Congrégation de Sainte-Croix

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La congrégation de Sainte-Croix (CSC) est une congrégation catholique de frères et de pères spécialisés dans l'enseignement, fondée au Mans (Sarthe) en 1837 par le Père Basile Moreau.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Le Père Moreau est né en 1799 à Laigné-en-Belin (Sarthe). Prêtre, en 1835 il rassemble autour de lui quelques jeunes confrères pour répondre aux besoins d'enseignement et d'évangélisation dans les campagnes sarthoises. La même année, on lui confie la responsabilité des Frères de Saint Joseph, groupe de laïcs fondé par L'abbé Dujarié, curé de Ruillé-sur-Loir, pour l'enseignement élémentaire dans la région.

Il réunit les prêtres et les frères en 1837 dans la congrégation de Sainte-Croix pour les besoins pastoraux et d'enseignement. Dès 1840, il envoie un groupe en Algérie.

En 1841, il fonde une congrégation de religieuses, les Marianites de Sainte-Croix.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Quelques pères et frères s'installent alors dans l'Indiana aux États-Unis En 1847, ils s'implantent au Canada-Est, à la demande de Mgr Ignace Bourget. Ils sont dans les deux cas accompagnés par des Marianites de Sainte-Croix.

Le Père Moreau décède en 1873. Il est d'abord inhumé au cimetière de Sainte-Croix. En 1937, date à laquelle la chapelle du Collège Sainte-Croix (devenu Caserne Mangin) a été rachetée par la Congrégation de Sainte-Croix et érigée en paroisse du diocèse du Mans, sa dépouille a été transférée dans cette chapelle (actuelle paroisse Notre-Dame de Sainte-Croix). La châsse est visible dans le transept droit de l'église, elle est l'œuvre du sculpteur Henri Charlier. Il est déclaré vénérable par Jean-Paul II en 2003 et béatifié par Benoît XVI le 15 septembre 2007.

En 1903, le gouvernement français interdit les congrégations enseignantes. La congrégation quitte donc la France.

Les religieux, exilés au Canada et aux États-Unis, reviennent tout de même en France en 1917 à l'école Normale Notre-Dame d'Orveau située à Nyoiseau dans le Maine-et-Loire, mais désormais leurs centres principaux se trouvent en Amérique[1].

Organisation actuelle[modifier | modifier le code]

Actuellement, la congrégation, désormais sous l'impulsion des pays anglophones, compte 1 650 pères et frères, répartis dans quinze pays (Canada, États-Unis, Italie, Bangladesh, Brésil, Chili, Pérou, Haïti, Mexique, France, Tanzanie …). Ceux-ci se préoccupent d'enseignement primaire, secondaire, supérieur et universitaire, qu'ils veulent promouvoir notamment auprès des pauvres. Elle est dirigée par le Rév. Richard V. Warner, C.S.C., de nationalité américaine.

Les États-Unis sont devenus le principal centre de rayonnement de la Congrégation. Les membres de la congrégation en France sont une vingtaine en 2014, au Mans et dans l'ouest de la France, et en région parisienne, où ils s'occupent de paroisses.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Congrégation fut d'ailleurs impliquée dans des scandales concernant la pratique de la pédophilie dans ses écoles au Québec. En octobre 2011, elle a finalement conclu un règlement à l'amiable suite à un recours collectif, acceptant ainsi de verser au total 18 millions de dollars aux victimes (entre 10 000$ et 250 000$ dépendant des individus et des traitements qu'ils avaient subi - de simples attouchements aux relations sexuelles complètes, forcées et répétées-). Les actes de pédophilie ont été commis au collège Notre-Dame, au collège St-Césaire et à l'école Notre-Dame. « Une brèche dans le mur du silence », Le Devoir, vendredi le 7 octobre 2011 http://www.ledevoir.com/societe/justice/333113/une-breche-dans-le-mur-du-silence

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]