Congrégation de Saint Edme

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Jean-Baptiste Muard, fondateur de la congrégation

La congrégation de Saint Edme (dont le nom officiel en latin est Societas Patrum Sancti Edmundi Oblatorum Sacratissimi Cordis Iesu et Immaculati Cordis Mariæ signifiant Congrégation des pères de saint Edme oblats du sacré-cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie) est une congrégation religieuse masculine. Les membres de cette congrégation, dits ordinairement prêtres auxiliaires en France et Edmundites fathers aux États-Unis, signent S.S.E.[1]

Historique[modifier | modifier le code]

La congrégation a été fondée par Jean-Baptiste Muard, prêtre du diocèse de Sens, à l'abbaye de Pontigny, où est enterré saint Edmond de Cantorbéry dont elle tire son nom. Il s'agissait de créer une communauté de prêtres missionnaires menant vie commune et desservant les paroisses les plus déshéritées des diocèses de Sens et de Coutances. En 1849 le fondateur Jean-Baptiste Muard quitte la communauté pour fonder l'abbaye bénédictine de la Pierre-Qui-Vire[2],[3].

Le successeur du Père Muard à la tête de la communauté, Pierre Boyer, entré chez les prêtres auxiliaires en 1845, a grandement contribué à leur organisation en y introduisant les vœux religieux (la première profession ayant lieu le 29 septembre 1851), en rédigeant leurs constitutions avec l'aide de pères Jésuites, et en érigeant la prédication de missions paroissiales parmi les objectifs de la congrégation. Boyer fut supérieur jusqu'en 1892[3].

En 1891, la congrégation ouvre sa première maison au Québec, puis d'autres dans l'État américain du Vermont, afin de fournir des services pastoraux à ses habitants francophones. Les lois de 1901 et de 1905 et la politique anticongrégationiste subséquente força les prêtres auxiliaires à quitter définitivement la France[3].

À partir de 1904, la congrégation de Saint Edme se tourne vers l'enseignement, fondant cette année-là le collège Saint Michel à Colchester dans le Vermont (qui est aujourd'hui une université), et en 1947 un collège franco-américain à l'abbaye de Pontigny (qui fermera en 1954)[4]. En 1964, les prêtres auxiliaires répondent à l'appel du pape Jean XXIII exhortant les ordres religieux à envoyer 10% de leurs membres en Amérique latine, et reçoivent la charge de deux paroisses de la ville de Caracas, au Venezuela.

La congrégation a obtenu du Saint-Siège un decretum laudis le 12 août 1876 et a été approuvée le 28 avril 1911. Ses constitutions ont été approuvées définitivement le 3 avril 1940.

Activité et diffusion[modifier | modifier le code]

La congrégation repose sur quatre piliers : justice sociale, éducation, renouveau spirituel, et ministère paroissial. Aujourd'hui la congrégation est principalement active aux États-Unis où elle assure l'aumônerie du collège St. Michel de Colchester, administre des refuges pour sans-abris, des paroisses dans le Vermont, en Alabama et en Louisiane, et des centres de retraite spirituelle dans le Vermont et le Connecticut. Elle est toujours présente au Venezuela, administrant deux paroisses du diocèse de Caracas.

En 2005, la congrégation comptait 2 maisons pour 40 religieux, dont 36 prêtres. Son supérieur est le Père Michael Cronogue S.S.E[5]. La maison généralice se trouve à Colchester (Vermont)[1].

Notes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]