Concours Eurovision de la chanson
Concours Eurovision
de la chanson
| Création | 1956 |
|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Grand Prix Eurovision de la chanson européenne |
| Organisateur(s) | Union européenne de radio-télévision Télédiffuseur hôte |
| Éditions | 57 |
| Périodicité | Annuelle (mai) |
| Lieu | Europe |
| Participants | 39 (2013) |
| Affluence | 36 000 spectateurs (record de l'édition 2011) |
| Site web officiel |
| Tenant du titre | |
|---|---|
| Plus titré(s) | |
| Meilleure nation |
Concours Eurovision de la chanson 2014
Le Concours Eurovision de la chanson, à l'origine Grand-Prix Eurovision de la Chanson européenne[1], est un concours annuel créé par Marcel Bezençon, directeur de la société de télévision suisse, sur le modèle du Festival de San Remo, et qui eut lieu pour la première fois le 24 mai 1956 à Lugano. Ce concours est retransmis par la télévision à travers l'Europe. Plus récemment, il fut aussi retransmis ailleurs dans le monde (par exemple en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis), mais aussi sur Internet. Le nom de ce concours vient du réseau télévisé Eurovision, conduit par l'Union européenne de radio-télévision (UER) dont l'audience potentielle est d'un milliard de téléspectateurs. Le concours est ouvert à tout pays membre actif de l'UER, ce qui inclut des pays qui ne font pas partie de l'Europe au sens géographique : l'Algérie, l'Égypte, le Liban, la Libye, le Maroc, Israël, la Syrie, ou la Tunisie.
Le premier concours eut lieu en 1956 et sept pays participèrent (trois autres furent disqualifiés pour cause d'inscription tardive). Les sept pays étaient la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et la Suisse. Ils furent rejoints par le Royaume-Uni, le Danemark et l'Autriche l'année suivante, par la Suède en 1958 et par Monaco en 1959. Le 1er janvier 1993, l'OIRT (Organisation internationale de radio et télévision), qui siégeait à Prague et qui gérait le réseau Intervision, fusionne avec l'UER. Ce statut permet aux radiodiffuseurs de l'Est de prendre part au Concours Eurovision de la Chanson, avec les radiodiffuseurs de l'Ouest.
Le morceau repris pour l'indicatif de connexion en Eurovision, pour les événements rassemblant plusieurs radiodiffuseurs, notamment pour le Concours Eurovision de la Chanson, est l'ouverture orchestrale du Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, redécouvert par Carl de Nys en 1953.
Règlement [modifier]
Le Concours Eurovision de la Chanson, organisé par l'Union européenne de radio-télévision, a été créé en 1956 suite au succès du Festival de San Remo qui existait depuis quelques années et se déroule toujours à San Remo. Actuellement c’est le plus grand concours musical au monde réunissant chaque année plus d’une quarantaine de pays (nombre en augmentation quasi constante, mais se stabilisant ces dernières années).
Restriction du nombre de chansons présentées par chaque pays [modifier]
Pour garantir une émission adéquate en durée, lors de la première édition en 1956, chaque pays présentait deux chansons. Dès 1957, avec l'arrivée de trois nouveaux participants, on limita à une chanson par pays.
Par tradition (plus que par obligation) ce morceau devait être chanté dans une des langues nationales du pays, uniquement parce que cela favorisait le soutien des téléspectateurs pour « leur » représentant, et les ventes nationales des titres présentés (largement diffusés sur les radios nationales avant le concours).
Restriction puis réouverture du choix de la langue [modifier]
En 1966 est introduite la règle imposant l'interprétation des chansons dans l'une des langues nationales. Cette règle fut abandonnée de 1973 à 1976, et à nouveau en 1999, quand des pays scandinaves se sont plaints du manque de compréhension de leur langue (et de sa sonorité spécifique) par les autres pays. Depuis cette date, le choix de la langue est totalement libre.
Ainsi, nombre de pays parlant une langue « minoritaire » dans le concours choisissent maintenant de concourir avec une chanson dans une langue majoritaire, souvent l’anglais, ou intègrent des refrains en anglais ou en français.
Augmentation du nombre de participants et présélections [modifier]
La participation continua à augmenter jusqu'aux années 1980. Au fil du temps, les règles sont adaptées pour limiter le nombre de finalistes (vote en finale devenant « interminable » pour les chaînes retransmettant le concours) et faire ainsi face à l’adhésion dans l’Eurovision des nouveaux pays indépendants du bloc de l’Est :
- En 1993, une première présélection entre les 7 nouveaux pays adhérents à l’Eurovision a lieu : Estonie, Roumanie, Slovaquie, Hongrie, Bosnie-Herzégovine, Slovénie, Croatie ; les trois qualifiés sont les anciennes républiques de la Yougoslavie.
- En 1994 et 1995, les pays les mieux classés l'année précédente sont automatiquement qualifiés ; les autres pays étant relégués pendant un an. Ce qui permet l'arrivée de 7 nouveaux pays de l'est en 1994 : Estonie, Roumanie, Slovaquie, Lituanie, Hongrie, Russie et Pologne (qui finit à une surprenante deuxième place dès sa première participation).
- En 1996, l’Eurovision tente de lever cette inégalité, et une sélection audio entre tous les pays désirant participer (29) a lieu, ce qui élimine le Danemark (qui aura un succès international avec la chanson éliminée[précision nécessaire]), et surtout l’Allemagne, gros apport financier de l'Eurovision. Les autres éliminés sont Israël, la Hongrie, la Roumanie, la Russie et la Macédoine dont c'est la première tentative de participation. Cette exclusion cause de sérieux ennuis financiers aux organisateurs de la finale de l’édition 1996, car ils se voient privés des droits de rediffusion fondés sur les recettes publicitaires qui auraient été générées sur les chaines et radios allemandes.
- En 1997, les qualifiés sont choisis selon un classement établi sur une moyenne des cinq années précédentes. Pour éviter tout problème de financement, le « Big 4 » est créé : l’Allemagne, la France, l’Espagne et le Royaume-Uni, qui contribuent le plus financièrement, sont qualifiés d’office pour la compétition de l’année suivante, quels que soient leurs résultats. En 2011, avec l'arrivée de l'Italie, le Big 4 devient le Big 5.
