Condé-sur-l'Escaut
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| Condé-sur-l'Escaut | ||
La mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |
| Département | Nord | |
| Arrondissement | Valenciennes | |
| Canton | Condé-sur-l'Escaut (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole | |
| Maire Mandat |
Daniel Bois 2008-2014 |
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| Code postal | 59163 | |
| Code commune | 59153 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Condéens, Condéennes | |
| Population municipale |
9 731 hab. (2010) | |
| Densité | 529 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 10 m — Max. 52 m | |
| Superficie | 18,4 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | conde59.fr | |
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Condé-sur-l'Escaut est une commune française située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais. Localisée sur le cours canalisé de l'Escaut[1], elle fait partie de la banlieue de Valenciennes.
Au 1er janvier 2009, la commune comptait 9 720 habitants appelés Condéens. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, qui regroupe 35 communes et 191 000 habitants, en 2006. Durant la période révolutionnaire, à la demande des autorités et par décret du 25 vendémiaire an II - 16 octobre 1793), comme beaucoup de communes de France dont le nom tient alors d'une connotation féodale ou religieuse, Condé-sur-l'Escaut prend le nom de Nord-libre et ce, jusqu'à l'Ordonnance de 1814.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Condé-sur-l'Escaut est située à 12 km au nord-est de Valenciennes, à 51 km de Lille, à 90 km de Bruxelles et à 239 km de Paris. La ville se trouve au confluent de la Haine et de l'Escaut.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Le nom Condé vient du celtique Condat(e), qui signifie « confluent » (ici celui de la Haine, aujourd'hui détournée, et de l'Escaut). Le nom est romanisé en Condatum à l'époque gallo-romaine avant de devenir Conde au XIVe siècle : renommée Nord-Libre en 1794 après la Révolution française, la ville prend son nom actuel, « Condé-sur-l'Escaut », en 1886.
Situé en Gaule belgique à l'époque celtique, le site est occupé par les Nerviens puis par les Romains qui y installent un campement militaire.
Moyen Âge [modifier]
Les Francs s'y installent également à l'époque des Invasions et la région est évangélisée au VIIe siècle par saint Wasnon, patron de l’église paroissiale. Une collégiale s'érige à proximité immédiate (actuellement place Verte) et se trouve placé sous le vocable de Notre-Dame. La fondation de ce chapitre, qui fournit au pouvoir féodal son personnel administratif, remonte à la période mérovingienne, ainsi que l'attestent les fouilles archéologiques[2]. Deux siècles plus tard, des Vikings, apparus une première fois en 855, s'y établissent provisoirement dans les années 880. Remontant l'Escaut sous le commandement de leurs chefs Sigfred et Godfred, ils prennent la place forte et y établissent un camp retranché avec un embryon de fortifications ; chassés en 885, ils réapparaissent dès l'année suivante jusqu'à leur expulsion définitive en 889.
La ville, très disputée, est tour à tour prise par les troupes flamandes de Jacques van Artevelde, par le roi de France Louis XI en 1477[3].
Temps modernes [modifier]
La ville est à nouveau prise par les « Gueux de la mer », par les forces espagnoles de Don Juan d'Autriche, par le maréchal français Turenne. En 1655 et en 1656, la ville est défendue par, entre autres Vauban (qui ne commande pas[4]).
En 1676, le « Roi Soleil » s'empare de Condé (le siège est dirigé par Vauban[5]) qui devient définitivement française en 1678 par le traité de Nimègue. Vauban puis du Buat améliorent les fortifications de la vieille place forte.
Révolution française et Premier Empire [modifier]
Les troupes autrichiennes de François de Saxe-Cobourg occupent la ville après un blocus de 92 jours[réf. nécessaire] (17 juillet 1793)[6]. La ville est libérée des Autrichiens le 3 septembre 1794 par le général Schérer. Elle tombe aux mains des coalisés lors de la chute de Napoléon (1815) : ils ne la quittent que trois années plus tard, en 1818.
Époque contemporaine [modifier]
En 1901, Condé-sur-l'Escaut perd son titre de place forte : l'État autorise alors son démantèlement en 1923 et durant la Seconde Guerre mondiale, la commune est occupée par les Allemands qui exploitent ses ouvriers et sa mine de charbon.
Le charbon est exploité à la fosse Ledoux jusqu'en 1989, date de la fermeture définitive de la mine, jusque-là première source d'emplois pour les hommes. Le site est détruit en 1991[7].
Mines : Houillères du Nord-Pas-de-Calais
Héraldique [modifier]
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Les armes de Condé-sur-l'Escaut se blasonnent ainsi : D'or à la fasce de gueules. |
Administration [modifier]
Condé-sur-l'Escaut est membre de la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole qui regroupe 35 communes
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Condé-sur-l'Escaut depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Beffroi (XIIIe siècle) disparu au profit d'un beffroi plus modeste (1789)
- Hôtel de Ville (1774)
- Châtelet de l'Hostel de Bailleul (cité au XIVe siècle)
- Château de l'Hermitage (XVIIIe siècle)
- Fortifications du XVIe et XVIIe siècle remaniées par Vauban
-
Article détaillé : Liste des villes fortifiées de la Région Nord Pas-de-Calais.
