Confédération générale des travailleurs tunisiens

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La Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT) est un syndicat tunisien fondé le 3 décembre 1924 par Mohamed Ali El Hammi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premier syndicat autonome de l'empire colonial français[1] et premier syndicat tunisien, la CGTT a pour but de fédérer les syndicats qui commencent à émerger dans le pays à cette époque. Elle organise des grèves à travers le pays, mais les autorités du protectorat français répriment rapidement ce mouvement[2] et arrêtent et exilent ses leaders, dont El Hammi[3].

Plus tard, la CGTT est dissoute[4].

Héritage[modifier | modifier le code]

Le 1er février 2011, suite à la révolution tunisienne, Habib Guiza reprend l'héritage du syndicat en créant la Confédération générale tunisienne du travail, mettant ainsi un terme au monopole de l'Union générale tunisienne du travail[5],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Lacoste et Camille Lacoste-Dujardin [sous la dir. de], L’état du Maghreb, éd. La Découverte, Paris, 1991, p. 60 (ISBN 2707120146)
  2. (fr) Naissance du mouvement syndical (UGTT)
  3. (fr) Figures du mouvement syndical (UGTT)
  4. Sven Mattsson et Ralph Monö, Facklig Horisont: Afrika, éd. Bokförlaget Prisma, Stockholm, 1977, pp. 142-143
  5. (fr) « Tunisie – Syndicat : la Confédération générale tunisienne du travail est née », Business News, 1er février 2011
  6. (fr) « Tunisie : CGTT, naissance d'une 2e centrale syndicale tunisienne », Webmanagercenter, 2 février 2011