Remplacement progressif des jurys nationaux par le télé-vote [modifier]
Les règles exercées par les différents jurys (qui ne peuvent pas voter pour eux-mêmes) ont varié selon les époques. Autrefois, les opérations de dépouillement étaient fastidieuses. Mais on a aussi reproché aux derniers jurys exprimant leur vote de les modifier au fur et à mesure de l’avancement des scores. Cela a été évité partiellement par l’Eurovision qui a obligé les jurys à communiquer secrètement leurs votes sous le contrôle d’huissiers mandatés dans chaque pays, avant que ceux-ci ne soient annoncés publiquement par chacun d’eux pendant la retransmission.
Mais les téléspectateurs ont longtemps pensé que les votes étaient truqués à la fin du dépouillement pour favoriser la solidarité régionale. La conservation de la longue procédure d’annonce à l’antenne des résultats pays par pays reste toutefois demandée par les chaînes qui veulent maintenir un « suspense » jusqu’au bout sur le vainqueur final.
En 1997, on assiste à l'introduction du télé-vote qui permettait aux téléspectateurs de voter eux-mêmes par téléphone. Le télé-vote fut ensuite couplé avec les votes par SMS (qui aident aussi les chaînes à financer leur participation et leur diffusion du concours). Pays par pays, le télé-vote devient la norme et remplace finalement totalement les jurys nationaux.
Abandon de l'orchestre [modifier]
Depuis 1956, le chant était exécuté en direct et accompagné d'un orchestre. Il faut cependant noter que dès 1973, certains instruments (guitares, batterie) étaient enregistrés au préalable sur bande et mixés avec l'orchestre. En 1999, pour réduire les frais d'organisation, l'orchestre disparaît. La musique doit impérativement être sur une bande son et les éventuels instruments amenés par les candidats durant leur prestation sont utilisés fictivement, sous peine de disqualification immédiate. Les voix enregistrées sur bande sonore restent par contre interdites, là encore sous peine de disqualification immédiate.
Introduction d'une demi-finale [modifier]
De 2004 à 2007, c'est une demi-finale qui permet à tous les pays de participer, se déroulant deux ou trois jours avant la finale, qui réunit automatiquement :
- Le « Big Five » (France, Royaume-Uni, Espagne, Allemagne et Italie)
- les dix meilleurs pays classés en finale l’année précédente, dont son gagnant (qui hérite du droit d’organiser le concours en y concourant, mais peut se désister de l’organisation et de l’accueil des demi-finales et de la finale)
- les dix meilleurs de la demi-finale (dont la répartition est tirée au sort) opposant tous les autres pays candidats.
Soit 24 participants au total à la finale.
Introduction de deux demi-finales [modifier]
En 2008, le système change à nouveau afin d'éviter le plus possible les votes de voisinage, de copinage ou de diaspora et afin de faire participer un nombre encore plus important de pays (record de 43 participants en 2008). Tous les pays, en dehors du « Big 4 » et du pays organisateur, automatiquement qualifiés pour la finale, sont répartis selon des critères géopolitiques en 2 demi-finales. Il est fait en sorte, en particulier, que les pays scandinaves, les pays issus de l'ex-Yougoslavie, les pays issus de l'ex-URSS (surtout les États baltes et les États du Caucase), la Grèce et Chypre, soient séparés de façon équitable entre les 2 demi-finales afin de réduire l'influence sur le résultat final des votes de copinage, les téléspectateurs ne pouvant voter que lors de la demi-finale à laquelle leur propre pays a été affecté. Par exemple, en 2008, la Finlande et la Norvège participent à la première demi-finale, quand la Suède, le Danemark et l'Islande participent à la seconde. Quant aux pays du « Big 4 », ils sont aussi séparés en 2 et ne peuvent voter que pour une seule des 2 demi-finales, même s'ils n'y participent pas (en 2008, la France ne diffuse sur France 4 que la seconde demi-finale, qui est la seule où elle ait le droit de voter). Certains pays ont malgré tout choisi de diffuser les 2 demi-finales, bien qu'ils ne puissent voter qu'à une seule.
À l'issue de ces demi-finales, sont qualifiés pour la finale :
- les 9 pays ayant reçu le plus de points par télé-vote lors de la première demi-finale (sur 19 participants en 2008)
- le pays, autre que ces 9, le mieux classé par un jury de professionnels lors de la première demi-finale
- les 9 pays ayant reçu le plus de points par télé-vote lors de la deuxième demi-finale (sur 19 participants en 2008)
- le pays, autre que ces 9, le mieux classé par un jury de professionnels lors de la deuxième demi-finale
- le « Big 4 »
- le pays organisateur, gagnant de l'année précédente
Soit 25 pays au total.
Réapparition des jurys [modifier]
En 2009, afin d'atténuer les votes des diasporas pour leurs propres pays, les jurys nationaux sont réintroduits lors de la finale. Désormais, les points donnés par chaque pays lors de la finale sont le résultat d'un calcul où les votes du public comptent autant que les votes d'un jury composé de 5 professionnels ou personnalités du monde de la musique.
En 2010, jugé satisfaisant l'année précédente lors de la finale, ce système est étendu aux demi-finales. À l'issue des demi-finales, sont désormais qualifiés pour la finale :
- les 10 pays ayant reçu le plus de points par télé-vote (50 %) et par les jurys (50 %) lors de la première demi-finale ;
- les 10 pays ayant reçu le plus de points par télé-vote (50 %) et par les jurys (50 %) lors de la deuxième demi-finale ;
- le « Big 5 » ;
- le pays organisateur, gagnant de l'édition précédente.
Soit 26 pays au total.
Le groupe des « 5 grands » [modifier]
Depuis 2000, la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni sont automatiquement qualifiés pour la grande finale, quels que soient leurs résultats des années précédentes[2]. Ils ont obtenu ce statut spécial grâce à leur importante contribution financière à l'UER, sans quoi la production du concours ne serait pas possible. Et étant donné que leur statut est intouchable, ces pays ont formé le groupe appelé Les 4 grands [contributeurs])[3]. L'Allemagne devint le premier pays des « 4 grands » à remporter une édition du concours, depuis l'introduction du groupe en 2000, avec la victoire de Lena Meyer-Landrut au Concours Eurovision de la chanson 2010.
