prison aux États-Unis pour fraude et entrave à la justice, il a accepté de payer une amende de 4,1 millions de dollars aux autorités boursières américaines.

Révocation de ses titres[modifier | modifier le code]

Il n'est plus membre de l'Ordre du Canada ni du Conseil privé de la Reine depuis la révocation de son titre par le Gouverneur général David Johnston sur la demande du Premier ministre Stephen Harper[7], le 31 janvier 2014.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Conrad Black, Duplessis. L'ascension, Les éditions de l'homme,‎ 1977, 487 p. (ISBN 0-7759-0555-0)
  • Conrad Black, Duplessis. Le pouvoir, Les éditions de l'homme,‎ 1977, 623 p. (ISBN 0-7759-0555-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]