Condition des femmes sous la République de Weimar

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La condition féminine sous la République de Weimar concerne la place de la femme allemande dans la société, entre 1919 et 1933.

Les femmes à la sortie de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, à l’arrière, les femmes comme les hommes participent à l’effort de guerre[1] : elles occupent une grande variété d’emplois laissés vacants par les hommes partis se battre et participant psychologiquement à la cohésion nationale[2] mais sont vivement critiquées dès la fin du conflit dès que certaines revendiquent le droit de conserver ces emplois : « Comment pouviez-vous les garder à leurs casseroles, après qu’elles eurent été à Berlin ? »[3].

Le gouvernement intérimaire mis en place après l’abdication de l’empereur Guillaume II leur accorde le droit de vote (parmi d’autres grandes réformes sociales). La Constitution de Weimar du 19 janvier 1919 (dont l’Assemblée constituante compte plusieurs femmes parmi ses députés, à l'instar de Gertrud Bäumer) proclame leurs droits de vote et d'éligibilité (articles 17 et 22), l'égalité des sexes en matière civique (art. 109), la non-discrimination des fonctionnaires de sexe féminin (art. 128), la protection de la maternité (art.19) et l'égalité des époux dans le mariage (art. 119)[4]. Elles sont ainsi les premières femmes d’un grand État européen à obtenir le droit de suffrage (il faut attendre 1920 pour le Royaume-Uni et les États-Unis) bien que « [ce suffrage] comme la démocratie furent issus de la confusion de la défaire [de 1918] et non d’une longue lutte ». Certaines féministes, comme Linda Gustava Heymann, si elles saluent cette avancée, ne la considèrent comme un jalon mineur dans leur combat face à l’« oppression millénaire » de la part des hommes[5]. Il y avait alors plusieurs organisations féminines ou féministes, les femmes de la bourgeoisie s’étant regroupées dans la Bund Deutscher Frauenvereine (Union des organisations féministes allemandes) et défendaient l’octroi de nouveaux droits aux femmes, mais seules, alors que les femmes issues du SPD, dont le programme demandait depuis 1890 l’égalité entre les hommes et les femmes, amenaient celles-ci à se fondre dans la masse militante masculine : les premières considèrent au départ que l’égalité se gagnera d’abord par les leviers politiques et juridiques, alors que pour les secondes elle se cantonne d’abord au domaine économique (ce qui par exemple avait conduit Clara Zetkin à voter, dans les années 1890, contre le développement de la contraception)[6]. Ces associations pâtissent de leur conservatisme grandissant et de la sur-représentation de féministes âgées : les jeunes filles, et un grand nombre de femmes allant jusqu’à la quarantaine regardaient d’un mauvais œil ces organisations bourgeoises et trop conservatrices (dont les meneuses sont Linda Gustava Heymann et Anita Augspurg), les féministes étant parfois assimilées à des « harpies » alors que les droits politiques accordés aux femmes contentaient aisément la majorité de la population féminine en Allemagne, qui ne demandait pas spécialement plus de choses[7]. Seul sort du lot la Ligue pour la protection de la maternité d’Helene Stöcker, associée à Magnus Hirschfeld et des médecins ou sexologues, et qui obtient un réel succès auprès de femmes et d'hommes classés tant à gauche qu’à droite[7] (elle prône une forme de révolution sexuelle : évocation du plaisir, de la frigidité, de la contraception mais bien dans un cadre marital et non adultérin ou homosexuel) ; 150 000 personnes sont abonnées à la revue de l’organisation ou même adhérents[8].

L’égalité politique avec les hommes[modifier | modifier le code]

Sous la République de Weimar, la condition des femmes est alors l’une des plus avancées d'Europe. Clara Zetkin, figure de proue du mouvement féministe allemand, est députée au Reichstag de 1920 à 1933 et préside même l'assemblée en qualité de doyenne. Entre 1919 et 1932, on compte au total 112 députées (soit entre 7 et 10 % des élus) et dans les années 1920 on relève entre 400 et 500 femmes élues au niveau local et national (notamment dans les parlements régionaux)[9]. Ces femmes sont aussi souvent pétries d’idéalisme, la députée conservatrice Katharina von Oheimb déclarant par exemple son souhait d’« éliminer le poison des intérêts masculins matérialistes et purifier la vie politique »[10]. Au Reichstag, les femmes ne créent pas de groupe de pression féministe, et chacune s’aggrège autour des hommes de son parti, défendant la religion pour les catholiques, la patrie pour les conservatrice et la lutte des classes pour les socialistes et les communistes[11]. Des associations féminines influencent le débat (notamment une appelant à l’« égalité juridique pour les femmes, [l’]accès à l’éducation et aux carrières, [le] salaire égal et [le] pacifisme »[11].