Grâce au retour de l'Italie lors de l'édition 2011[4], le pays, troisième contributeur à l'UER, s'ajoute aux « quatre grands » (« Big 4 » pour les anglophones), formant ainsi les « cinq grands » (« Big 5 »). Le nombre de participants en finale est donc de 25 si un membre des cinq grands a gagné l'année précédente (comme en 2011 après la victoire de l'Allemagne) et de 26 dans le cas contraire (comme en 2012, le pays organisateur s'ajoutant aux « cinq grands »).
Nombre et qualification des interprètes [modifier]
Le règlement actuel prévoit que chaque pays ne peut avoir plus de 6 interprètes sur scène et que ceux-ci doivent être âgés de 16 ans au moins à la date de la demi-finale du Concours.
Aujourd'hui, il n'y a plus de restrictions concernant la langue de la chanson. Aucune restriction sur la nationalité du ou des interprète(s) n'a jamais été définie par le règlement international : ainsi, l’Australienne Olivia Newton-John a représenté le Royaume-Uni en 1974 et la Canadienne Céline Dion la Suisse en 1988. De même, Johnny Logan, qui représentait l’Irlande en 1980 et qui remporta le concours, était Australien. Autres exemples significatifs, la Française France Gall a représenté le Luxembourg en 1965 et a gagné le concours, la Canadienne Natasha St-Pier a représenté la France en 2001, et la Française Séverine a représenté la principauté de Monaco au concours de 1971, qu'elle gagna.
Liste des gagnants depuis 1956 [modifier]
Par année [modifier]
Notes :
- (A) En 1969, il y eut 4 vainqueurs ex æquo étant donné qu’il n’y avait pas de règle en cas d’égalité ; un tirage au sort désigna les Pays-Bas comme organisateur de l’édition de 1970.
- (B) La chanson gagnante de 1975, Ding-Dinge-Dong, du groupe Teach-In, porte plusieurs titres différents selon les 45 tours : Dinge-Dong en France, Ding-a-Dong au Royaume-Uni.
- (C) En 1991, à la fin du vote, la France et la Suède étaient premiers à égalité avec 146 points ; pour départager les ex æquo, on devait compter le nombre de notes à douze points et le nombre de notes à dix points (les deux notes maximales) que les autres pays leur avaient attribués ; la France et la Suède avaient reçu un nombre égal de notes de douze points, en revanche la Suède avait 5 fois la note de dix points contre 2 fois pour la France : la Suède fut donc proclamée vainqueur.
Actuellement la règle pour départager un éventuel ex æquo à la première place est le nombre de notes reçues par les pays concernés (que ce soit un ou douze). Si à l'issue de ce compte il reste toujours deux pays ou plus ex æquo on recherchera le nombre de 12 points reçus par chacun d’eux, puis le nombre de dix points, huit, sept, et ainsi de suite jusqu'à un. Si au terme de cette procédure un ex æquo subsiste, alors tous les pays concernés seront déclarés vainqueurs.
Statistiques [modifier]
Nombre de victoires par pays [modifier]
| Victoires | Pays | Années |
|---|---|---|
| 7 | 1970, 1980, 1987, 1992, 1993, 1994, 1996 | |
| 5 | 1958, 1960, 1962, 1969, 1977 | |
| 1961, 1965, 1972, 1973, 1983 | ||
| 1967, 1969, 1976, 1981, 1997 | ||
| 1974, 1984, 1991, 1999, 2012 | ||
| 4 | 1957, 1959, 1969, 1975 | |
| 3 | 1978, 1979, 1998 | |
| 1985, 1995, 2009 | ||
| 1963, 2000, 2013 | ||
| 2 | 1968, 1969 | |
| 1956, 1988 | ||
| 1964, 1990 | ||
| 1982 (RFA), 2010 | ||
| 1 | 1966 | |
| 1971 | ||
| 1986 | ||
| 1989 | ||
| 2001 | ||
| 2002 | ||
| 2003 | ||
| 2004 | ||
| 2005 | ||
| 2006 | ||
| 2007 | ||
| 2008 | ||
| 2011 |
Nombre de victoires par langue utilisée dans les chansons [modifier]
| Victoires | Langues | Années | Pays |
|---|---|---|---|
| 27 | anglais | 1967, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1980, 1981, 1987, 1992, 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2006, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 | Royaume-Uni, Irlande, Suède, Pays-Bas, Danemark, Estonie, Lettonie, Turquie, Grèce, Finlande, Russie, Norvège, Allemagne, Azerbaïdjan |
| 14 | français | 1956, 1958, 1960, 1961, 1962, 1965, 1969, 1971, 1972, 1973, 1977, 1983, 1986, 1988 | Suisse, France, Luxembourg, Monaco, Belgique |
| 3 | néerlandais | 1957, 1959, 1969 | Pays-Bas |
| hébreu | 1978, 1979, 1998 | Israël | |
| 2 | allemand | 1966, 1982 | Autriche, Allemagne |
| norvégien | 1985, 1995 | Norvège | |
| suédois | 1984, 1991 | Suède | |
| italien | 1964, 1990 | Italie | |
| espagnol | 1968, 1969 | Espagne | |
| 1 | danois | 1963 | Danemark |
| serbo-croate | 1989 | Yougoslavie | |
| ukrainien (en partie en anglais) | 2004 | Ukraine | |
| serbe | 2007 | Serbie |
Pourcentage de points lors des victoires [modifier]
| Année | Gagnant | Points (A) | Pourcentage |
|---|---|---|---|
| 1956 | Lys Assia | (B) | - |
| 1957 | Corry Brokken | 31/90 | 34,44 % |
| 1958 | André Claveau | 27/90 | 30 % |
| 1959 | Teddy Scholten | 21/100 | 21 % |
| 1960 | Jacqueline Boyer | 32/120 | 26,67 % |
| 1961 | Jean-Claude Pascal | 31/150 | 20,67 % |
| 1962 | Isabelle Aubret | 26/45 | 57,78 % |
| 1963 | Grethe & Jørgen Ingmann | 42/75 | 56 % |
| 1964 | Gigliola Cinquetti | 49/135 (C) | 36,30 % |
| 1965 | France Gall | 32/153 (C) | 20,92 % |
| 1966 | Udo Jürgens | 31/153 (C) | 20,27 % |
| 1967 | Sandie Shaw | 47/160 | 29,38 % |
| 1968 | Massiel | 29/160 | 18,13 % |
| 1969 | Lenny Kuhr | 18/150 | 12 % |
| 1970 | Dana | 32/110 | 29,09 % |
| 1971 | Séverine | 128/170 | 75,29 % |
