Confédération générale du travail unitaire

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La Confédération générale du travail unitaire (CGTU) était un syndicat français ayant existé entre 1921 et 1936. Elle nait de la volonté d'une minorité de la Confédération générale du travail de s'affilier à l'Internationale syndicale rouge. En 1936, dans l'élan du Front populaire, les deux confédérations se réunifient.

La CGTU était étroitement liée, pendant toute son existence, au Parti communiste français (ex-SFIC), mais a pu réunir d'autres tendances syndicales, notamment révolutionnaire et anarchiste. Minoritaires, ces derniers seront marginalisés, en 1924 puis en 1931, certains créant alors la CGT-SR (syndicaliste-révolutionnaire).

Histoire

La minorité syndicale pacifiste pendant la Première Guerre mondiale (1914-1917)

Dès le début de la Première Guerre mondiale, une minorité refuse le ralliement à l'Union sacrée qu'opère la majorité confédérale menée par Léon Jouhaux. Cette minorité s'exprime lors du comité confédéral national de la fin de l'année 1914. Pierre Monatte démissionne en janvier 1915, la lettre ouverte qu'il publie à cette occasion pour dénoncer la chauvinisme de la majorité est diffusée en tract. Autour de Pierre Monatte et d'Alphonse Merrheim, La Vie Ouvrière mène une action pacifiste malgré la censure, relayé à l'étranger par Romain Rolland et des révolutionnaires russes, comme Léon Trotsky. Le , le journal de la Fédération des métaux publie un numéro spécial expliquant la guerre comme un conflit interimpérialiste. Léon Jouhaux convoque alors une conférence nationale des fédérations et unions de la CGT, qui se tient le . La motion minoritaire dénonçant l'« Union sacrée » reçoit 27 voix, contre 79 pour la motion majoritaire.

Quelques semaines plus tard, lors de la conférence de Zimmerwald, les représentants de la minorité de la CGT, Alphonse Merrheim et Albert Bourderon[1] participent à l'écriture du manifeste qui sera ensuite distribué par La Vie Ouvrière et la Fédération des métaux, mais ils s'opposent à Lénine sur la création d'une "IIIe Internationale". Pour répondre au manifeste de Zimmerwald, Léon Jouhaux publie dès la brochure, La Majorité confédérale et la Guerre. Lors de la conférence de , Jouhaux est approuvé par 99 voix contre 26 et 8 abstentions, y compris le bilan de la Conférence de Leeds qui s'est tenue pendant l'année entre les confédérations des Alliés et qui prépare la reconstruction de la Fédération syndicale internationale. Mais la minorité se divisent entre plusieurs comités, le Comité pour la reprise des relations internationales de Fernand Loriot et Alphonse Merrheim, le Comité de défense syndicale, plus syndicaliste-révolutionnaire, et le Comité de défense du socialisme international plus modéré.

L'année 1917

L'année 1917, alors que le conflit paraît s'enliser militairement, voit une hausse considérable de l'agitation revendicative dans les usines, avec une explosion des jours de grèves et des manifestations dans lesquelles s'insèrent les militants pacificistes. Albert Thomas, Ministre de l'Armement, instaure alors les délégués ouvriers dans les usines pour faire baisser la tension. Dans ce climat relativement tendu, la nouvelle de la Révolution d'Octobre en Russie soulève un immense espoir, donnant un élan aux minoritaires. Lors de la conférence de , Léon Jouhaux qui constate lui aussi l'élan révolutionnaire, tend la main à Alphonse Merrheim et soumet au vote une motion se réclamant à la fois du Président Wilson et de la Révolution russe. Cette motion est adoptée à l'unanimité, moins deux voix (dont celle de Fernand Loriot).

L'affirmation de la minorité révolutionnaire (1918-1921)

Lors de son 13e Congrès en , Léon Jouhaux et la majorité confédérale obtiennent une double victoire en obtenant le ralliement d'Alphonse Merrheim et Georges Dumoulin a sa résolution adoptée par 908 mandats, contre 253 et 46 abstentions, et surtout, il fait voter une réforme des statuts qui achève l'intégration des structures issues de la Fédération nationale des syndicats et de la Fédération des bourses du travail et renforce le poids de l'appareil confédéral. L'autonomie des fédérations et des bourses est abolie.

En décembre, le CCN adopte un « programme minimum » et la CGT se dit attachée à une politique de présence dans les organismes paritaires mis en place à l'occasion du conflit. Enfin, elle montre son attachement aux quatorze points de Wilson en adressant une lettre de soutien au président américain. La majorité voit sa position renforcée avec les lois sur les conventions collectives et sur les 8 heures, et la mise en place de l'organisation internationale du travail. Cependant, le groupe de La Vie Ouvrière accuse la majorité de trahison et d'impréparation lors des grèves de juin 1919. Lors du congrès de , la minorité révolutionnaire s'affirme avec plus de 300 mandats. À la même période, la CGT connait un afflux d'adhérents, et atteint le million de syndiqués, mais la majorité défend ses orientations réformatrices, et au niveau international participe pleinement aux travaux de la Fédération syndicale internationale.

