Confindustria

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Confindustria
Image illustrative de l'article Confindustria

Création 1910
Type Organisation patronale
Siège 30, Via dell'Astronomia
00144 Rome
Langue Italien
Membres 116 000 entreprises
Président Giorgio Squinzi
Site web www.confindustria.it

La Confédération générale de l'industrie italienne, connue aussi comme la Confindustria est une organisation représentative des entreprises italiennes.

Elle a été créée en 1910[1] et regroupe au début du XXIe siècle 116 000 entreprises représentant 4 200 000 salariés. Elle a pour objectif la croissance de l'économie italienne. Elle fait partie de l'International Organization of Employers (IOE).

La Confindustria a participé à la création de diverses organisations parmi lesquelles la ISTUD et l'Assingegneria.

Participations[modifier | modifier le code]

La Confindustria est propriétaire de l'université privée Libera Università Internazionale degli Studi Sociali (LUISS) de Rome, la deuxième après la Bocconi de Milan. Elle possède également une société de certification de produits industriels, IMQ, ainsi que 67 % du groupe de presse Il Sole 24 Ore qui détient le quotidien économique éponyme, une radio, une agence de presse, une maison d'édition et des magazines[2].

Relations avec le pouvoir[modifier | modifier le code]

Confindustria et le fascisme[modifier | modifier le code]

Confindustria a été accusée d'avoir soutenu économiquement le fascisme. Mussolini accapara les faveurs du lobby de la Confindustria nommant ministre du trésor Alberto De Stefani, économiste libéral. Le 2 octobre 1925, le Pacte Vidoni, signé par la Confindustria et les représentants du régime fasciste, abolit les syndicats des travailleurs les remplaçant par ceux contrôlés par le fascisme. En 1926, les grèves sont déclarées hors la loi et les travailleurs non inscrits au parti fasciste ne peuvent être embauchés. De 1934 à 1943 la Confindustria fut dirigée par le dignitaire fasciste Giuseppe Volpi.

Confindustria et Silvio Berlusconi[modifier | modifier le code]

Si le patronat italien fut d'abord un partisan de l'action de Silvio Berlusconi à la tête du gouvernement[2], les relations se dégradèrent : traitée de veline (show girl des plateaux de télévision en Italie)[3], la présidente de la Confindustria Emma Marcegaglia critiqua à de nombreuses reprises il Cavaliere en appelant à un renouvellement de la classe politique au pouvoir nuisible selon elle à la crédibilité de l'Italie ainsi qu'à une libéralisation de l'économie italienne pour relancer la croissance[4].

Confindustria et Mario Monti[modifier | modifier le code]

Confindustria ayant représenté un opposant de premier plan à la fin de l'ère Berlusconi, l'organisation patronale a dans un premier temps accueilli favorablement le nouveau gouvernement italien, présidé par Mario Monti[5]. L'ancien banquier de Goldman Sachs s'appuiera notamment sur le patronat durant son début de mandat consacré à relancer la croissance en berne en Italie[6]. Mario Monti perdit néanmoins en juin 2012 le soutien de la Confindustria[7].

Critiques internes[modifier | modifier le code]

L'unité du patronat a été déstabilisée par le départ le 1er janvier 2012 de l'entreprise Fiat et sa société sœur Fiat Industrial. Le différend entre la Confindustria et le premier employeur privé d'Italie tient aux accords de branche que les membres de la confédération doivent appliquer et dont Fiat souhaite s'affranchir pour faire face à la concurrence internationale[8]. En 2012, Fiat a soutenu le candidat malheureux à la succession de Emma Marcegaglia, Alberto Bombassei, patron de l'équipementier automobile Brembo[9].

Confindustria a également été affaiblie par le départ d'entreprises mécontentes du soutien de l'organisation patronale dans leurs rapports de force avec les syndicats, accusant de se limiter à cogérer les relations avec les organisations syndicales[2].

Président de la Confindustria[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Histoire de la Confindustia, site officiel de la Confindustria
  2. a, b et c Philippe Ridet, « Giorgio Squinzi prêt à prendre la tête du patronat italien », Le Monde, no 20892,‎ 22 mars 2012, p. 20
  3. Morgane Miel, « Emma Marcegaglia, patronne et pasionaria », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 17 janvier 2012 (consulté le 10 juin 2012)
  4. Dominique Dunglas, « Ultimatum des patrons italiens à Silvio Berlusconi », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 30 septembre 2011 (consulté le 10 juin 2012)
  5. « Mario Monti s'attaque aux dettes de l'Etat à l'égard des entreprises », sur 20minutes.fr, 20 minutes,‎ 22 mai 2012 (consulté le 10 juin 2012)
  6. Guillaume Delacroix, « L'Italie se donne quatre jours pour relancer sa croissance », sur lesechos.fr, Les Échos,‎ 15 janvier 2012 (consulté le 10 juin 2012)
  7. « Le gouvernement de Mario Monti perd l’appui du monde des affaires », sur EurActiv.com, EurActiv.com PLC,‎ 8 juin 2012 (consulté le 10 juin 2012)
  8. « Fiat claque la porte de la Confindustria, le "Medef italien" », sur latribune.fr, La Tribune,‎ 3 octobre 2010 (consulté le 10 juin 2012)
  9. (it)« Marchionne: "Se passa la linea Bombassei Fiat è pronta a rientrare in Confindustria" », sur repubblica.it, La Repubblica,‎ 21 février 2012 (consulté le 10 juin 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]