| 1972 | Vicky Leandros | 128/170 | 75,29 % |
| 1973 | Anne-Marie David | 129/160 | 80,63 % |
| 1974 | ABBA | 24/80 | 30,00 % |
| 1975 | Teach-In | 152/216 | 70,37 % |
| 1976 | Brotherhood of Man | 164/204 | 80,39 % |
| 1977 | Marie Myriam | 136/204 | 66,67 % |
| 1978 | Izhar Cohen Alphabeta |
157/228 | 68,86 % |
| 1979 | Gali Atari Milk and Honey |
125/216 | 57,87 % |
| 1980 | Johnny Logan | 143/216 | 66,20 % |
| 1981 | Bucks Fizz | 136/228 | 59,65 % |
| 1982 | Nicole | 161/204 | 78,92 % |
| 1983 | Corinne Hermès | 142/228 | 62,28 % |
| 1984 | Herreys | 145/216 | 67,13 % |
| 1985 | Bobbysocks | 123/216 | 56,94 % |
| 1986 | Sandra Kim | 176/228 | 77,19 % |
| 1987 | Johnny Logan | 172/252 | 68,25 % |
| 1988 | Céline Dion | 137/240 | 57,08 % |
| 1989 | Riva | 137/252 | 54,37 % |
| 1990 | Toto Cutugno | 149/252 | 59,13 % |
| 1991 | Carola | 146/252 | 57,94 % |
| 1992 | Linda Martin | 155/264 | 58,71 % |
| 1993 | Niamh Kavanagh | 187/288 | 64,93 % |
| 1994 | Paul Harrington, Charlie McGettigan |
226/288 | 78,47 % |
| 1995 | Secret Garden | 148/264 | 56,06 % |
| 1996 | Eimear Quinn | 162/264 | 61,36 % |
| 1997 | Katrina and the Waves | 227/288 | 78,82 % |
| 1998 | Dana International | 172/288 | 59,72 % |
| 1999 | Charlotte Nilsson | 163/264 | 61,74 % |
| 2000 | Olsen Brothers | 195/276 | 70,65 % |
| 2001 | Tanel Padar, Dave Benton, 2XL |
198/264 | 75 % |
| 2002 | Marie N | 176/276 | 63,77 % |
| 2003 | Sertab Erener | 167/300 | 55,67 % |
| 2004 | Ruslana Lyjytchko | 280/420 | 66,67 % |
| 2005 | Élena Paparízou | 230/456 | 50,44 % |
| 2006 | Lordi | 292/432 | 67,59 % |
| 2007 | Marija Šerifović | 268/492 | 54,47 % |
| 2008 | Dima Bilan | 272/504 | 53,97 % |
| 2009 | Alexander Rybak | 387/492 | 78,66 % |
| 2010 | Lena Meyer-Landrut | 246/456 | 53,95 % |
| 2011 | Ell & Nikki | 221/504 | 43,85 % |
| 2012 | Loreen | 372/492 | 75,61 % |
| 2013 | Emmelie de Forest | 281/468 | 60,04% |
Notes :
- (A) Le rapport est le nombre de points obtenus sur le nombre de points maximal que le vainqueur peut obtenir. On retranche ainsi les points donnés par son propre pays.
- (B) La Suisse est déclarée vainqueur. Le détail du classement n'est pas communiqué.
- (C) De 1964 à 1966, 9 points peuvent être attribués à un pays par un jury national si tous les membres de celui-ci votent pour la même chanson (au lieu de 5, 3 et 1 points aux trois chansons préférées).
Actes notables et incidents [modifier]
- 1964
- À Copenhague, après le passage de la chanson française et durant la présentation de la chanson suivante, un individu perturbe le concours en manifestant contre la participation du Portugal au concours. Le service d'ordre est immédiatement intervenu pour ramener le calme et permettre de reprendre le déroulement normal de la cérémonie.
- 1967
- Cafouillage dans le tableau pour le comptage des points (problème informatique).
- On a failli oublier de demander au jury irlandais de donner ses points.
- 1969
- Pour la 1re fois dans l'histoire du concours 4 pays (Royaume-Uni, France, Espagne et Pays-Bas) sont déclarés vainqueurs ex-æquo. L'année suivante, le concours se déroule aux Pays-Bas (ville attribuée par tirage au sort).
- 1974
- La France n'a pas participé à cette édition (qui vit la consécration d'ABBA avec leur tube Waterloo) en raison du deuil national et des obsèques du Président de la République Georges Pompidou ayant lieu le même jour que le Concours.
- C'est la chanteuse Dani qui devait représenter la France avec le titre La Vie à 25 ans. N'ayant pu participer au Concours 1974, Dani devait participer au concours en 1975 avec la chanson Comme un boomerang, écrite par Serge Gainsbourg, mais on le lui refuse : certaines phrases de la chanson étant jugées choquantes pour l'époque. Dani n'a donc jamais chanté à l'Eurovision. En 2002, Dani réenregistre ce titre qu'elle chante en duo avec Étienne Daho, et le commercialise. Elle connaîtra un franc succès.
- 1977
- À Londres (Royaume-Uni), après l'annonce de sa victoire, Marie Myriam doit se diriger vers la scène pour la présentation du prix, mais tarde à venir. En quittant la green room, Marie se retrouve face à un cadreur de la BBC qui a chuté et bloque le passage. Marie Myriam se voit dans l'obligation d'aider l'homme à se relever afin de pouvoir passer.
- 1982
- La France ne participe pas au Concours, ce qui provoque un tollé. La nouvelle direction de TF1, dont notamment Pierre Bouteiller, ne souhaitait pas participer à ce concours qu'elle n'appréciait pas et qui lui semblait trop coûteux. Antenne 2 dut reprendre la participation de la France et la diffusion du Concours l'année suivante.
- 1985
- À Göteborg (Suède), la présentatrice Lill Lindfors revient sur scène pour l'annonce des votes, après l'intermède et perd sa robe en plein direct. Coutumière du fait, il s'agissait d'un gag qui n'aurait pas été apprécié par les responsables du Concours.
- 1986
- À Bergen (Norvège), Sandra Kim a gagné pour la Belgique avec la chanson "J'aime la vie", ce qui a provoqué une légère polémique due à l'âge de l'intéressée. En effet, dans la chanson, elle dit qu'elle « a quinze ans », alors qu'elle n'était âgée que de treize ans et demi. Apprenant son véritable âge, la Suisse, qui avait fini deuxième, a envoyé à l'Union Européenne de Radio-Télévision une lettre réclamant la disqualification de la Belgique, arguant de l'âge de la chanteuse belgo-italienne.