Au printemps 1920, de grands mouvement de grèves traversent la France. Un mouvement par vague mené par la CGT s'affronte cependant à une répression très efficace du gouvernement Millerand et du patronat. La majorité décide alors d'arrêter le mouvement lors du CCN de la fin mai 1920. Certains, particulièrement les cheminots, refusent: la répression s'abat férocement, avec 18 000 révocations. Les effectifs syndicaux s'effondrent, et les positions à l'intérieur de la Confédération se radicalisent.

Le , la minorité révolutionnaire crée des Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR) dont le secrétaire est Pierre Monatte. Ces CSR progressent au sein de l'appareil et gagne peu à peu des fédérations entières, comme les Cheminots ou les Métalos. Le 16e Congrès de la CGT en à Lille voit une tension très forte entre les deux tendances, dont les délégués s'affrontent physiquement. Cependant, la majorité confédérale, menée par Léon Jouhaux rassemble 53 % des mandats sur sa motion. Au CCN de septembre, Jouhaux propose un compromis, une dissolution des CSR contre une démission des dirigeants majoritaires. Au nom des minoritaires, Gaston Monmousseau refuse le compromis. Deux motions s'affrontent, celle de Léon Jouhaux qui interdit la double appartenance (aux CSR et à la CGT) et celle de Léopold Cazals. La motion de Jouhaux obtient 63 votants, Cazal 57. Les majoritaires vont ensuite mener une politique délibérée d'obstruction à l'activité syndicale des minoritaires.

La naissance de la CGTU et son alignement progressif sur le PCF (1921-1926)

En , un bureau provisoire de la CGTU est élu. Il est composé de trois membres, tous de tendance anarchiste : Paul Cadeau, Labrousse, Pierre Totti.

Mais au 1er congrès de la nouvelle confédération (1922), cette direction est désavouée et doit céder la place à une coalition qui rassemble des syndicalistes se rapprochant de la Section française de l'Internationale communiste (SFIC), sans y adhérer inconditionnellement. C'est ainsi que Gaston Monmousseau, issu du syndicalisme révolutionnaire, rassemble sur le vote d'une adhésion à l'Internationale syndicale rouge 741 voix, alors qu'une résolution défendue par l'anarchiste Pierre Besnard n'obtient que 406 voix.

Le secrétaire général de l'ISR, Alexandre Lozovski, se moque alors de la minorité en inventant le terme d'« anarcho-syndicalisme », conjoint à l'épithète infamant d'« anarcho-réformisme ». Non seulement la minorité réfute la soumission à l'ISR et à la SFIC, considérée comme contraire à la Charte d'Amiens, mais en plus elle considère que les conditions révolutionnaires ne sont pas réunies, et qu'il faut donc abandonner le mot d'ordre de grève insurrectionnelle, ce qui la place en porte-à-faux avec les bolcheviques.

Dépité, Le Libertaire titre alors : « La politique a triomphé du syndicalisme, mais elle ne triomphera pas toujours[2]. »

À la veille du Congrès de Bourges de 1923, évoquant la Commune de Kronstadt et autres événements similaires en Russie, les libertaires de la CGTU publient une brochure intitulée La Répression de l’anarchisme en Russie soviétique[2]. La nouvelle direction est loin d'être unanime. Gaston Monmousseau évolue rapidement vers le communisme, tandis que ses collègues Marie Guillot et Léopold Cazals (des PTT) tiennent à préserver un certain degré d'autonomie du syndicalisme. Ils démissionnent en . Le 2e congrès, tenu à Bourges en marque la victoire du courant bolchevique: 1 114 voix se prononcent pour l'affiliation à l'ISR, 220 contre.

La CGTU glisse alors dans l'orbite communiste, qui n'est pas encore monochrome. Le , des incidents violents opposent une centaine de libertaires venus porter la contradiction lors d'une réunion de la CGTU tenue dans les locaux de la SFIC, 33 rue de la Grange-aux-Belles. Des coups de feu sont tirés, faisant deux morts, Nicolas Clos (ajusteur de métaux) et Adrien Poncet (syndicat unitaire du bâtiment). Chaque partie jette la responsabilité sur l'autre. "Les anarchistes enterrent Adrien Poncet, membre de la commission d'organisation de l'Union anarchiste. Les communistes enterrent Nicolas Clos (que les anarchistes revendiquent pourtant durablement comme un des leurs)"[3].

Les libertaires rompent alors avec la CGTU, créant l'Union fédérative des syndicats autonomes, qui se dédouble en 1926 en Confédération générale du travail - Syndicaliste révolutionnaire (CGT-SR) tandis que l'autre moitié rejoint la CGT.

