Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres

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Confédération française de l'encadrement
Confédération générale des cadres

Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 5 octobre 1944
Identité
Siège 63, rue du Rocher
75008 Paris
Président Carole Couvert
Secrétaire générale Marie-Françoise Leflon
Membres 160 000 revendiqués[1]
Slogan Le + syndical
Site web www.cfecgc.org

La Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC) est un syndicat français de salariés, en premier lieu les cadres tant dans le secteur privé que public, syndicat fondé, en tant que CGC, le 15 octobre 1944.

Apolitique et catégorielle, la CGC a élargi son champ de syndicalisation en 1981 en devenant CFE-CGC, s'ouvrant aux techniciens, agents de maîtrise, forces de vente, ingénieurs et à ceux qui ont vocation à le devenir (salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative et/ou commandement). Elle peut même, si le statut d'un syndicat professionnel le prévoit, représenter d'autres catégories de personnels (par exemple, les employés).

Jusqu'à la loi du 20 août 2008[2] qui a supprimé la présomption irréfragable[3] et a institué de nouveaux critères, la CFE-CGC faisait partie des cinq confédérations considérées comme représentatives par l'État. Cela lui a permis de participer aux négociations nationales interprofessionnelles et d'être représentée dans les organismes paritaires.

La CFE-CGC n'est pas adhérente à la Confédération européenne des syndicats. Elle est adhérente de la Confédération européenne des cadres (CEC Euromanagers) et de la Confédération internationale des cadres (CIC). Depuis juin 2014, elle est observateur de la Confédération européenne des syndicats indépendants (CESI) qui regroupe essentiellement des organisations du secteur public en Europe.

Historique[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 15 octobre 1944 : fondation de la CGC.
  • 1947 : création de l’AGIRC (Association générale des institutions de retraite des cadres), le régime de retraite complémentaire pour les cadres.
  • 1951 : aux côtés des syndicats de l’encadrement allemands et italiens, la CGC crée la CIC (Confédération internationale des cadres), qui donnera naissance en 1989 à la CEC (Confédération européenne des cadres).
  • 1958 : création de l’Unédic et des Assédic.
  • 1959 : la CGC se mobilise contre les atteintes répétées portées au pouvoir d’achat des cadres. Elle obtient un abattement de 20 % de l’impôt sur le revenu et l’indexation des tranches.
  • 1961 : tout au long du printemps, la CGC mobilise ses troupes pour défendre le régime de retraite des cadres menacé par un décret sur le plafond des cotisations sociales. Le 12 janvier 1962, Le Premier ministre garantit que la retraite des cadres ne sera pas menacée. La CGC joue un rôle déterminant dans la création de l’ARRCO (8 décembre 1961).
  • 1962 : en mars, signature d’un accord sur le régime de retraite des agents de maîtrise.
  • 1966 : la CGC crée l’APEC.
  • 1979 : création de la section encadrement aux conseils des prud’hommes.
  • 1981 : la CGC devient la CFE-CGC, (Confédération française de l’encadrement, Confédération générale des cadres) s’ouvrant ainsi à l’ensemble de l'encadrement.
  • 1989 : création de la Confédération européenne des cadres (CEC European Managers) par la CFE-CGC.
  • 2000 : création de l’Observatoire du stress et de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) par la CFE-CGC.
  • 2001 : la CFE-CGC lance le « Baromètre cadres ».
  • 2002 : la CFE-CGC atteint 7 % des voix aux élections prud’homales.
  • 2003 : publication du 1er « Baromètre stress ».
  • 2008 : annonce d'un rapprochement avec l'Union nationale des syndicats autonomes[4] (UNSA).
  • 2009 : La CFE-CGC renonce finalement à sa fusion avec l'UNSA.
  • 2010 : La CFE-CGC signe une convention cadre de coopération avec Sciences Po Aix-en-Provence.
  • 2011 : La CFE-CGC lance une grande consultation de toutes ses parties prenantes[5] visant à « Redonner du Sens à l'Entreprise », en partenariat avec l'Odis (Observatoire du dialogue et de l'intelligence sociale[6]). Elle est reconnue organisation syndicale catégorielle. Elle signe un partenariat avec les universités Paris-Dauphine et Versailles Saint-Quentin.
  • 2014 : La CFE-CGC fait appel à ses membres afin de trouver un nouveau nom pour le syndicat[7].