- 1990
- En direct de Zagreb, l'Espagne passe en 1re position, représentée par le groupe Azúcar Moreno qui chante Bandido. Les deux chanteuses (qui sont sœurs) et les musiciens sont sur la scène. La bande-son démarre, mais les sœurs Moreno n'ont pas de retour et ne chantent pas. Stupéfaites, elles retournent en coulisses chercher des explications, tandis que la musique continue et le reste du groupe tente de faire bonne figure en mimant du playback. Quelques instants plus tard, les chanteuses reviennent et entament normalement leur performance. Elles se classeront 5e sur 22.
- Dès le début de la cérémonie, le commentateur français (pour Antenne 2) Richard Adaridi annonce qu'il a un mauvais retour et que le son n'est pas très bon.
- La RAI (chaîne nationale de télévision italienne) qui retransmettait le concours a "oublié" de rassembler un jury national pour l'Italie. La JRT (télévision yougoslave) qui organisait cette année-là a constitué avec l'accord de l'UER un "faux" jury italien avec des yougoslaves dans un studio voisin. Lors de l'appel du présentateur yougoslave pour l'annonce des "pseudo" points italiens, le faux speaker italien s'est présenté comme "jury espagnol siégeant à Madrid" ce qui créa un grand désordre.
- 1991
- À Rome (Italie), la France et la Suède arrivent à égalité, s'ensuit un énorme cafouillage pour désigner le vainqueur, tout le monde se met à faire le décompte des points et Léon Zitrone (le commentateur français pour Antenne 2) est exaspéré. ** La Suède est désignée vainqueur, il ne peut plus y avoir de vainqueurs ex-æquo, depuis l'égalité entre 4 gagnants en 1969. Le Grand Prix est attribué à la chanson ayant obtenu le plus souvent le nombre de points maximum (12 points). Si la chanson gagnante ne peut être déterminée à l'aide de cette procédure, l'élément décisif sera alors le nombre de fois qu'elle aura remporté 10 points. Pour la France : cinq fois 12 points et deux fois 10 points. Pour la Suède : cinq fois 12 points et cinq fois 10 points.
- 1995
- Le groupe Secret Garden gagne pour la Norvège avec la chanson Nocturne, certains pays s'offusquent de cette victoire, jugeant que la chanson comporte très peu de paroles. C'est effectivement la chanson qui comporte le moins de phrases de toute l'histoire de l'Eurovision.
- 1998
- L'Italie décide de ne plus participer au Concours Eurovision de la chanson. Elle consacre tout son intérêt au festival de San Remo. Il faut dire que l'intérêt du public italien pour le concours Eurovision a connu de sérieuses défaillances dès la fin des années 1960. L'Italie est le seul pays d'Europe où aucune chanson gagnante n'a été un succès commercial dans l'histoire de l'Eurovision si l'on met à part "Non ho l'eta" interprétée par Gigliola Cinquetti en 1964. Mais son succès était lié à sa victoire au festival de San Remo quelques semaines plus tôt. L'Italie dès le début des années 1980 participait à l'Eurovision par "soutien européen" mais dans les années 1990, le retransmettait en différé à minuit.
- 1999
- À Jérusalem (Israël), lors de la remise de la récompense à la gagnante Charlotte Nilsson, Dana International gagnante en 1998, se prend le pied dans le bas de sa robe et chute sur scène alors qu'elle portait le trophée pour le remettre à l'auteur de la chanson. C'est l'auteur qui aidera Dana à se relever. Elle quittera la scène en riant.
- 2003
- Les chanteuses du groupe t.A.T.u. décident de se marier si elles gagnent le concours ; elles se classeront 3e.
- 2005
- À Kiev en Ukraine, c'est le président de l'Ukraine Viktor Iouchtchenko (président de 2004 à 2010) qui a remis en personne le trophée à la gagnante Élena Paparízou (gagnante pour la Grèce). C'est la première fois dans l'histoire du concours qu'un chef d'État remet le trophée au vainqueur.
- 2006
- Des religieux grecs (le concours se tenant à Athènes) ont essayé de faire pression sur le comité organisateur en le menaçant de représailles dans le but de faire interdire la venue du groupe finlandais Lordi, qu'ils considéraient comme des envoyés de Satan. La menace n'a pas abouti. Mais la victoire de Lordi a d'ailleurs été considérée par ces religieux comme nulle et non avenue. La presse suédoise considéra que cette victoire était « une décadence satanique ; la victoire du mauvais goût et de la laideur », s'est empressé de considérer la chanteuse suédoise Carola, qui n'est pourtant arrivée que cinquième. Michel Drucker, refusant de reconnaître la victoire de Lordi, déclara qu'à ses yeux c'était le chanteur russe Dima Bilan, 2e, qui était le véritable vainqueur. Ironie du sort, ce dernier revint pour l'édition 2008 et gagna, cette fois réellement, sans que Drucker n'ait pu en être témoin puisque depuis la victoire de Lordi, il ne veut plus entendre parler d'Eurovision. Le groupe avait même sorti quelques années plus tôt une chanson nommée Devil Is a Loser ("Le diable est un perdant"), dans laquelle ils affirment qu'ils n'ont aucune affiliation avec Satan ou tout autre culte.
En mai 2008, un documentaire présenté par TVE (la télévision espagnole), affirme que les votes et le résultat final du Concours Eurovision de la chanson 1968 ont été truqués (1re : Massiel avec La la la, 2e : Cliff Richard avec Congratulations avec une différence d'un point). Cliff Richard, qui n'a jamais supporté cette 2e place, réclame maintenant sa victoire.
- 2009
- La cérémonie démarre par l'arrivée du gagnant de l'année précédente, Dima Bilan, qui interprète sa chanson. Il arrive suspendu à un fil et lorsqu'il retire sa veste, celle-ci reste coincée.
- 2010
- Durant la finale à Oslo, la prestation du concurrent espagnol Daniel Diges est perturbée par un intrus nommé Jimmy Jump qui se glisse sur scène, parodiant le chanteur et les danseurs, avant d'être emmené par la sécurité. Diges a pu rechanter sa chanson après que tous les autres candidats furent passés sur scène (le dernier passé en 25e position étant le Danemark). C'est la deuxième fois depuis 1964, qu'un artiste est perturbé par un intrus lors de sa prestation.