Mais « Weimar ne constitue pas un grand pas en avant dans la libération des femmes. Celles-ci demeurent sous-représentées dans les Parlements[...], la maternité est promue comme la fonction sociale des femmes la plus importante, l'avortement reste passible de poursuites (§ 218 du Code pénal), les ouvrières ne connaissent pas de réel progrès économique (pas d'égalité des salaires) »)[12]. La voix des femmes en politique est aussi difficile à se faire entendre : par exemple, une partie des députées déclencha des débats parlementaire à la suite d'une polémique sur le fait que la Reichspost, grand employeur de femmes, licenciait des salariées enceintes alors que la loi leur garantissait l’octroi d’allocations maternelles et le droit de conserver leur emploi : la querelle fut vive et la question fut soumise à un comité parlementaire, qui ne donna pas suite et laissa donc la Poste allemande poursuivre ce type licenciements[13]. Les deux seules réelles mesures qu’arrivent à faire adopter une partie des députées concernent la protection des travailleuses à domicile et la lutte contre les maladies vénériennes ; cela reste bien peu au vu de tous les projets de lois qu’elles préparèrent (notamment sur le divorce, l’éducation ou la moralité publique), et une députée libérale de déclarer : « notre impact féminin se borne à assister à distance et exprimer notre étonnement perpétuel devant ce qui se passe - ou ce qui ne se passe pas… Nous ne pourrons rien faire tant que nous ne serons pas mieux intégrées. La routine est désespérante »[14].

Avec l'émergence de la société de consommation, les entreprises et les administrations ont besoin de plus en plus de main d'œuvre ; si le travail devient une voie d'émancipation pour les femmes, elles sont souvent cantonnées à un travail de secrétaire ou de vendeuse et, généralement payées de 10 à 20 % de moins que les hommes[15], sous divers prétextes, comme leur connaissance des tâches domestiques qui les dédouanerait de certains frais ménagers.

Regard des différents partis politiques sur la question féminine[modifier | modifier le code]

SPD[modifier | modifier le code]

Le SPD défend depuis les années 1890 l’égalité juridique entre les hommes et les femmes, et accueille avec enthousiasme les réformes de 1919, qu'il a grandement participé à mettre en œuvre. Un tiers des effectifs sont des femmes[16]. Certaines siègent également aux commissions du parti ayant trait aux femmes et pouvaient occuper des responsabilités[16]. Claudia Koonz note pourtant que « les hommes accueillaient la participation des femmes mais ignoraient leurs demandes »[16], citant ainsi une socialiste, déclarant en 1924 : « les camarades masculins nous traitent encore avec une bienveillance hors de propos »[16].

NSDAP[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 1921, la doctrine du NSDAP est claire et ne fait pas mystère de sa volonté d'exclure les femmes de la vie politique allemande[17] et de et dans certaines sphères du parti (notamment la direction ainsi que les commissions de direction[18]). Si le parti nazi décrète qu'« aucune femme ne peut être admise à la direction du Parti ni dans le comité administrateur »[19], cela ne l'empêche pas de compter de nombreuses femmes parmi ses membres, dont certaines participent à l’organisation de réunions publiques ou d’œuvres de charité au nom du parti[20]. La doctrine nationale-socialiste met en avant le rôle l'homme allemand, insistant sur ses qualités au combat et la fraternité qu'il a à entretenir avec ses compatriotes masculins[21]. Alors que la plupart des autres partis de la République de Weimar présentent des candidates aux élections et en font élire, le NSDAP s'y refuse : on compte ainsi des députées communistes, socialistes, catholiques et parfois nationalistes mais aucune nationale-socialiste[22]. En 1933, Joseph Goebbels justifie cette position en expliquant qu'« il faut laisser à l'homme ce qui appartient à l'homme »[15]. On passe ainsi d'une situation où 37 députés sur 577 députés sont des femmes à aucune, après les élections législatives de novembre 1933[15].