Histoire revendicative[modifier | modifier le code]

La CFE-CGC a longtemps été perçue comme sous l'influence des partis de droite et l'alliée du patronat. Elle a semblé prendre un tournant plus revendicatif avec l'arrivée de Jean-Luc Cazettes en 1999, prenant en compte les modifications sociologiques de l'encadrement, défendant notamment la réduction du temps de travail.
Aujourd'hui, la CFE-CGC est présente sur des thématiques comme :

  • la santé au travail (notamment sur le stress et la souffrance au travail),
  • les salaires de l'encadrement et le pouvoir d'achat,
  • les retraites,
  • l'égalité professionnelle,
  • la conciliation des temps de vie,
  • l'éthique et le développement durable.

La CFE-CGC apporte des propositions sur le financement du déficit de la Sécurité sociale en proposant la création d'une Cotisation sociale sur la consommation, et revendique une rénovation du dialogue social au sein des entreprises en demandant la reconnaissance du rôle du syndicalisme par l'instauration d'un contrat d'engagement social. Elle demeure toutefois un syndicat en décalage avec d'autres revendications, notamment sur la fiscalité, où l'on retrouve une vision très catégorielle.

La CFE-CGC est aux côtés de la CFDT, de la CFTC et du MEDEF dans la majorité de gestion de la CNAM et de l'Unédic. Elle préside actuellement l'APEC.

La CFE-CGC a formulé des propositions pour réformer le système de la retraite en France et participé aux cinq grandes journées de grèves contre la réforme française des retraites de 2010. Selon la CFE-CGC, l’ensemble du financement de la protection sociale est à revoir et « il est crucial de trouver de nouvelles sources de financement » qui reposent sur une autre assiette que la masse salariale[8]. Il dénonce la plupart des mesures prises par le ministre du travail Éric Woerth dans le cadre de la réforme 2010 des retraites en France.

Organisation et instances[modifier | modifier le code]

Par domaines[modifier | modifier le code]

Les instances de la CFE-CGC s'organisent en domaine professionnel et interprofessionnel.

Domaine professionnel :

Domaine interprofessionnel :
Sur le territoire, la CFE-CGC est organisée en :

Cette implantation à différents niveaux lui permet d'être présente au sein d'organismes paritaires (sécurité sociale, CAF, Unédic, APEC, etc.), où elle est l'interlocutrice des pouvoirs publics.

La Confédération[modifier | modifier le code]

La Confédération est organisée en 24 unions régionales (UR), 99 unions départementales (UD) et 50 organisations professionnelles.
Fin 2006, la CFE-CGC revendiquait 177 000 adhérents (dont 22 500 mandatés, chiffre 2002).
Un quart de ses effectifs sont en Île-de-France, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord-Pas-de-Calais venant loin derrière.

Selon le site de la CFE-CGC[9], les adhérents se répartissent ainsi :

  • par âge
    • 24 % ont moins de 40 ans
    • 26 % ont entre 40 et 49 ans
    • 41 % ont entre 50 et 59 ans
    • 9 % ont plus de 60 ans


  • par catégorie professionnelle
    • 62,5 % sont ingénieurs et cadres
    • 36,5 % sont agents de maîtrise et techniciens
    • 1 % sont employés
  • 65 % ont un niveau bac + 3 et plus
  • 14,39 % sont retraités

Présidents et secrétaires[modifier | modifier le code]

L'organisation a été présidée de 1999 à septembre 2005 par Jean-Luc Cazettes, remplacé, à la suite du décès de ce dernier, par Bernard Van Craeynest. Lors du congrès du 6 au 8 décembre 2006, Bernard Van Craeynest a été réélu président du syndicat, pour un mandat de trois ans. En février 2009, il a été reconduit à la présidence.
Au même congrès, deux secrétaires nationaux, Carole Couvert et Jean-Frédéric Dreyfus, ont été élus, respectivement en tant que secrétaire générale et trésorier, à la tête de la direction confédérale.

