Connie Sachs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Connie Sachs est un personnage de fiction créé par John le Carré qui apparaît dans les trois romans de sa trilogie : La Taupe, Comme un Collégien et Les gens de Smiley.

Biographie[modifier | modifier le code]

Connie Sachs est la responsable principale de la Recherche et de la Documentation au Cirque (nom de code MI6). Elle est spécialisée dans le secteur de l'U.R.S.S. Elle est décrite dans "La Taupe" comme une « grande femme, plus grande que Smiley d'une tête. Une crinière de cheveux blancs encadraient son large visage… et elle avait le ventre qui pendait comme celui d'un vieil homme »[1]. Douée d'une mémoire extraordinaire, elle est vraisemblablement recrutée par le Cirque durant la Seconde Guerre mondiale et est renvoyée du Service à la mort de son chef, Control. Elle fera néanmoins bénéficier à son ancien collègue et ami George Smiley de ses connaissances lorsque ce dernier tentera de démasquer la "taupe".

Réintégrée au Cirque dans Comme un Collégien, elle y joue un rôle actif dans une nouvelle tentative pour fragiliser les alliés de Karla (nom de code d'un espion haut placé de l'U.R.S.S.). Dans Les gens de Smiley, Connie Sachs prend une ultime fois sa retraite pour diriger avec une ex-secrétaire du Cirque, Hilary, une pension pour animaux d'Oxford. Diminuée par l'alcoolisme et la vieillesse, elle remue une dernière fois ses souvenirs du Service pour servir le dernier combat de Smiley contre Karla.

Connie Sachs est présentée durant les trois romans comme une femme excentrique et perspicace, passionnée par son travail.

Dans les adaptations télévisées de La Taupe et Les gens de Smiley, elle est interprétée par l'actrice Beryl Reid. Pour l'adaptation au cinéma de La Taupe en 2011, c'est Kathy Burke qui reprend le rôle.

Références historiques[modifier | modifier le code]

  • Connie Sachs a la réputation d'avoir été basée sur une célèbre employée du MI5, Millicent Bagot, qui était la première à attirer l'attention des autorités sur les convictions communistes de l'agent Kim Philby, plus tard démasqué comme une taupe soviétique. Millicent Bagot est décédée en 2006 à l'âge de 99 ans[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Le Carré, La taupe, Éditions du Seuil, coll. « Points » (no 901), p. 120
  2. (en) Michael Evans, « Le Carré's 'Connie' dies aged 99 », The Times of London,‎ 3 juin 2006 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Le Carré, La taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy, 1974), traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Editions du Seuil, Collection Points, P921, Paris, 2001 (1974 pour la traduction aux éditions Robert Laffont), 412 pages. (ISBN 2020479915)
  • John Le Carré, Comme un Collégien (The Honorable Schoolboy, 1977), traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Editions du Seuil, Collection Points, P922, Paris, 2001 (1977 pour la traduction aux éditions Robert Laffont), 677 pages. (ISBN 2020472406)
  • John Le Carré, Les gens de Smiley (Smiley's People, 1979), traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Editions du Seuil, Collection Points, P923, Paris, 2001 (1980 pour la traduction aux éditions Robert Laffont), 431 pages. (ISBN 2020472384)