Les femmes dans la société de l’Allemagne de Weimar[modifier | modifier le code]

Émancipation sociale[modifier | modifier le code]

Bien qu'il soit caricatural de réduire la période de Weimar à la vie culturelle et artistique bouillonnante de Berlin, celle-ci révèle néanmoins les aspirations de la génération d’après-guerre, libérée des carcans monarchiques, religieux et moraux de l’Empire. Claudia Koonz note ainsi : « le symbole primordial de la nouvelle liberté était la femme moderne - jeune, cultivée, employée, socialement libre et autonome. Après que la guerre eut brisé de nombreux stéréotypes sur la faiblesse féminine, que la culture populaire eut célébré la libération sexuelle et que la Constitution eut offert l’égalité sexuelle dans les années 1920, la vie sociale ouvrit de nouveaux horizons de liberté. Un nouveau monde était en marche pour les jeunes citadins, et Berlin en était le cœur »[23].

Alors que les femmes travaillaient pendant la Première Guerre mondiale pendant que leurs époux se battaient au front, l’immédiat après-guerre les désengagent de ces tâches, les hommes étant nombreux à revenir sur le marché du travail. Néanmoins, pendant les années 1920, la population féminine tend à devenir salariée. En 1929, on compte ainsi en Allemagne 2500 femmes médecins, 300 avocates et « quelques douzaines de femmes juges et professeurs » ; 20 % des étudiants sont des jeunes filles[24]. On embauche des filles autant dans les usines que parmi les « cols blancs »[24]. Pourtant, si les femmes travaillent, il ne faut pas occulter la difficulté que cela représentent pour elles : certaines sont certes désormais financièrement indépendantes, mais elles sont généralement sous-payées par rapport aux hommes, aliénées par un travail qui demande de la force physique et des horaires longs, dépendent de leur âge (dès 30 ans, elles sont remplacées par des filles plus jeunes, mais dès la scolarisation de leurs premiers enfants, les frais engendrés les obligent à reprendre un emploi) : la déception est grande, d’autant plus que les clichés véhiculés par le cinéma (prostitution, pornographie, viols) représentent une face trouble des grands centres urbains que les femmes redoutent[25].

Émancipation culturelle[modifier | modifier le code]

Marlene Dietrich, dans le film L’Ange bleu (1930).

Les femmes et la crise[modifier | modifier le code]

L’hyperinflation de la République de Weimar amène des milliers de femmes à se prostituer[16]. Mais paradoxalement, cette crise économique participe à l’émancipation sociale des jeunes filles dans la mesure où les dots familiales, autrefois indispensables aux mariages, ne valaient plus rien. Une Allemande témoigne ainsi sur cette période : « lorsque l’argent perdit toute valeur, cela détruisit tout un système... et réduisit à néant l'importance de la chasteté avant le mariage. […] Les filles n’étaient pas toutes vierges à leur mariage, mais en général on s’accordait à penser qu’elles devaient l’être. L'inflation apprit aux filles que leur virginité n’avait plus d'importance. Les femmes furent libérées »[16].

Une société toujours patriarcale[modifier | modifier le code]

Le régime national-socialiste : fin d'une émancipation politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Femmes sous le Troisième Reich.
Le ministre de la Propagande Joseph Goebbels à l'ouverture de l'exposition « Die Frau, Frauenleben und -wirken in Familie, Haus und Beruf » (« La femme, la vie de la femme, son rôle en famille, à la maison et au travail »), sur le Kaiserdamm, le 18 mars 1933.