Présidents[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

  • Yves Fournis : 1944-19..
  • André Malterre : 1950-1955
  • Gilbert Nasse: 1956-1966
  • Jean Menu: 1973-1975
  • Marc Vilbenoît : 19..-1993
  • Chantal Cumunel : 1993-1996
  • Claude Cambus : 1996- 1999
  • Jean-Louis Walter : 1999-2006
  • Gérard Labrune : 2006-2009
  • Carole Couvert : 2009-2013
  • Marie-Françoise Leflon : depuis 2013

Les publications de la CFE-CGC[modifier | modifier le code]

  • Le + syndical, newsletter
  • La lettre confédérale[9], bimensuelle

La question de la représentativité[modifier | modifier le code]

Les élections prud'homales[modifier | modifier le code]

Lors des élections prud'homales de 2008, la CFE-CGC a recueilli 8,2 % tous collèges confondus (5e organisation, derrière la CGT), dont 27,9 % des voix dans le collège encadrement dont elle est la première organisation, devant la CFDT.

Organisation syndicale 1987 1992 1997 2002 2008
CFE-CGC 7,44 6,95 5,93 7,01 8,20 %

Résultats 2008/2002 par collège[10]:

  • Industrie : 5,2 / 4,7 %
  • Commerce : 5,1 / 4,5 %
  • Agriculture : 7,7 / 5,6 %
  • Activités diverses : 5,0 / 4,0 %
  • Encadrement : 27,8 / 22,8 %
  • Global : 8,2 / 7,0 %

Les nouvelles règles de représentativité[modifier | modifier le code]

À l'occasion de son congrès de 2006, la CFE-CGC a exprimé son opposition à une appréciation de la représentativité des organisations syndicales uniquement basée sur les élections[11] professionnelles.

En effet, depuis la loi « portant rénovation de la démocratie sociale » publiée au Journal officiel du 21 août 2008, les règles de représentativité syndicale ont changé. Désormais, ce sont les élections en entreprise qui la conditionne, au niveau des entreprises de plus de 10 salariés dès l'entrée en vigueur de la loi de 2008, ainsi que dans les branches professionnelles et au niveau interprofessionnel.

Il faudra toutefois attendre le 1er janvier 2014, avec les conclusions de la direction générale du travail, qui effectue l'agrégation des résultats des élections professionnelles en entreprise, ainsi que le scrutin organisé dans les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) fin 2012 et les élections du secteur agricole début 2013, pour déterminer la représentativité syndicale par branches professionnelles ainsi qu'au niveau national.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Source : La CFE-CGC en quelques mots
  2. Loi n° 2008-789 du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail » (JORF du 21 août 2008).
  3. Elle a conservée sa représentativité ayant rempli les nouveaux critères lors des élections professionnelles qui ont suivies la fin de la présomption irréfragable.
  4. « L'UNSA et la CFE-CGC manifestement d'accord pour se marier », Luc Peillon, Libération, 15 avril 2008.
  5. Source : Questionnaire en ligne sur le site Nouveau Dialogue
  6. Source : Site de l'Odis.
  7. La CFE-CGC change de nom
  8. Lettre de la FIECI-CGC
  9. a et b Site de la CFE-CGC.
  10. UNSA Magazine, n° 113, janvier 2009.
  11. « La CFE-CGC, syndicat des cadres, fait face à des défis difficiles », Rémi Barroux, Le Monde, 9 décembre 2006.

Lien externe[modifier | modifier le code]