Conflit de Papouasie occidentale

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Conflit de Papouasie occidentale
Carte de Nouvelle-Guinée.
Informations générales
Date 1963-présent
Lieu Papouasie occidentale (Indonésie)
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Indonésie Indonésie Morning Star flag.svg Organisation pour une Papouasie libre
Pertes
100 000 déplacés[1]
150 000 à 400 000 tués[2],[3]

Il existe un mouvement séparatiste en Nouvelle-Guinée occidentale, entité qui se compose de deux provinces (la Papouasie et la Papouasie occidentale) né avec le rattachement de ce territoire (auparavant néerlandais) à l'Indonésie en 1963. Ce mouvement est principalement véhiculé par l'Organisation pour une Papouasie libre.

Historique du conflit[modifier | modifier le code]

La Papouasie a été rattachée à l'Indonésie en 1963 suite à la Révolution nationale indonésienne, alors qu'elle faisait partie auparavant de la Nouvelle-Guinée néerlandaise[4]. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination et considèrent les Indonésiens comme des envahisseurs[5] mais leur mouvement est réprimé, même en cas de protestation pacifique.

L'Organisation pour une Papouasie libre (Organisasi Papua Merdeka / OPM), réfutant l'accord de New York élaboré par l'ONU, y mène une guerre de basse intensité depuis les années 1960[6]. En plus des armes à feu, le mouvement utilise également des armes traditionnelles telles que les lances[7]. Toutefois depuis les dernières années, les Mélanésiens peuvent avoir accès à toutes les fonctions de responsabilité[8],[9]. Il faut cependant rappeler que les Javanais constituent 40 % environ de la population de ces provinces[8] et que la région est riche en ressources, ce qui suscite bien des convoitises et des rivalités, ce qui suggère qu'il s'agirait avant tout d'un conflit politique et non ethnique[7], bien que les Indonésiens mènent de nombreuses exactions contre les Papous.

En 2001, l'assassinat de Theys Eluay porte un coup dur à l'Organisation pour une Papouasie libre. Depuis 2008, on assiste toutefois à une recrudescence accrue des actes de guérilla contre l'armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient pour la première fois à attaquer un QG d'une cellule de l'organisation, résultant en la mort de 14 séparatistes et la saisie d'armes à feu, de couteaux, d'équipements, de documents et de drapeaux séparatistes[10]. Un bilan en 2011 fait état de 100 000 déplacés[1] et de 150 000 à 400 000 tués[2],[3] depuis le début de l'insurrection.

Exactions commises par l'armée indonésienne[modifier | modifier le code]

L'armée indonésienne s'est rendue coupable dans sa lutte contre les séparatistes papous de nombreuses exactions contre des civils, allant jusqu'à massacrer des villages entiers, sous prétexte que les villageois seraient des sympathisants de l'OPM.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]