Condé-sur-l'Escaut

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Condé-sur-l'Escaut
La mairie
La mairie
Blason de Condé-sur-l'Escaut
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Condé-sur-l'Escaut
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Grégory Lelong (UDI)
2014-2020
Code postal 59163
Code commune 59153
Démographie
Gentilé Condéens
Population
municipale
9 593 hab. (2011)
Densité 521 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 00″ N 3° 35′ 29″ E / 50.45, 3.59138950° 27′ 00″ Nord 3° 35′ 29″ Est / 50.45, 3.591389  
Altitude Min. 10 m – Max. 52 m
Superficie 18,4 km2
Localisation

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Liens
Site web conde59.fr

Condé-sur-l'Escaut est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

Localisée sur le cours canalisé de l'Escaut, elle fait partie de la banlieue de Valenciennes et de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, qui regroupe 35 communes et 190 528 habitants, en 2009.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Condé-sur-l'Escaut est située à 12 km au nord-est de Valenciennes, à 51 km de Lille, à 90 km de Bruxelles et à 239 km de Paris. La ville se trouve au confluent de la Haine et de l'Escaut.

Communes limitrophes de Condé-sur-l'Escaut
Péruwelz (Belgique)
Vieux-Condé Condé-sur-l'Escaut Bernissart (Belgique)
Fresnes-sur-Escaut Quarouble Saint-Aybert

Thivencelle

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Condé vient du celtique Condat(e), qui signifie « confluent » (ici celui de la Haine, aujourd'hui détournée, et de l'Escaut). Le nom est romanisé en Condatum à l'époque gallo-romaine avant de devenir Conde au XIVe siècle.

Durant la période révolutionnaire, à la demande des autorités et par décret du 25 vendémiaire an II (16 octobre 1793), comme beaucoup de communes de France dont le nom tient alors d'une connotation féodale ou religieuse, la commune, alors nommée Condé, prend le nom de Nord-Libre[1] et ce, jusqu'à l'ordonnance de 1814[Informations douteuses].

La commune prend son nom actuel de « Condé-sur-l'Escaut », en 1886[1].

La commune se nomme Konde a/d Schelde en flamand[2].

Ses habitants sont appelés les Condéens[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé en Gaule belgique à l'époque celtique, le site est occupé par les Nerviens puis par les Romains qui y installent un campement militaire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Francs s'y installent ensuite à l'époque des Invasions et la région est évangélisée au VIIe siècle par saint Wasnon, patron de l’église paroissiale. Une collégiale s'érige à proximité immédiate (actuellement place Verte) et se trouve placé sous le vocable de Notre-Dame. La fondation de ce chapitre, qui fournit au pouvoir féodal son personnel administratif, remonte à la période mérovingienne (Ve au VIIIe siècles, ainsi que l'attestent les fouilles archéologiques[4]. Deux siècles plus tard, des Vikings, apparus une première fois en 855, s'y établissent provisoirement dans les années 880. Remontant l'Escaut sous le commandement de leurs chefs Sigfred et Godfred, ils prennent la place forte et y établissent un camp retranché avec un embryon de fortifications ; chassés en 885, ils réapparaissent dès l'année suivante jusqu'à leur expulsion définitive en 889.

La ville, très disputée, est tour à tour prise par les troupes flamandes de Jacques van Artevelde, par le roi de France Louis XI en 1477[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La ville est à nouveau[Quand ?] prise par les « Gueux de mer », par les forces espagnoles de don Juan d'Autriche, par le maréchal français Turenne. En 1655 et en 1656, la ville est défendue par, entre autres Vauban (qui ne commande pas[6]).

En 1676, le « Roi Soleil » s'empare de Condé (le siège est dirigé par Vauban[7]) qui devient définitivement française en 1678 par le traité de Nimègue. Vauban puis du Buat améliorent les fortifications de la vieille place forte.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les troupes autrichiennes de François de Saxe-Cobourg occupent la ville après un blocus de 92 jours[réf. nécessaire] (17 juillet 1793)[8]. La ville est libérée des Autrichiens le 3 septembre 1794 par le général Schérer. Elle tombe aux mains des coalisés lors de la chute de Napoléon (1815) : ils ne la quittent que trois années plus tard, en 1818.

La ville fut desservie par l'ancien tramway de Valenciennes de 1882 à 1966.

En 1901, Condé-sur-l'Escaut perd son titre de place forte : l'État autorise alors son démantèlement en 1923 et durant la Seconde Guerre mondiale, la commune est occupée par les Allemands qui exploitent ses ouvriers et sa mine de charbon.

Le charbon est exploité à la fosse Ledoux jusqu'en 1989, date de la fermeture définitive de la mine, jusque-là première source d'emplois pour les hommes. Le site est détruit en 1991[9].

