Conon d'Athènes

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Conon (en grec ancien Κόνων / Kónôn), stratège athénien né vers 444 av. J.-C., mort en 390 av. J.-C., originaire du bourg de Lacia.

Son fils Timothée fut également un très grand général athénien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il assure plusieurs commandements lors de la guerre du Péloponnèse, commande une flotte en 413. Après la disgrâce d'Alcibiade en 407, il prit le commandement général de la flotte athénienne. Assiégé à Mytilène par le navarque spartiate Callicratidas en -406, l'expédition destinée à le secourir donna lieu à la bataille navale des Arginuses. En 405 à Aigos Potamos, il réussit seul à s'échapper avec 8 trières, et s'enfuit à Chypre auprès du roi Évagoras. Il réussit à intriguer auprès des Perses et obtient le commandement d'une flotte, avec le satrape Pharnabaze. Il remporte la victoire de Cnide sur la flotte spartiate en 394, chasse les Lacédémoniens de la mer Égée et prend Cythère.

Il retourne à Athènes en triomphateur (393) et relève les Longs Murs détruits par les Spartiates. Les Athéniens lui érigent alors une statue sur l'Agora. Il est le premier à bénéficier de ce privilège depuis Harmodios et Aristogiton.

Sa grande œuvre, le redressement d'Athènes (qu'il s'était promis d'accomplir en fuyant Aigos Potamoi), signe aussi sa fin, puisque les Perses changent d'alliance, Sparte acceptant de reconnaitre l'autorité du roi perse sur les Grecs d'Asie Mineure.

Convoqué à Sardes par Pharnabaze, il est emprisonné. Finalement, il réussit à s'évader et à rejoindre Chypre, où il meurt en 390.

Postérité[modifier | modifier le code]

Cicéron, Aristote[1] et Théophraste[2] louent sa générosité et son hospitalité : il ordonnait à ses fermiers de fournir tout habitant de Lacia qui passerait par sa maison de campagne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aristote, Constitution d'Athènes [détail des éditions] [lire en ligne] XXVII, 3
  2. Traité des devoirs, Livre I (XVIII, 65)