L'arrivée au pouvoir du chancelier Adolf Hitler marque la fin de nombreux droits des femmes, même si le NSDAP doit une partie de ses succès électoraux au vote féminin. Le retrait forcé des femmes de la vie publique, dans une société qui commençait à les considérer égales aux hommes, permet d'enrayer, pour les nationaux-socialistes, la décadence de la République de Weimar. En effet, à leurs yeux, ce régime paraissait aussi enjuivé qu'efféminé (l’émancipation féminine est vue comme la résultante d’une « influence juive »[26]), tolérant peu ou prou la métropole homosexuelle qu'étant devenue Berlin, véritable antithèse de la virilité aryenne. Officiellement, le statut des femmes passe d'une « égalité de droit » (Gleichberechtigung) à une « équivalence » entre hommes et femmes (Gleichstellung)[27]. L'historien Pierre Ayçoberry souligne que « cette offensive offrait le double avantage de plaire à leurs collègues masculins inquiets de cette concurrence, et de renvoyer dans la vie privée plus de 100 000 personnes fières de leur réussite, donc en majorité émancipées et politiquement à gauche »[28]. Cette politique suscite l'inquiétude de militantes du NSDAP, qui craignent que ces mesures nuisent aux nombre de femmes diplômées, vivier nécessaire aux futures cadres du parti[28].

Il est difficile de comprendre des décennies plus tard pourquoi des femmes ont adhéré à un système qui restreignait leurs pouvoirs de citoyennes. Cela est à replacer dans le contexte de l'époque, beaucoup de femmes ne considérant pas le droit de vote ou l’élection comme une avancée sociale majeure pour elles. En 1933, les programmes scolaires pour les filles sont modifiés, notamment afin de les dissuader de poursuivre leurs études à l'université : on remplace ainsi les cinq années de classes de latin et les trois de sciences par des cours de langue et d'enseignement ménager[28]. Toujours en 1933, l’État accorde un prêt aux citoyens allemands dont l’épouse abandonne son travail[26].

Les associations de femmes, notamment si elles regroupent des communistes ou des socialistes sont interdites, les membres arrêtées voire assassinées dans des cas plus rares[15]. Toute association est priée de renvoyer ses membres juives, ce qu'actent l'Union des femmes protestantes, l'Association des ménagères et des campagnardes, l'Union des femmes de la société coloniale allemande et l'Union de la Reine Louise[15]. Mais rapidement, la majorité des associations sont dissoutes ou choisissent elles-mêmes de disparaître, comme la BDF (Bund Deutscher Frauenverein), fondée en 1894 et qui se dissout en 1933 pour éviter sa mise au pas[29]. Une seule association féminine perdurera sous le régime (l'association de Gertrud Bäumer, Die Frau, ou La Femme), jusqu'en 1944, mais placée sous la tutelle du ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande[15]. « Rudolf Hess fonde le Deutsches Frauenwerk qui, avec la branche féminine du parti nazi (NS-Frauenschaft), a vocation à devenir une organisation de masse du régime »[29].

En 1936, une loi est promulguée et interdit certaines hautes fonctions aux femmes dans la magistrature (juge et procureur notamment, Hitler intervenant personnellement[30]) et le corps médical (les femmes médecins ne peuvent plus exercer, jusqu'à ce que leur défection soit préjudiciable aux besoins sanitaires et qu'on en rappelle certaines ; on dissout en outre l'Association des femmes médecins, en l'intégrant dans son pendant masculin[30]). Sous la République de Weimar, seulement 1 % des chaires universitaires étaient occupées par des femmes. Le 8 juin 1937, un décret stipule que seuls les hommes peuvent être nommés à ces chaires, si ce n'est dans le domaine social. Néanmoins, le 21 février 1938, « à titre individuel et exceptionnel » à la suite du lobbying de Gertrud Scholtz-Klink[31], une scientifique, Margarete Gussow obtient une chaire d'astronomie. La mathématicienne Ruth Moufang peut passer son doctorat, mais n'obtient pas le droit d'enseigner et doit de ce fait travailler pour l'industrie nationale[32]. Emmy Noether, également mathématicienne, est renvoyée en vertu de la loi allemande sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933, pour avoir milité dans les années 1920 au USPD et au SPD. La physicienne Lise Meitner, qui dirige le département de physique de la Société Kaiser-Wilhelm peut rester jusqu'en 1938, mais ceci seulement en vertu de sa nationalité autrichienne (qui prend fin avec l'Anschluss) ; elle part donc pour les Pays-Bas puis la Suède. En définitive, dans le domaine scientifique, il n'y aura presque pas de nomination féminine ; en 1942, on refusera à une femme de diriger un institut scientifique, bien qu'aucune candidature masculine ne convienne[33]. L'éviction des femmes de la vie politique est complète : elles ne peuvent également plus siéger au Reichstag, dans les Parlements régionaux et les conseils municipaux.