- 2011
- L'Italie qui n'avait plus participé depuis 1998 revient dans le Concours et finit 2e avec 189 points.
- Tim Schou, le chanteur du groupe A Friend In London, a dit sous les yeux des téléspectateurs européens I want to fuck you!. Il s'est plus tard excusé de son dérapage.
- Amaury Vassili, représentant français en 2011 avec Sognu, était aussi au centre d'une polémique. Dans une interview du journal Le Parisien, le jeune ténor a commis un dérapage concernant le jury français, ainsi que l'Azerbaïdjan, le pays vainqueur de 2011. Le lendemain, Amaury Vassili s'est excusé via Facebook de son « pétage de plombs ».
En mars 2012, la télévision publique arménienne a officiellement informé l'Union européenne de radio-télévision (UER) de son retrait du Concours Eurovision de la chanson 2012 en raison des menaces proférées par le président azerbaïdjanais à l'encontre de toute personne arménienne de nationalité ou d'origine. Il est à noter que les tensions entre les deux pays sont vives en raison de l'occupation, jugée illégale notamment par l'ONU de 20% du territoire azéri par les forces arméniennes (conflit du Haut-Karabagh). Par conséquent, seuls 42 pays, au lieu des 43 initialement prévus, ont été représentés à Bakou. Dans chaque demi-finale, 18 pays étaient représentés, alors que la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Azerbaïdjan, pays d'accueil, étaient automatiquement qualifiés pour la finale.
- 2012
- En demi-finale, durant le passage du groupe Mandinga représentant la Roumanie, les oreillettes de la chanteuse Elena Ionescu se sont abîmées. La chanson a donc été chanté partiellement faux. Mais, malgré cet incident, la chanson a fini 3e, se qualifiant pour la finale, où elle finit 12e.
- Durant la grande finale, un attentat a été déjoué. Il visait entre autres le président Ilham Aliyev. L'information n'a pas été communiquée durant la finale pour ne pas créer un élan de panique[5].
- 2013
- Avant le vote, le superviseur Jon Ola Sand dit à la présentatrice Petra Mede qu'il a besoin de quelques minutes supplémentaires pour la vérification des résultats. Problème informatique concernant le tableau des points (points de 1 à 7 qui ne s'affichent pas lors de l'annonce d'un porte-parole, vitesse accélérée des points et 12 points attribués avant l'annonce du porte-parole, etc.). À 0h21, le Danemark est officiellement proclamé vainqueur, chose qui mathématiquement vraie mais annnoncée alors que le vote de trois pays reste encore à connaître. Alors que la gagnante Emmelie de Forest commence à sortir de la green room, l'annonce du vote des 3 pays restant reprend. La chanson reprise par la gagnante Emmelie de Forest, à la fin du show, a été coupée quelques secondes avant la fin par l'envoi du Te Deum et logo du concours.
Chanteurs ayant participé au concours par pays [modifier]
Albanie • Allemagne • Andorre • Arménie • Autriche • Azerbaïdjan • Belgique • Biélorussie • Bosnie-Herzégovine • Bulgarie • Chypre • Croatie • Danemark • Espagne • Estonie • Finlande • France • Géorgie • Grèce • Hongrie • Irlande • Islande • Israël • Italie • Lettonie • Liban • Lituanie • Luxembourg • Macédoine • Malte • Maroc • Moldavie • Monaco • Monténégro • Norvège • Pays-Bas • Pologne • Portugal • République tchèque • Roumanie • Royaume-Uni • Russie • Saint-Marin • Serbie • Serbie-et-Monténégro • Slovaquie • Slovénie • Suède • Suisse • Turquie • Ukraine • Yougoslavie
Artistes ayant concouru au moins deux fois à l'Eurovision (en qualité d'artiste interprète) [modifier]
4 fois [modifier]
Fud Leclerc (Belgique 1956, 1958, 1960, 1962)
Peter, Sue et Marc (Suisse 1971, 1976, 1979 avec Pfuri, Gorps et Kniri, 1981)
Elisabeth Andreassen (Suède 1982 avec Chips, Norvège 1985 duo Bobbysocks vainqueur, 1994, 1996)
3 fois [modifier]
Lys Assia (Suisse 1956 vainqueur, 1957, 1958)
Corry Brokken (Pays-Bas 1956, 1957 vainqueur, 1958)
Domenico Modugno (Italie 1958, 1959, 1966)
Udo Jürgens (Autriche 1964, 1965, 1966 vainqueur)
Kirsti Sparboe (Norvège 1965, 1967, 1969)
Romuald (Monaco 1964, 1974, Luxembourg 1969)
Katja Ebstein (Allemagne 1970, 1971, 1980)
,
Stella Maessen (Pays-Bas 1970 dans le groupe Hearts of Soul, Belgique 1977 dans le groupe Dream Express, 1982)
Anita Skorgan (Norvège 1977, 1979, 1982 avec Jahn Teigen)
Hot Eyes (Danemark 1984, 1985, 1988)
Hanne Krogh (Norvège 1971, 1985 duo Bobbysocks vainqueur, 1991 avec Just 4 Fun)
Wind (Allemagne 1985, 1987, 1992)
Constantinos Christoforou (Chypre 1996, 2002 avec le groupe ONE, 2005)
,
Ánna Víssi (Grèce 1980 avec le groupe The Epikouri, Chypre 1982, Grèce 2006)
Carola (Suède 1983, 1991 vainqueur, 2006)
,
Eiríkur Hauksson (Islande 1986 avec le groupe Icy, Norvège 1991 avec le groupe Just 4 Fun, Islande 2007)
Evridiki (Chypre 1992, 1994, 2007)
Chiara (Malte 1998, 2005, 2009)
2 fois [modifier]
Nora Brockstedt (Norvège 1960, 1961)
François Deguelt (Monaco 1960, 1962)
Ronnie Caroll (Royaume-Uni 1962, 1963)
Conchita Bautista (Espagne 1961, 1965)
Raphael (Espagne 1966, 1967)
Isabelle Aubret (France 1962 vainqueur, 1968)
Simone de Oliveira (Portugal 1965, 1969)