La « bolchevisation » de la CGTU (1926-1934)

Jusqu'en 1931, différentes minorités vivent au sein de la CGTU, animées par des syndicalistes qui récusent à la fois le "réformisme" de Léon Jouhaux et l'alignement inconditionnel sur le parti communiste. Parmi ces minoritaires figure un proche compagnon de Pierre Monatte, dont le journal La Révolution prolétarienne répercute les thèses de Maurice Chambelland. La Fédération unitaire de l'enseignement est également dans cette opposition non négligeable.

En 1931, lors du 6e congrès, la minorité obtient 191 voix, face à une majorité communiste de 1 324 voix. Cette minorité s'était rassemblée en novembre 1930 autour d'un manifeste pour l'unité syndicale, dit Manifeste des 22, signé par des unitaires (Lucie Colliard, Chambelland, Paul Cadeau), des syndicalistes autonomes, et des adhérents de la CGT, Pierre Monatte lui-même, Georges Dumoulin, Léon Digat. En août 1931, le Bureau exécutif de l'Internationale syndicale rouge (ISR) « invite » les minoritaires à venir s'exprimer à Moscou, et se faire réprimander en tant que « réformistes » alliés de la « bourgeoisie ». Antoine Rambaud, de la fédération des Cheminots (réseau Etat), Victor Engler (ex-membre du Comité central du PCF) et Baptiste Bour, de la Fédération des Ports et des Docks, et Henri Boville, de la Fédération de l'alimentation, sont du voyage. La stalinisation marque l'éclatement définitif, après la scission de la CGT-SR.

Le tournant unitaire et la réunification (1934-1936)

Suite au changement radical de stratégie du PCF, et à son alliance avec la SFIO en un Front populaire, la CGT et la CGTU se réunifient en 1936 au congrès de Toulouse. Celui qui depuis 1933 tend à supplanter Gaston Monmousseau dans la direction du syndicalisme communiste, Benoît Frachon, devient un des huit membres du Bureau confédéral de la Confédération générale du travail. Il y est accompagné par Julien Racamond. Désormais le vocabulaire va les désigner « anciens unitaires », tandis que les membres de la CGT maintenue par Jouhaux sont les « confédérés ». Jusqu'en 1939, puis de 1944 à 1947, c'est ce critère qui différencie les deux tendances principales de la CGT.

Les effectifs de la CGTU

Le dénombrement des effectifs syndicaux est un exercice toujours aléatoire, tant les données sont contradictoires selon les sources[4] . Ce ne sont que des repères. Il en est de la Cgtu et de la Cgt comme des autres syndicats. La Cgtu connaît une période "euphorique" lors de ses débuts, malgré (ou en raison de) l'existence de plusieurs courants en son sein. En 1926 (chiffres livrés en 1927) elle parvient à faire jeu égal avec la Confédération de Léon Jouhaux. Elle est en perte de syndiqués à partir de 1927. À l'alignement sur le modèle politique stalinien, qui appauvrit débats et recrutements s'ajoute une désyndicalisation structurelle sous l'effet de la crise économique à partir de 1930. Ce phénomène affecte alors également la Cgt.

  • Évolution comparée des adhérents à la Cgtu et des adhérents Cgt :
Années adhérents Cgtu adhérents Cgt
1921 349 000 488 000
1926 431 000 491 000
1928 370 000 554 000
1930 322 000 577 000
1932 258 000 533 000
1934 264 000 491 000

Les principaux points d'ancrage de la CGTU étaient lors de sa création: les Chemins de fer, la métallurgie, le Textile, le Bâtiment, les Services publics et l'Éclairage, le Sous-sol. La crise du début des années 1930 touche inégalement le salariat et en conséquence, les syndicats.

  • Les secteurs forts de la Cgtu en 1926 et 1934
Fédérations adhérents en 1926 adhérents en 1934
Chemins de fer 114 000 78 600
Métaux 41 700 20 400
Bâtiment 35 800 20 400
Textile 32 100 14 700
Services publics
+ Éclairage
28 300
16 800
36 800
Sous-sol 22 800 14 500
Transports 20 300 15 800

Congrès et bureaux confédéraux

La Cgtu n'a pas de secrétaire général. Les congressistes élisent un Bureau confédéral, au titre d'une direction collective. Mais après 1927...la présentation des membres de ce bureau ne s'effectue pas selon un ordre alphabétique. Il y a dans ce collectif des membres plus prééminents que d'autres. À cet égard, Gaston Monmousseau, membre du Bureau dès 1922 est le "numéro 1" de 1929 à 1936. Julien Racamond, présent à partir de 1923, est le "numéro 2" de 1929 à 1933. Il "rétrograde" au troisième rang à partir de 1933 pour laisser place à Benoît Frachon. Malgré une demande des anciens unitaires le Bureau confédéral de la CGT élu à la suite du Congrès de Toulouse (1936) n'intègre en son sein que deux "ex unitaires". Gaston Monmousseau n'y entre pas.