Il n'y a pas de réelle résistance à cette mise au pas, les associations féminines bourgeoises pensant comme une grande partie de la population que le gouvernement national-socialiste ne sera qu'éphémère et qu'elles pourront malgré tout faire valoir leur influence, l'historienne Claudia Koonz mettant en avant ce proverbe populaire à l'époque que « la soupe ne se mangera pas aussi chaude qu'on ne l'a cuisinée »[15], et qu'elles arriveront en définitive à obtenir des « aménagements acceptables »[15]. Les femmes traditionnellement opposées au national-socialisme, elles, ne peuvent pas envisager cela et sont donc conduites à émigrer ou à être, comme les opposants mâles, arrêtées.

Députées au Reichstag[modifier | modifier le code]

Les Allemandes obtiennent le droit de vote après la Première Guerre mondiale. Lors de l’Assemblée nationale de Weimar, on compte entre 8 et 9 % de députées mais lors des autres législatures, leur nombre tourne autour de 6 %. Après la prise de pouvoir du NSDAP, leur nombre chute à 4 % avant de disparaître sous les quatre législatures du Troisième Reich.

Législatures de 1919 à 1933
sous la République de Weimar
Début de la
législature
Pourcentage
de femmes
Femmes
députées
Pourcentage
d’hommes
Hommes
députés
Total
de députés
Assemblée nationale de Weimar 1919 8,7 % 37 91,3 % 386 423
1re législature 1920 8,0 % 37 92,0 % 426 463
2e législature 1924 5,7 % 27 94,3 % 445 472
3e législature 1924 6,7 % 33 93,3 % 460 493
4e législature 1928 6,7 % 33 93,3 % 457 490
5e législature 1930 6,8 % 39 93,2 % 538 577
6e législature 1932 5,6 % 34 94,4 % 574 608
7e législature 1932 6,0 % 35 94,0 % 547 582
8e législature 1933 3,8 % 21 96,2 % 537 558
Liste non exhaustive de députées

Legs[modifier | modifier le code]

Comme le note Claudia Koonz : « l’émancipation féminine, fruit de [la] République, était, elle aussi, contestée. Les femmes se voyaient accueillies comme citoyennes, mais subissaient l’érosion de leur droit au travail, à l’égalité conomique, juridique et politique. […] Le sentiment d’unité féminine naqui à l’époque où les femmes n’étaient liées que par leur exclusion. Les législatrices œuvraient pour l’égalité des femmes autant que pour la reconnaissance de leurs besoins et de leurs valeurs spécifiques. […] Les législateurs de Weimar ne se jettèrent pas dans l’émancipation féminine, mais au moins les femmes, socialistes, libérales, catholiques ou conservatrices, avaient-elles pris leur place dans le processus politique ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 50.
  2. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 54.
  3. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 55.
  4. Marie-Bénédicte Vncent, Histoire de la société allemande au XXe siècle. Tome I. Le premier XXe siècle. 1900-1949, Paris, 2011, p. 41
  5. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, pages 50 et 51.
  6. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 62.
  7. a et b Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 67.
  8. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 68.
  9. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, pages 60 et 61.
  10. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 64.
  11. a et b Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 66.
  12. Marie-Bénédicte Vincent, Histoire de la société allemande au XXe siècle. Tome I. Le premier XXe siècle. 1900-1949, Paris, 2011, p. 42
  13. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 63.
  14. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, pages 64 et 65.
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  16. a, b, c, d, e et f Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 65.
  17. http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/allemagne%20femmes.html
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  20. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 36.
  21. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées g.
  22. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 60.
  23. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 76.
  24. a et b Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, page 79.
  25. Claudia Koonz, Les mères-patrie du IIIe Reich, Lieu Commun/Histoire, 1989, pages 79 et 80.
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées 5j.
  27. page 33.
  28. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées x1.
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  30. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées x2.
  31. Anna Maria Sigmund, Les femmes du IIIe Reich, 2004, page 180.
  32. Ouvrage sous la direction de Josiane Olff-Nathan, La science sous le Troisième Reich, éditions du Seuil, 1993, page 98.
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