Vicky Leandros (Luxembourg 1967 sous le nom de Vicky, 1972 vainqueur)'
Carlos Mendes (Portugal 1968, 1972)
Cliff Richard (Royaume-Uni 1968, 1973)
Massimo Ranieri (Italie 1971, 1973)
Gigliola Cinquetti (Italie 1964 vainqueur, 1974)
Fredi (Finlande 1967, 1976 avec Fredi and friends)
Ilanit (Israël 1973, 1977)
,
Bianca Maessen and Patricia Maessen (Pays-Bas 1970 dans le groupe Hearts of Soul, Belgique 1977 dans le groupe Dream Express)
Jean Vallée (Belgique 1970, 1978)
,
Anne-Marie David (Luxembourg 1973 vainqueur, France 1979)
Jean-Claude Pascal (Luxembourg 1961 vainqueur, 1981)
Guy Bonnet (France 1970, 1983)
Mary Roos (Allemagne 1972, 1984)
Al Bano et Romina Power (Italie 1976, 1985)
Izhar Cohen (Israël 1978 vainqueur avec Alphabeta, 1985)
Johnny Logan (Irlande 1980 vainqueur, 1987 vainqueur)
Tommy Körberg (Suède 1969, 1988)
MFÖ (Turquie 1985, 1988)
Dora (Portugal 1986, 1988)
Boulevard (Finlande 1987, 1988)
Ketil Stokkan (Norvège 1986, 1990)
Linda Martin (Irlande 1984, 1992 vainqueur)
Mariana Efstratiou (Grèce 1989, 1996)
Alma Čardžić (Bosnie-Herzégovine 1994, 1997)
Maarja-Liis Ilus (Estonie 1996, 1997)
Şebnem Paker (Turquie 1996, 1997)
,
Doris Dragović (Yougoslavie 1986, Croatie 1999)
Darja Švajger (Slovénie 1995, 1999)
Serafín Zubiri (Espagne 1992, 2000)
Roger Pontare (Suède 1994 en duo avec Marie Bergman, 2000)
Selma (Islande 1999, demi-finale 2005)
Élena Paparízou (Grèce 2001 dans le groupe Antique, 2005 vainqueur)
Fabrizio Faniello (Malte 2001, 2006)
Ich Troje (Pologne 2003, demi-finale 2006)
Edsilia Rombley (Pays-Bas 1998, demi-finale 2007)
Karolina Gotchéva (ARY Macédoine 2002, 2007)
Charlotte Perrelli (Suède 1999 vainqueur sous le nom Charlotte Nilsson, 2008)
Dima Bilan (Russie 2006, 2008 vainqueur)
Sákis Rouvás (Grèce 2004, 2009)
Niamh Kavanagh (Irlande 1993 vainqueur, 2010)
,
Feminnem (Bosnie-Herzégovine 2005, Croatie seulement en demi-finale 2010)
Dana International (Israël 1998 vainqueur, 2011 seulement en demi-finale)
Zdob și Zdub (Moldavie 2005, 2011)
Lena Meyer-Landrut (Allemagne 2010 vainqueur, 2011)
Dino Merlin (Bosnie-Herzégovine 1999, 2011)
Gunnar Ólafsson (Islande 2001 (membre de Two Tricky), 2011 (membre de Sigurjón's Friends))
Kaliopi (Macédoine 1996 (au tour préliminaire), 2012)
,
Željko Joksimović (Serbie-et-Monténégro 2004, Serbie 2012)
Jedward (Irlande 2011, 2012)
Jónsi (Islande 2004, 2012 (avec Gréta Salóme))
Elitsa Todorova & Stoyan Yankulov (Bulgarie 2007, 2013 seulement en demi-finale)
Valentina Monetta (Saint-Marin 2012, 2013, seulement en demi-finale)
- Anabel Conde, représentante de l'Espagne en tant qu'interprète en 1995 a été choriste de la représentante d'Andorre Marian Van de Val en 2005, éliminée en demi-finale.
- Hera Björk, choriste pour le groupe Euroband représentant l'Islande en 2008, a été représentante de l'Islande en qualité d'interprète au concours 2010.
Critiques [modifier]
Influence de la rivalité et des conflits israélo-arabes sur la diffusion [modifier]
En participant au Concours Eurovision de la chanson, chaque chaîne de télévision en compétition s'engage à retransmettre la manifestation dans son intégralité (demi-finale et finale). C'est pourquoi le Liban, en 2005, après avoir annoncé sa première participation, s'est retiré de la compétition. La chaîne de télévision libanaise qui devait retransmettre l’événement ne pouvait se soumettre au règlement car la loi libanaise interdit toute référence à l’État hébreu, puisque Israël n’est pas reconnu par le Liban. La chanson retenue était Quand tout s’enfuit, interprétée en français par Aline Lahoud.
Ce n’est pas la première fois que ce style d’incident arrive. En 1978, la télévision de Jordanie (JRTV) retransmet l’émission en direct, mais lors du passage de la chanson israélienne, la chaîne décide de diffuser une image de fleurs. Quand il y a eu la certitude de la victoire israélienne, la diffusion des votes fut interrompue pour diffuser un film américain. Le lendemain, la Belgique, représentée par Jean Vallée, qui avait terminé deuxième, fut annoncée comme gagnante par les services d’informations de Jordanie.
Style musical trop formaté pour l’Eurovision [modifier]
La majorité des chansons de l’Eurovision sont formatées et ne traduisent pas la réalité de la scène musicale.
Les candidats proposent souvent une musique « pop » assez consensuelle, ceci afin de plaire au plus grand nombre de téléspectateurs issus de cultures et de pays différents. Cette critique est toutefois à tempérer au regard de gagnants des dernières années, par exemple Dana International pour Israël en 1998, ou Lordi pour la Finlande en 2006. Un arrangement a été fait avec ces 2 derniers pour justement contrarier le principe, en vain.[réf. souhaitée]
Le problème de la langue [modifier]
La plupart des participants ne chantent pas dans leur langue maternelle (voir la colonne « langues » dans le tableau des participants). Pourtant si cette restriction a été levée, c’était à la demande majoritaire des nouveaux pays parlant souvent des langues nationales minoritaires, non représentées parmi les autres pays devant voter pour eux.