Mines : Houillères du Nord-Pas-de-Calais

Le 28 août 1979, six braqueurs attaquent la trésorerie principale de Condé-sur-l'Escaut et repartent avec un butin de 16 000 000 FF (environ 2 500 000 €), la pension trimestrielle des mineurs (le paiement des pensions était en liquide)[10],[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Daniel Bois, à l'inauguration de la seconde ligne du tramway de Valenciennes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 1983 Henri Bois    
mars 1983 avril 2014 Daniel Bois PRG  
avril 2014 en cours Grégory Lelong UDI  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Famars relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Condé-sur-l'Escaut est membre de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole qui regroupe 35 communes.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 593 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
5 978 6 679 7 021 5 350 5 297 5 103 5 025 5 110 5 710
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5 804 4 642 4 964 4 346 4 621 5 172 4 772 4 481 4 960
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 310 5 213 4 503 6 708 7 228 7 053 7 114 9 137 14 066
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
13 607 13 994 13 671 11 289 10 527 10 121 9 593 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Condé-sur-l'Escaut en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
6,4 
75 à 89 ans
10,1 
11,7 
60 à 74 ans
15,6 
18,8 
45 à 59 ans
18,6 
20,4 
30 à 44 ans
17,2 
19,5 
15 à 29 ans
19,2 
22,9 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2010 en pourcentage [14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
8,7 
11,5 
60 à 74 ans
12,7 
19,5 
45 à 59 ans
19,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,4 
21,9 
15 à 29 ans
20,3 
21,4 
0 à 14 ans
18,9 


Enseignement[modifier | modifier le code]

Condé fait partie de l'académie de Lille.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • C'est au Stade de la Chaussiette que l'un des rares clubs de Lacrosse de France s'entraîne. Surnommée les Haveurs en référence au passé minier du Valenciennois, elle joue en championnat en association avec le club de Lille mais organise seule sa propre compétition événementielle annuelle : la Hainaut Cup.
  • La ville dispose également d'un circuit de Moto-cross et a organisé en 2013 la finale du Championnat des Flandres.
  • Le club de volley-ball joue en Nationale masculine 2 aux côtés de Bellaing.
  • Le club de judo local organise chaque année un tournoi open dit Open des ch'tis, invitant au passage plusieurs clubs plus ou moins lointains.

Média[modifier | modifier le code]

  • La Voix du Nord Valenciennes-Denain (quotidien)
  • L'Observateur du Valenciennois (hebdomadaire)

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château féodal de Nicolas d'Avesnes relevant du Hainaut. Édifice roman du XIIe siècle - Remanié en phillipien au XVe siècle - transformé en arsenal à la fin du XVIIe siècle
  • Châtelet de l'Hostel de Bailleul (1411, par ailleurs cité au XIVe siècle)
  • Enceinte urbaine plusieurs fois remaniée : XIIe siècle (par Baudouin IV l'Édifieur, comte de Hainaut) – voir notamment la "tour des Archers", XVIe siècle (par les Espagnols) – XVIIIe siècle (par Vauban), XIXe siècle (par Séré de Rivières) et XXe siècle (blockhaus).
  • Couvant des Sœurs Grises (1536) aménagé en théâtre entre 1824 et 1849
  • Fortifications des XVIe et XVIIe siècles remaniées par Vauban
  • Caserne de Cavalerie dite Quartier Lecomte (1680), actuellement HLM
  • Porte Vautourneux (1707)
  • Ancien Relais de Poste dit: La Couronne d'Espagne "De Spaanse Kroon" (début XVIIIe)
  • Église Saint-Wasnon. (1751 - clocher 1607)
  • Hôtel de ville (1774)
  • Moulin de Croÿ (reconstruit en 1776)
  • Château de l'Hermitage (1786)
  • Beffroi (XIIIe siècle) disparu au profit d'un beffroi plus modeste (1789)
  • Corp de Garde de la Porte du Quesnoy (1803)
  • Kiosque (1881)
  • Monument "La Clairon" (1901)
  • Ancien manège de Cavalerie, actuellement entrepôt (1905)
  • Chevalement de l'ancienne fosse Ledoux (1951)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Condé-sur-l'Escaut (59) Nord-France.svg

Les armes de Condé-sur-l'Escaut se blasonnent ainsi : D'or à la fasce de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Carpentier, Condé-sur-l'Escaut, Le Pagus Condatensis, Éditions Sopaic, Charleville-Mézières, 2004 (monographie historique de Condé-sur-l'Escaut)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. http://www.roepstem.net/vlaanderen.html#inhoud
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  4. V. Maliet et M. Gabriel, La collégiale Notre-Dame de Condé-sur-Escaut (Nord) : données archéologiques, Valentiana no 8, 1997, p. 7-20.
  5. Statistique archéologique du Département du Nord, 1867, archive de Harvard College Library numérisée par google Books, p. 414.
  6. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166.
  7. Martin Barros et alii, op. cit., p. 167.
  8. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française février 2009, (no 356), p. 93-118
  9. « http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-72-20000-136297-M127341-326860.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. "Cet été, plongez dans 13 Affaires criminelles". La Voix du Nord du 26 août 2010.
  11. "Le hold up de Condé-sur-Escaut", émission Rendez-vous avec X, diffusée sur France Inter le 22 novembre 2003.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Condé-sur-l'Escaut en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 juillet 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
  15. Dictionnaire de la Noblesse de François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, p. 483.
  16. « http://www.yvelines.fr/archives/actu/1999/Listedem/index.htm » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)