- Château féodal de Nicolas d'Avesnes relevant du Hainaut. Édifice roman du XIIe siècle - Remanié en phillipien au XVe siècle - transformé en arsenal à la fin du XVIIe siècle
- Moulin de Croy
- Enceinte urbaine plusieurs fois remaniée : XIIe s (par Baudouin IV l'Édifieur, comte de Hainaut) -voir notamment la "tour des Archers"-, XVIe siècle (par les Espagnols), XVIIIe siècle (par Vauban), XIXe siècle (par Séré de Rivières) et XXe siècle (blockhaus).
- Porte Vautourneux (XVIIe siècle)
- Église Saint-Wasnon.
Voir "Bibliographie".
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Godefroy de Condé, dit de Fontaines, fils du seigneur de Condé, évêque de Cambrai en 1218-1219.
- Josquin des Prés († 27 août 1521), musicien célèbre, maître de chapelle de Louis XII, compositeur de la période de la Renaissance.
- Robert de Croÿ (-1556), chanoine de la collégiale, évêque de Cambrai.
- Jean du Maisnil, 41éme abbé de Crespin, qui fut mêlé activement aux troubles du XVIe siècle.
- Ernest I de Haynin du Cornet, (bapt. 23/12/1628 à Saint-Nicolas à Douai, fils de Louis et d'Anne le Merchier ; † 28/07/1683 au château de Cerfontaine qu'il tenait de Marie Catherine de la Biche, son épouse), fut capitaine d'infanterie puis commandant de la place forte de Condé au Service de Sa Majesté Catholique (donc roi d'Espagne) : Dictionnaire de la Noblesse de François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, page 483.
- Ernest II de Haynin de Cerfontaine (fils du précédent) époux de Catherine Lardenoy de Ville, eut parmi cinq enfants : Anne-Charlotte-Caroline de HAYNIN-CERFONTAINES, dite "Mademoiselle de la Haye", qui fut la 21° de la liste des Demoiselles de Saint-Cyr de 1686 à 1793 pour le Nord à faire partie de la Maison d'éducation de Saint-Louis à Saint-Cyr (baptisée le 15/01/1704, date de preuves le 27/02/1715, date de sortie de l'école 28/04/1724) Saint-Cyr est dès lors école de fondation royale instituée par Françoise d'Aubigné, que Louis XIV développe pour les filles d'officiers qui ont servi la France. http://www.yvelines.fr/archives/actu/1999/Listedem/index.htm
- Albéric Boulit (1631-1704), 36éme abbé de Loos, auteur de traités Théologiques, meurt prévôt de la collégiale de Condé.
- Emmanuel de Croÿ-Solre (1718-1784), maréchal de France
- La tragédienne française Claire Léris dite « Mademoiselle Clairon » (25 janvier 1723 - 30 janvier 1803) est native de Condé-sur-l'Escaut.
- Albert-Augustin-Joseph Duhot (1767-1851), membre et secrétaire du Conseil des Cinq-Cents.
- Gustave Maximilien Juste de Croÿ-Solre (1773-1844), Cardinal.
- le militaire Adrien Bourgogne (1785-1867), dit le « Sergent Bourgogne ».
- Charles Deulin (1827-1877), écrivain.
- Paul Mascart (1874-1958), peintre.
- Bruno Carpentier (1963- ), écrivain.
- Rachel Legrain-Trapani (1988- ), Miss France 2007.
Jumelages [modifier]
Quaregnon (Belgique)
Besigheim (Allemagne)
Bátaszék (Hongrie)
Newton Abbot (Angleterre)
Ay-en-Champagne (France)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes du Nord
- Compagnie des mines d'Anzin
- Forêt domaniale de Bonsecours
- Château de Bonsecours
- Seigneurie de Condé-sur-l'Escaut
- Seigneur d'Avesnes
- Maison d'Avesnes
- Ancien tramway de Valenciennes • Chemin de fer de Somain à Péruwelz
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Communauté d’agglomération Valenciennes Métropole
- Condé-sur-l'Escaut sur le site de l'Institut géographique national
Sources [modifier]
- Bruno Carpentier, Condé-sur-l'Escaut, Le Pagus Condatensis, Éditions Sopaic, Charleville-Mézières, 2004 (monographie historique de Condé-sur-l'Escaut)
Notes [modifier]
- qui sera probablement « dynamisé » par la réalisation du projet de Canal Seine-Nord.
- MALIET (V.) & GABRIEL (M.), 1997 - La collégiale Notre-Dame de Condé-sur-Escaut (Nord) : données archéologiques, Valentiana, 8, p. 7-20.
- page 414 - Statistique archéologique du Département du Nord - 1867 - archive de Harvard College Library - numérisé par google Books
- Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166
- Barros et alii, op. cit., p 167
- Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française 2/2009 (n° 356), p. 93-118
- http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-72-20000-136297-M127341-326860.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 26 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 26 mars 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 3 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Condé-sur-l'Escaut en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 26 juillet 2010