En France aussi, il peut y avoir des divergences : en 2008, le chanteur d'électro-pop Sébastien Tellier, choisi par France 3 pour représenter la France, provoque un scandale à cause de sa chanson Divine, dont les paroles sont en anglais. En définitive, il accepte de modifier le morceau en y plaçant une phrase en français, réduite à 13 mots. Il se classa 19e avec 47 points. Rappelons qu'au Concours 2001, Natasha St-Pier, qui représentait la France avec Je n'ai que mon âme, a chanté les 2/3 de sa chanson en français et la fin en anglais. Elle chante exclusivement cette version pour le concours. Elle se classa 4e. Au Concours 2004, Jonatan Cerrada a chanté À chaque pas en français et quelques mots en espagnol à la fin. Il se classa 15e. En 2007, les Fatals Picards, qui chantaient L'Amour à la française, ont fait du « franglais » : ils mélangeaient des paroles en français (en parodiant l'accent anglophone) et en anglais (souvent dans une même phrase). Le groupe se classa 22e. Des représentants français ont chanté dans des langues régionales : Dan Ar Braz et l'Héritage des celtes en breton en 1996, le chanteur Kali en créole en 1992, Patrick Fiori en corse (et en français) dans Mama Corsica en 1993, et Amaury Vassili en corse en 2011.
D'autres pays ont chanté dans une langue régionale dont l'Estonie en 2004 le groupe Neikõsõ chante Tii une chanson en võro un dialècte du sud de l'Estonie
Certains pays ont aussi présenté des chansons dans des langues imaginaires. Ce fut le cas de la Belgique, qui envoya le groupe Urban Trad avec Sanomi en 2003 (2e), le groupe Ishtar en 2008, éliminé en demi-finale et Treble en 2006 pour les Pays-Bas, une chanson avec de l'anglais et une langue imaginaire, mais ne sa qualifia pas pour la finale.
Votes de voisinages et alliances géographiques persistantes [modifier]
Les statistiques des votes montrent une forte tendance de certains pays votants à privilégier des pays limitrophes, géographiquement ou linguistiquement proches, plutôt que la qualité musicale intrinsèque des participants, ce qui crée un biais dans les résultats[6] [7] [8]. Les organisateurs tempèrent cette objection par le fait que, s'il existe des votes de voisinage, c'est que ces pays sont culturellement proches, et donc à même de voter pour des pays partageant les mêmes goûts.
On note l’influence assez certaine de la solidarité régionale, surtout parmi les anciens pays du « Bloc de l'Est ». Toutefois, cette solidarité pourrait être accentuée par le système de sélection pour la finale, qui privilégie les quatre grands pays (le Big 4), qui par ailleurs appartiennent à des cultures en forte concurrence.
Concrètement, on voit surtout des alliances entre les pays de l’Est, mais il en existe aussi au Sud (Espagne, Andorre, Portugal), au Nord (Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande)[réf. nécessaire], entre les pays anglo-saxons (Royaume-Uni et Irlande), et au Sud-Est (Grèce, Chypre, Macédoine et Albanie), tout comme il y en eut entre les francophones (France, Monaco, Belgique, Luxembourg, Suisse) et entre les germanophones (Allemagne, Autriche et Suisse). Toutefois, les alliances d'Europe de l'Ouest tendent à s'estomper, les votants de ces pays jouant davantage le jeu, vu l'ancrage culturel du concours dans leurs cultures, alors que les alliances du bloc de l'Est semblent persistantes.
Beaucoup de ces zones d’alliances influant sur le concours correspondent aux aires de proximité linguistiques ou historiques.
Neutralité des retransmissions télévisées [modifier]
La solidarité inter-régionale exprimée dans les votes ne s’exerce plus beaucoup entre les grands pays et participants historiques, malgré l'insistance souvent exprimée par les journalistes commentant l’évènement dans chaque pays. La neutralité des commentaires lors de la transmission de la finale est d’autant plus difficile à tenir que la retransmission montre les expressions de nationalisme des concurrents et de leurs partisans dans la salle (même si alors les opérations de votes sont normalement closes quand vient la longue phase de dépouillement) que les téléspectateurs retiennent fortement d’année en année.
Notes et références [modifier]
- (en) The story, sur Eurovision.tv. Consulté le 21 septembre 2010
- (en) Rules of the 44th Eurovision Song Contest, 1999 (Règles du 44ème Concours Eurovision de la Chanson), Union européenne de radio-télévision, 13 octobre 1998. Consulté le 18 juillet 2006
- http://www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/20090515/eurovision_contest_090516/20090516?hub=TopStories
- 43 nations on 2011 participants list!
- Un attentat déjoué pendant l'Eurovision ?, TF1, le 30 mai 2012.
- (en) UK entrant James Fox has blamed political voting for the final placings at this year's Eurovision., sur news.bbc.co.uk, 16/05/2004. Consulté le 3 juin 2010.
- (en) Daniel Fenn et al., « How does Europe Make Its Mind Up? Connections, cliques, and compatibility between countries in the Eurovision Song Contest », Physica A: Statistical Mechanics and its Applications, vol. 360, no 2, 2006, p. 576-598 [texte intégral]
- Jean-François Gleyze, « L’impact du voisinage géographique des pays dans l’attribution des votes au Concours Eurovision de la Chanson », Cybergeo : European Journal of Geography, no 515, 2011 [texte intégral]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Emmanuel Dufey, sous la direction de Michel Demeuldre, Le concours Eurovision de la chanson : reflet de la chanson de variétés des cinquante dernières années ou monument de la culture kitsch ?, mémoire de licence en journalisme, Université libre de Bruxelles (Belgique), 2001.
- Vincent Bayer, sous la direction de Jean Lohisse et Brigitte de Le Court, L'Eurovision dans son énonciation : analyse des dispositifs télévisuels du Concours Eurovision de la chanson de 1984 à 1991, et interprétations pragmatiques, mémoire de licence en communication sociale, Université catholique de Louvain (Belgique), 1991, 96 p. + annexes.
Articles connexes [modifier]
- Festivals ABU de la chanson - compétitions annuelles de compositions de chansons basée sur le format européen du Concours Eurovision de la chanson.
- OTI Festival - Ancien concours ibéro-americain basé sur l'Eurovision (1972-2000).
Liens externes [modifier]
- (en) Concours Eurovision de la Chanson
- (en) Chaîne officielle sur YouTube
- (fr) Site de la 1re radio francophone consacrée à l'Eurovision
- (fr) Site consacré au Concours Eurovision de la Chanson
- (fr) Site général consacré au Concours Eurovision de la Chanson et à l'Eurovision Junior