Confédération (syndicalisme)

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Dans le monde syndical français, une confédération désigne une organisation nationale ayant vocation à représenter l'ensemble des salariés.

Le terme est utilisé en 1895 par la Confédération générale du travail qui se constitue par le rassemblement de la Fédération nationale des syndicats et la fédération des bourses du travail. Il est ensuite repris par de nombreuses organisations syndicales nationales.

Structures des confédérations[modifier | modifier le code]

En lien avec son origine historique, la confédération CGT regroupe des fédérations et des Unions départementales, héritières des Bourses du travail.

  • Les fédérations professionnelles regroupent les syndicats d'une même branche d'activité (fédération de l'éducation, de l'énergie, des cheminots...)
  • Les Unions départementales regroupent les syndicats ou les sections syndicales (pour les syndicats nationaux) d'un même département (Union Départementale, UD).

Chaque syndiqué appartient ainsi à la fois à une fédération et à une UD. De la sorte, il est à la fois concerné par les problèmes de sa profession (par le canal de la fédération) et par ceux de son lieu de travail (par son UD). Cette structure permet de concilier spécialisation des syndicats et liens interprofessionnels.

Les autres confédérations ont repris cette structuration, mais avec un découpage différent des fédérations, et des unions territoriales qui ne sont pas forcément départementales. Ainsi, la CFDT est organisée en Unions régionales et non départementales.

Confédérations françaises[modifier | modifier le code]

Seules cinq organisations syndicales peuvent réellement prétendre à représenter l'ensemble des salariés, sans forcément d'ailleurs avoir une représentativité réelle dans tous les secteurs.

Il s'agit de :

D'autres organisations, qui s'intitulent "confédérations", n'en ont pas les caractéristiques :

- soit parce que leur implantation est purement sectorielle, c'est le cas de la Confédération générale des cadres, qui ne syndique que les cadres, techniciens et agents de maîtrise, ou encore de la Confédération syndicale de l'éducation nationale, qui ne syndique que des personnels d'un département ministériel ; - soit parce leur implantation reste très limitée par le faible nombre de syndicats y adhérant ; c'est le cas, par exemple, de la Confédération autonome du travail, qui ne regroupe que quelques syndicats sectoriels.

Confédérations, fédérations et unions[modifier | modifier le code]

Les nouvelles forces syndicales émergentes depuis les années 90 n'ont pas choisi le terme de "confédération" pour se définir, soit parce qu'elles jugeaient que le modèle d'organisation trop rigide, soit par tradition d'autonomie, soit par refus de se présenter comme organisation syndicale ayant vocation à rassembler tous les salariés.

  • l'Union syndicale Solidaires, a ainsi été constituée à l'initiative de syndicats soit ayant une tradition ancienne d'autonomie, soit issus de la CFDT dont ils contestaient le caractère trop autoritaire de la structure confédérale sur les syndicats ;
  • l'Union nationale des syndicats autonomes, a elle rassemblé des syndicats ayant une longue tradition d'autonomie, mais est de fait organisée en "branches" qui ressemblent fortement à des fédérations ;
  • la Fédération syndicale unitaire, elle, a volontairement réduit son champ de syndicalisation d'abord aux personnels de l'éducation, de la recherche et de la culture, puis à l'ensemble des trois fonctions publiques.

De fait, cependant, ces trois dernières organisations, tout comme la CFE-CGC, sont désormais reconnues comme interlocuteurs "à égalité" par les confédérations dans les discussions intersyndicales interprofessionnelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Russie : Confédération révolutionnaire des anarcho-syndicalistes