La CGTU n'est pas née au Congrès de Saint-Étienne. En gestation dans l'esprit de certains militants sa création a lieu graduellement[5] durant le dernier trimestre 1921. La Direction de la CGT refusant la convocation d'un congrès extraordinaire qu'ils demandent[6] , les minoritaires convoquent une Assemblée des organisations exclues, parmi lesquelles se trouve la Fédération des "Travailleurs des chemins de fer" qui fournit une logistique militante nombreuse. Cette assemblée a lieu à Paris du 22 décembre au 24 décembre. Elle se nomme Congrès unitaire extraordinaire selon certaines sources[7] et se termine en se nommant Congrès confédéral unitaire[8]. Avant de se séparer par <<Vive l'unité, vive la CGT !>>, le Congrès élit une Commission administrative provisoire et un Bureau confédéral provisoire.

  • Congrès confédéral unitaire 22 au 24 décembre 1921 à Paris, 33 rue de la Grange-aux-Belles :
  • 1er Congrès, 25 juin-1er juillet 1922, à Saint-Étienne :
    • Gaston Monmousseau, 39 ans, cheminot révoqué, ancien secrétaire de la Fédération des travailleurs des Chemins de fer,
    • Marie Guillot, 41 ans, institutrice (révoquée), trésorière de CGTU, ancienne secrétaire de la Fédération nationale des syndicats de l'Enseignement laïque, secrétaire de la Commission féminine.
    • Léopold Cazals, 30 ans, commis des PTT, ancien secrétaire de l'Union départementale du Doubs.
    • Claudius Richetta, 42 ans, secrétaire de la fédération du Textile.
  • 2e Congrès, 12-17 novembre 1923, à Bourges :
    • Louis Berrar, 41 ans, ouvrier tôlier, secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de la Métallurgie de la Seine depuis 1919.
    • Édouard Dudilieux, 42 ans, ouvrier imprimeur, secrétaire général du Syndicat de l'imprimerie et typographie parisienne depuis 1909.
    • Gaston Monmousseau, 40 ans, réélu au Bureau confédéral
    • Julien Racamond, 38 ans, ouvrier boulanger,
    • Lucie Colliard, du secrétariat de la Commission féminine, 46 ans, institutrice révoquée, membre du Comité directeur du Parti communiste dont elle est déléguée permanente à la propagande.
  • 8e Congrès, 24-27 septembre 1935, à Issy-les-Moulineaux : le même bureau est reconduit jusqu'au Congrès d'unité de la CGT à Toulouse, en mars 1936.

Voir aussi

Références

  1. http://cediasbibli.org/opac/index.php?lvl=author_see&id=35801
  2. a et b Sylvain Boulouque, 11 janvier 1924, 33 rue de la Grange-aux-Belles, article paru dans Le Monde libertaire, hors-série no 24, 25 décembre 2003-11 février 2004
  3. TARTAKOWSKY (D) et BIARD (J), La Grange-aux-Belles - Maison des Syndicats - 1906-1989, Créaphis éditions,2012, p.126
  4. Les chiffres repris ici, d'origine syndicale, sont issus de la synthèse dressée par Antoine Prost La Cgt à l'époque du front populaire, annexes, page 177-195.
  5. Archives de Pierre Monatte, p. 273
  6. La fréquence "normale" des Congrès est de se tenir tous les deux ans, ce qui renvoie à 1923
  7. Robert Brécy, p.121-123, écrit qu'aucun compte-rendu officiel et détaillé n'a été publié à la suite de Congrès, et s'en remet pour le décrire à deux sources imprimées, L'Humanité et La Vie ouvrière
  8. L'Humanité, 25 décembre 1921
  9. Cadeau est orthographié aussi "Cadot" cf. liste publiée dans L'Humanité le 25 décembre 1921. Il est présenté comme ancien secrétaire de l'UD du Maine-et-Loire, dont il est originaire. Sa notice dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français lui attribue l'Indre
  10. Le Dictionnaire biographique cité ci-dessus hésite à lui attribué le rôle de secrétaire de CGTU car il semble ignorer son prénom. Or si celui-ci ne figure pas en toutes lettres dans le Compte-rendu du Congrès, paru dans L'Humanité, il donne les responsabilités syndicales du militant : secrétaire de l'UD de Charente Inférieure. Il y a bien concordance des responsabilités
  11. Compte rendu du 6e Congrès de la CGTU. La liste n'est pas présentée classée par ordre alphabétique mais dans l'ordre tel qu'il ressort du compte-rendu.

Sources

Liens externes